Édition du 27 juin 2017

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

12 jours d’action pour l’élimination des violences envers les femmes : Manifestation - Les femmes résistent à la militarisation et aux guerres d'agression !

samedi 26 novembre 2016

Date : 26 Novembre 2016 - 13h00

Organisé par : International Women’s Alliance/Femmes de diverses origines

En savoir d’avantage : Événement Facebook

MANIFESTONS LE SAMEDI, 26 NOVEMBRE : LES FEMMES RÉSISTENT À LA MILITARISATION, À L’OCCUPATION ET AUX GUERRES D’AGRESSION !

Journée internationale pour l’élimination de la violence faite aux femmes

Au moment où l’on s’approche du 25 novembre, la Journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes, on se rappelle que la pire forme de violence à grande échelle dont les femmes souffrent provient des guerres d’agression, du militarisme et de l’occupation.

Cette journée a été officiellement adoptée par l’ONU pour marquer l’assassinat des trois soeurs Mirabal en République-Dominicaine, où elles furent brutalement tuées pour leur opposition à la dictature de Trujillo en 1960. Ces femmes sont des symboles de la résistance populaire et féminine. Elles sont des héroïnes de notre mouvement international.

Aujourd’hui, la violence contre les femmes reste toujours un fléau dans notre société : violence domestique, violence systémique d’état et des politiques racistes anti-immigrants, violence de la pauvreté, du manque de services et des dures conditions de travail.

Tout cela se passe au Canada dans le contexte d’une société d’abondance, où les grandes corporations et les banques engrangent des profits vertigineux tout en payant peu ou pas d’impôts et où la revendication de $15 comme salaire minimum est considéré comme scandaleux. L’hypocrisie n’a pas changé sous le nouveau gouvernement Trudeau, qui crée enfin une Commission d’enquête sur l’assassinat et la disparition de centaines de femmes autochtones, tout en poussant de l’avant les pipelines pour l’extraction des ressources sur les terres autochtones qui détruiront leur vie et leur avenir.

Nous, les Femmes de diverses origines, ne pouvons oublier que le Canada est une puissance impérialiste engagée dans des efforts de guerre qui laissent des milliers de femmes du Moyen-Orient et ailleurs dans le monde à se creuser sous les décombres des villes laissées en ruine, fuyant les bombardements et les mortiers. Le Canada contribue à la militarisation de l’aide humanitaire en Haiti, vend l’équipement militaire aux régimes réactionnaires comme l’Arabie saoudite, et a participé à des interventions pour forcer le changement de régime au Honduras et ailleurs.

Ces agressions américaines et de l’OTAN, ainsi que leurs guerres par procuration en Asie de l’Ouest (Moyen-Orient) et en Afrique, ont causé une destruction massive. En même temps on utilise la soi-disant guerre au terrorisme pour réprimer les mouvements qui s’opposent au pillage des terres et des ressources et à la destruction de l’environnement. Toutes ces agressions touchent particulièrement les femmes et les enfants contribuant à la migration forcée de millions de personnes.

La violence sexuelle contre les femmes est devenue une stratégie militaire dans les guerres aujourd’hui. Le corps de la femme devient un trophée de guerre, utilisé pour torturer, intimider, punir et détruire la structure de la communauté. Au Congo, Ruanda, Sierra Leone, Bosnie-Herzegovine, Guatemala, Colombie, Haiti, une majorité de femmes ont subi une forme de violence sexuelle durant le conflit armé, commis en sa majorité par des militaires et paramilitaires. L’imposition de l’ordre par la force, la peur et l’abus, s’infligent selon des schémas patriarcaux de l’exercice de l’autorité.

Toutefois, au moment où les impérialistes font chauffer leurs moteurs de guerre pour contrôler le monde et ses ressources ils provoquent la résistance des femmes et des peuples du monde.

En Palestine, les femmes et la population résistent depuis plus de 68 ans à l’Apartheid sioniste de l’occupation israélienne, supporté militairement, économiquement et politiquement par l’impérialisme américain et son ardent allié le Canada. Cette politique reste inchangée sous le gouvernement Trudeau.

En Inde, un autre allié fidèle du Canada, l’impunité donnée aux militaires dans certaines parties du pays par la Loi sur le pouvoir des forces spéciales (AFSPA) est fortement contestée. Au Cachemire sous occupation militaire, les femmes confrontent courageusement les soldats même aux prix de leur vie. À Manipur, les femmes protestent depuis des années contre l’AFSPA et dénoncent les viols et les meurtres par les militaires qui ont été déployés dans leur région.

Nous avons vu les femmes de Saharoui se battre pour leur droits nationaux et la souveraineté économique sous l’occupation du Maroc, où le géant canadien Potash Corp exploite une des plus grandes réserves de roche de phosphate au monde.

Nous sommes solidaires avec les femmes kurdes qui prennent les armes au Rojava pour défendre leur terre et leur droit d’exister en tant que peuple. Nous sommes inspirées par les femmes autochtones aux Philippines qui se tiennent debout devant les paramilitaires et les troupes gouvernementales qui ouvrent le chemin aux minières étrangères et à d’autres projets extractivistes.

Nous nous joignons à elles pour résister à l’agression minière à l’étranger et chez nous.

Nous sommes solidaires avec la résistance au Pipeline Dakota Access par la tribu Sioux de Standing Rock et les membres de plus de 100 tribus de tout les États-unis et le Canada.

Nous honorons Berta Cáceres et la lutte du peuple Lenca au Honduras, qui lui a coûté la vie en mars de cette année.

Nous refusons d’être trompées en soutenant des changements de régimes par les États-Unis, qui se mêle dans les pays d’Amérique latine qu’elle considère comme son arrière-cour. Nous sommes solidaires avec le peuple et les femmes du Venezuela qui résistent à la pression de renverser leur Président ; et on se tient debout avec le peuple et les femmes de Cuba qui tiennent fermement à leurs principes alors que les É-U, hypocritement, rétablissent les relations diplomatiques, tout en maintenant le blocus économique criminel imposé depuis 60 ans à Cuba.

Alors que les tentatives de pourparlers de paix ont été manipulées, menant à une première défaite par les forces de l’opposition de droite en Colombie, la lutte pour la paix fait des progrès aux Philippines, où le mouvement révolutionnaire négocie avec le gouvernement en plaçant sur la table les exigences économiques, sociales et politiques du peuple, comme partie intégrante de l’ordre du jour. On ne discutera pas de désarmer les forces révolutionnaires sans aborder les racines de ce conflit armé vieux de 47 ans.

Les femmes de par le monde prennent leur place dans ces luttes, actions de protestations, grèves. Elles doivent surmonter les difficultés, même briser la tradition, afin de rejoindre les rangs du peuple. Nous n’avons pas le choix que défendre notre terre, nos emplois, la liberté, la véritable démocratie et la paix. La paix juste et durable qui est liée à la lutte pour la souveraineté nationale, la justice sociale et la liberté véritable.

Ainsi, nous, Femmes de diverses origines (FDO) partie de l’Alliance internationale des femmes (IWA), appelons nos groupes membres et allié-es de tous les secteurs, à une marche pour commémorer cette Journée internationale pour l’élimination de la violence faite aux femmes. Marchons toutes et tous ensemble pour éliminer la violence contre les femmes et souligner la nécessité de se battre pour la paix ici et dans le monde.

Femmes du monde, Unissons-nous !

Arrêter la violence faite aux femmes !

Non au militarisme, aux occupations et aux guerres d’agression !

Les femmes disent non à la guerre impérialiste !

Les femmes veulent la paix avec la justice !

Pas de sang pour le pétrole !

Pas de sang pour l’or !

Protéger la terre, nos droits, la liberté et la dignité !

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