Édition du 26 juin 2018

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

À la rentrée 2015, les enfants sans papiers sont toujours exclus de l’école publique au Québec. - Rassemblement pour dénoncer cette situation

mercredi 26 août 2015

Quand ? Mercredi 26 août à 11h du matin.
Où ? Devant les bureaux de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys situés au 1100 Côte-Vertu (à 7 minutes de marche de la station de métro Côte-Vertu).

À la veille de la rentrée scolaire, des Montréalais-e-s vont se rassembler devant la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys pour demander le droit à l’éducation gratuite pour toutes et tous au Québec. La loi sur l’instruction publique au Québec va certainement être modifiée dans les prochaines semaines et le Collectif Éducation sans frontières estime que cette refonte représente une opportunité cruciale dans la lutte pour la reconnaissance du droit à l’éducation pour tous, quel que soit le statut migratoire. La reconnaissance de ce droit ouvrirait les portes des écoles québécoises à plus d’un millier d’enfants contraints de rester à la maison parce que leurs parents sont sans-papiers, selon un estimé de la Protectrice du citoyen [1].

La Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) – la deuxième au Québec par son importance numérique – est un exemple criant de l’actualité des problèmes d’exclusion des enfants sans-papiers des écoles québécoises. « Bien que cette commission administre un territoire sur lequel des centaines de familles immigrantes résident, elle n’a adopté aucune politique claire pour favoriser l’accès à l’éducation dans les cas de familles sans statut » déplore Steve Baird du Collectif Education sans frontières. Il ajoute : « Ces derniers mois, nous avons recensé de nombreux problèmes dans cette commission : non-respect de la confidentialité, exigence de frais exorbitants (plus de 6000$ par enfant et par année), ignorance fréquente des mesures d’exemption, refus d’inscription… ».

Les organisateurs du rassemblement rappellent que ce problème continue de se poser, dans cette commission en particulier comme ailleurs dans la province. Le système tel qu’il est actuellement maintenu par les autorités produit de l’exclusion dans l’ensemble du Québec.

Au mépris des recommandations de la Protectrice du citoyen qui a rendu public un rapport sur le sujet, demandant des modifications majeures [2] et malgré la fait que le Parti Libéral du Québec lui-même a, lors de son conseil général en 2014, passé une « résolution visant l’intégration des enfants sans-papiers à la société québécoise » [3], les autorités nient l’importance du problème ou prennent des positions un peu vague, qui ne les engagent jamais.

« Les mesures prises en juin 2013 qui étaient censées régler le problème l’ont en réalité très peu changé. Il s’agit d’un pansement sur une jambe de bois. Combien de temps ces familles vont devoir attendre pour que le gouvernement prenne enfin les choses au sérieux ? Comment peuvent-ils justifier cette inaction inadmissible ? » se questionne Anne Buisson du Collectif Education sans frontières.

Contacts médias :

Pour plus d’informations :

*Collectif Education Sans Frontières
www.collectifeducation.org

*Solidarité sans frontières
www.solidarityacrossborders.org

Références :

1. La protectrice du citoyen s’inquiète du manque de suivi de l’école à la maison. La Presse Canadienne. 28 avril 2015.
2. Accès à l’éducation publique pour les enfants en situation d’immigration précaire. Rapport du Protecteur du citoyen. Québec, le 7 novembre 2014.
3. Cahier du Participant, Conseil Général 2014, Parti Libéral du Québec, octobre 2014, page 23.

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