Édition du 25 septembre 2018

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BOISÉ RIMBAUD-FLAUBERT : LA MOBILISATION CITOYENNE SE POURSUIT

lundi 16 juin 2014

Saint-Jean-sur-Richelieu, le jeudi 12 juin 2014

BOISÉ RIMBAUD-FLAUBERT : LA MOBILISATION CITOYENNE SE POURSUIT

L’un des rares espaces verts parmi l’infime tranche de 5 % qui reste à Saint-Jean-sur-Richelieu est en voie de disparition.

En effet, la Ville s’apprête, en deux phases, à procéder au développement de cet espace naturel, qui abrite pas moins de quatre écosystèmes, dont notamment l’un des quelques milieux humides qui subsistent sur le territoire. On y trouve aussi des espèces menacées et une variété d’oiseaux, parmi lesquels certains sont migrateurs. Ironiquement, beaucoup de cette faune venait tout juste d’y migrer (ainsi que sur les terrains et dans les jardins du voisinage) à la suite de la destruction des boisés à proximité (entre autres, Douglas et une partie de des Colibris).

Le projet de développement initial, qui avait été annoncé en 2010, prévoyait que 25 % du boisé fasse l’objet d’un développement domiciliaire. Or, ce à quoi s’opposent les résidents du quartier et de partout ailleurs dans Saint-Jean-sur-Richelieu, est que l’étendue du développement a été récemment portée à 75 % à leur insu. Qu’est-ce qui a motivé la Ville à changer de cap si discrètement et soudainement ?

Sur le plan environnemental, la municipalité accuse déjà un retard, avec seulement 1,3 % de ses milieux humides protégés. Pourtant, une nouvelle loi provinciale (M1114), exigeant la protection d’une part de 17 % de ces milieux, entrera en vigueur dès mai 2015. Comment la Ville parviendra-t-elle à s’y conformer en perpétuant une approche réactive et à court terme, comme celle qui guide son urbanisme depuis des années ?

En outre, à l’appui de la protection du boisé Rimbaud-Flaubert, il serait judicieux et logique de remettre en question le bien-fondé d’une explosion de population dans ce quartier, puisque les deux écoles primaires qui le desservent sont déjà surpeuplées et que des transferts à répétition de l’une à l’autre sont nécessaires chaque année pour accueillir tous les élèves. Cette surcharge sur les ressources scolaires, qui persiste depuis de nombreuses années, sera amplifiée par de nouveaux arrivants. Sans compter que leur afflux exercera une pression supplémentaire sur des infrastructures, des aqueducs, des égouts et une usine d’épuration qui ont déjà peine à suffire à la tâche.

Il est également important de souligner que, bien que des études préliminaires et de caractérisation du boisé concerné aient été effectuées, celles-ci l’ont été à un moment de l’année ne permettant pas de procéder à un recensement exact et complet de sa faune et de sa flore, et ont conduit nos élus à opter pour la protection d’espaces « à valeur écologique plus grande ». Puisque la « valeur » est un concept à la fois qualitatif, quantitatif et fondé sur les perceptions, soulignons qu’aux yeux des résidents des environs, la valeur de cette parcelle de nature est inestimable, tant du point de vue de la santé, que sur les plans écologique et humain.

Pendant sa campagne électorale, notre maire nous a promis un vent nouveau, à l’écoute des citoyens. Pourtant, il a décliné notre invitation à découvrir les facettes cachées de ce boisé, le 7 juin dernier.

Les réponses aux questions posées au conseil municipal du 2 juin dernier indiquent que les instances municipales sont davantage intéressées par les quelque 350 000$ susceptibles de provenir de 116 comptes de taxes domiciliaires supplémentaires (ce qui, sur un budget de 145 millions est minime), que par un projet d’avenir qui ferait de Saint-Jean-sur-Richelieu une ville dont l’esthétique, la vision d’ensemble à long terme et la volonté d’assurer le bien-être de ses citoyens, la rendraient autrement plus apte à attirer des entreprises et de nouveaux résidents (à bien d’autres emplacements non boisés disponibles) et, par conséquent, beaucoup, beaucoup plus d’argent.

Le 16 juin prochain, il est crucial que les résidents de Saint-Jean-sur-Richelieu soient nombreux à se présenter au conseil municipal pour appuyer cette cause, puisque c’est notre qualité de vie à tous et celle des prochaines générations qui dépendent de la préservation des espaces boisés.

Dans l’intérim, toute la population est invitée à signer la pétition en ligne en grand nombre, au http://www.petitions24.net/sauvons_le_boise_rimbaud_flaubert, et à se joindre au groupe
Sauvons le boisé Rimbaud-Flaubert sur Facebook, au https://www.facebook.com/groups/sauvonsboiserimbaudflaubert/.

OÙ : Hôtel de Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu.
188, rue Jacques-Cartier Nord, Saint-Jean-sur-Richelieu, J3B 6T2.

QUAND : Le conseil débute à 19 h 30.
Intervenants citoyens sur place et disponibles pour entrevues dès 19 h.

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Mots-clés : Québec

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