Édition du 17 octobre 2017

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Hommage à Henri Gagnon, un important leader ouvrier, le 29 oct. prochain, à Montréal

mardi 29 octobre 2013

www.pcq.qc.ca - Parti communiste du Québec (PCQ)
Dernière mise à jour : 29 juillet 2013 <%20 ?subject=Une suggestion en provenance du site du PCQ...&body=Ce document vous a été suggeré. Cette page contient des informations sur un hommage pour Henri Gagnon qui aura lieu le 23 octobre 2013, à Montréal . Le raccourci est :
http://www.pqc.qc.ca/Dossiers/MoyenOrient/Egypte/EgypteIndex.htm .">

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À l’occasion du 100e anniversaire d’Henri Gagnon, le PCQ et le journal Unité
Ouvrière, en collaboration avec le Syndicat des cols bleus de Montréal (section locale 301 du SCFP, affiliée à la FTQ), organiseront un hommage à ce leader ouvrier méconnu, mais à qui nous devons beaucoup.

Un très important leader ouvrier

(http://www.pcq.qc.ca/Dossiers/PCQ/Activites/AutresActivites/23Octobre2013/Affiche1946.jpg"
target=_blank>un des dirigeants les plus importants du Parti communiste. Pendant des années, ils s’est occupé de ceux et de celles dont personne ne voulait s’occuper, sauf les communistes. Ceux qui était les sans voix.

C’était un expert en organisation. Avant, pendant, et après la deuxième guerre mondiale, il gravit tous les échelons, au sein du Parti communiste. Il bâtit des ponts avec les nationalistes et est sur tous les fronts.

(http://www.pcq.qc.ca/Dossiers/PCQ/Activites/AutresActivites/23Octobre2013/DirectionPCen1942.jpg"
target=_blank>Léo Lebrun , qui deviendra le premier président du Syndicat des cols
bleus de Montréal.

Par la suite, et à cause de divergences existant à cet époque par rapport à la nécessité pour le Québec de contrôler entièrement sa destinée, gràce à
l’indépendance, ce que le Parti communiste n’appuyait alors pas, Henri Gagnon et d’autres militants de cette époque, quittèrent celui-ci, mais gardèrent toujours une attitude très correcte vis à vis de ce dernier (même si l’inverse n’était pas le cas). C’était en 1947. En 1949, ils y retournèrent pour cependant en ressortir à nouveau rapidemment après. Mais ils continuèrent également à défendre la cause ouvrière pour le reste de leur vie, ce qui est tout à l’honneur.

Henri Gagnon dédia une bonne partie des années suivantes, à lutter pour un syndicalisme de combat, notamment au sein des syndicats de la construction. Il devint, entre autres choses, un des principaux dirigeants de la Fraternité des ouvriers en électricité, alors affilié à une union internationale, et lutta aussi pour que celle-ci devienne un syndicat pleinement autonome au Québec, ce qui allait amener la création de la FIPOE (FTQ) dont il fut conséquemment élu comme un de ses
dirigeants.

Il n’a jamais hésité à aller à contre-courant

En pilotant une des toutes premières désafiliations des fameuses unions
internationales, de manière à réellement permettre aux travailleurs de contrôler leur propre organisation syndicale, il allait ainsi créer un important un précédent (ce n’était déjà pas la première fois qu’il osait ainsi à aller à contre-courant et cela ne serait pas non plus la dernière fois) qui allait ensuite faire boule de neige, au point où la majeure partie des anciennes unions internationales (du temps d’Henri-Gagnon) constituent aujourd’hui des syndicats québécois ou canadiens.

Henri Gagnon devint également, durant cette période, un vice-président du Conseil du travail régional de Montréal (FTQ). C’était dans les années 60.
Il fut aussi un des tous premiers dirigeants syndicaux, dans l’industrie de la
construction, à dénoncer la corruption en même temps que la collusion qui pouvait alors exister dans certains syndicats et les milieux patronaux. Il fut d’ailleurs pris à partie, et battu sauvagement, pour avoir eu le courage de dire ce que bien des gens n’osaient pas encore dénoncer. Henri Gagnon s’objectait en même temps à toutes les tentatives de l’État ou des patrons pour profiter d’une telle situation pour essayer de s’immiscer dans les affaires internes des syndicats ou pour remettre en cause certains de leurs droits acquis.

Un autodidacte

Plus tard également, il remit en marche une Université ouvrière et dédia le reste de sa vie à faire de la formation populaire, et à défendre les plus démunis. Il n’avait jamais pu finir ses études secondaire, mais cela ne l’empêcha pas de publier une vingtaine de livres qui demeurent encore aujourd’hui un modèle de vulgarisation pour fins d’éducation politique pour les travailleurs et les travailleuses. Son livre, intitulé "(http://www.pcq.qc.ca/Dossiers/PCQ/Histoire/LesMilitantsSocialistes.pdf"
target=_blank>Les militants socialistes " est un incontournable pour mieux
comprendre l’histoire des communistes au Québec.

Né en 1913, Henri Gagnon est mort en 1989.

Un devoir de mémoire

Au début de 2011, le Parti communiste du Québec (PCQ), qui s’était déjà
repositionné, depuis plusieurs années, et de manière très claire, pour la
souveraineté du Québec, profita de la tenue de son XVIIe congrès, pour réhabiliter officiellement l’héritage d’Henri Gagnon. À la fin du congrès, une délégation du parti alla d’autre part rencontrer la conjointe d’Henri Gagnon Yvone Richard Gagnon pour lui remettre une plaque visant à marquer l’événement (voir photo ci-contre).

Le 23 octobre prochain ...

L’hommage, qui aura lieu en octobre prochain, vise à faire connaître plus largement encore les très importantes contributions apportées par Henri Gagnon, tout au cours de sa vie. Elle aura lieu dans les locaux du syndicat des cols bleus, au 9650 rue Papineau (édifice Léo Lebrun), à Montréal, le mercredi 23 octobre, à partir de 19hres.

Cet endroit est situé au sud de la rue Sauvé (métro Henri-Bourassa sur la ligne orange). Plus de détails à venir sous peu.

Parmi les personnes qui prendront alors la parole et qui ont déjà confirmé leur présence :

Michel Parent, président de la section 301 du SCFP (FTQ), représentant les cols bleus de Montréal, et qui a bien voulu nous accueillir dans les locaux du syndicat pour cet hommage.

- André Parizeau, chef du PCQ ;

- Pierre Klépock, rédacteur en chef du journal Unité Ouvrière ;

- Josiane Lavallée, professeur d’histoire, à l’UQAM ;

- Mario Beaulieu, président de la Société St-Jean Baptiste de Montréal (SSJB-M).

À noter : des facilités de transport seront disponibles à partir de la ville de
Québec pour participer
à cet événement.

L’entrée sera gratuite.

***

Pour en savoir plus sur Henri Gagnon :
Cliquez ici pour visionner la présentation Powerpoint sur la vie d) qui fut
présentée lors du congrès du PCQ en janvier 2011.

Consultez également le chapitre sur Henri Gagnon dans le livre " C’est quoi
l’État(http://classiques.uqac.ca/contemporains/comeau_robert/droit_de_se_taire/droit_de_se_taire.pdf"
target=_blank>Le droit de se taire ", par Robert Comeau et Bernard Dionne.

Pour télécharger d’autres ouvrages écrits par Henri Gagnon (en surplus du livre
intitulé " Les militants socialistes " :
.

Au boutte contre la perversion du
syndicalisme(http://www.pcq.qc.ca/Dossiers/Modeles/index.html?id=Autres/MaBibliotheque/Auboutte&lang=fr).

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