Édition du 14 novembre 2017

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Marche citoyenne jusqu’au BAPE contre Énergie Est ! à La Pocatière

jeudi 17 mars 2016

Mont-Carmel, le 14 mars 2016 — Le jeudi 17 mars à La Pocatière, les comités STOP oléoduc de Kamouraska, Témiscouata et Montmagny-L’Islet invitent la population à venir dire un NON retentissant au projet d’oléoduc Énergie Est lors de la séance du Bureau des audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Cette dernière consultation, qui vient clore la première partie des audiences sur le projet d’oléoduc, abordera la question de « l’acceptabilité sociale ».

« Tous les citoyens de la région qui croient que le projet d’oléoduc Énergie Est ne devrait pas voir le jour peuvent converger vers le stationnement de la cathédrale de La Pocatière ce jeudi dès 18h30. Une courte marche — en empruntant la 4e avenue et la 9e rue — nous mènera jusqu’au Centre Bombardier (600, 9e rue), où se tiendra en direct la visioconférence du BAPE », explique Simon Côté, porte-parole de STOP oléoduc Kamouraska.

Depuis le lundi 7 mars, les présentations thématiques du BAPE à Lévis sont diffusées en direct dans des salles satellites à La Pocatière, Trois-Rivières et Laval avec la possibilité d’y poser des questions aux Commissaires. En quelques séances, et grâce à la participation soutenue de nombreux citoyens, la multinationale albertaine a dû reconnaître que plus de 81 % de son pétrole serait exporté, que le transport d’hydrocarbures par train n’allait pas diminuer si l’oléoduc était construit et qu’une fuite pourrait déverser au moins jusqu’à 36 fois plus de pétrole que ce qui a coulé dans la rivière Chaudière lors du déraillement d’un train à Mégantic.

Plusieurs questions posées à TransCanada sont restées sans réponse et des informations sont apparues insuffisantes. Notamment, dans leur scénario du pire déversement établi pour l’Office national de l’énergie (ONÉ), les analystes ont omis d’inclure les bassins versants qui approvisionnent les prises d’eau des municipalités, les puits qui desservent 15 habitants et moins, ainsi que les risques pour la santé de la population.

« Ce sont toutes des raisons pour dire NON à ce projet d’une autre époque, qui enchainerait pour près d’un demi-siècle le Canada à l’engrenage archaïque et dangereux que représente l’exploitation des sables bitumineux. C’est l’occasion de démontrer à nouveau aux représentants de TransCanada, aux directeurs de l’Office national de l’énergie et au Gouvernement du Québec ce que “non-acceptabilité sociale” veut dire ! », avance Simon Côté.

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