Édition du 16 octobre 2018

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Racisme

2018- ANNÉE CRUCIALE POUR MILITER ENCORE PLUS EN FAVEUR DE LA PAIX, LA JUSTICE, L'INCLUSION ET LA RÉCONCILIATION

En cette période où notre petite planète terre frôle sa dernière apocalypse suite aux nombreux conflits un peu partout dans le monde, l’Union des Africains du Québec et Amis Solidaires de l’Afrique (UAQASA)Canada, fidèle à sa tradition, n’a cessé d’œuvrer pour le vivre ensemble en harmonie, organisera plusieurs activités tout au long de l’année 2018 pour célébrer le 100e anniversaire de l’icône Nelson Mandela afin d’encourager nos concitoyens québécois et canadiens, surtout ceux d’origine africaine, à s’inspirer de l’idéal de cette icône en faveur de la paix, de la justice, de la réconciliation et de la solidarité entre les peuples. L’UAQASA n’a cessé depuis plusieurs années d’œuvrer pour la création d’un Parc de l’Afrique à Québec portant le nom de Nelson Mandela.

L’UAQASA organise plusieurs conférences à l’occasion de la Semaine d’Action Contre le Racisme (SACR- 20 au 31 mars 2018). Ce n’est par hasard que l’UAQASA a choisi pour thème : « Combattre le racisme c’est opter pour la dignité humaine, le vivre-ensemble en harmonie, le respect de la diversité, la réconciliation, l’inclusion, l’égalité, la justice sociale : Inspirons-nous de la sagesse et du courage de Nelson Mandela. »

Dans son pays d’origine, l’Afrique du Sud, l’icône Mandela a été le symbole de la résistance d’un citoyen ayant su défier la force brutale du régime honni de l’Apartheid et n’a cessé de consacrer plus de 67 ans de sa vie à s’opposer à toutes formes d’intolérance et ce, malgré le fait, qu’il a été victime de juges racistes lorsqu’il était avocat. Au moment le plus difficile de l’histoire de son pays, il n’a cessé d’œuvrer en faveur de la justice sociale, la paix et la réconciliation entre toutes les composantes de la Nation sud-africaine « arc-en-ciel » afin de bâtir un pays plus inclusif, plus juste et plus équitable surtout envers les femmes, tout en menant une politique de développement durable respectant l’environnement.

UN PEU D’HISTOIRE.

LE DANGER D’UNE APOCALYPSE EN CAS D’UNE 3e GUERRE MONDIALE

La 1e Guerre mondiale a coûté la vie à plus de 40 millions d’êtres humains et bien que l’on dise que la 2e Guerre mondiale a commencé au début de septembre 1939 et qu’elle prit fin le 8 mai 1945, la réalité est tout autre. En effet, la 2e Guerre mondiale a commencé en Afrique dans l’indifférence totale lorsque l’Italie fasciste a envahi l’Éthiopie en 1933 et occupé toute la Libye en 1937 ( et a pris fin en Asie le 2 septembre 1945 après que des bombes atomiques dévastèrent Hiroshima puis Nagasaki. Presque 20 ans après le bombardement, je suis allé à Hiroshima et j’ai constaté les séquelles que souffrent encore certaines personnes.

Et que dire du continent africain imbibé de sang et de larme suite aux invasions et occupations... des armes chimiques en Libye en 1930 et en Éthiopie en 1936 exterminant plus d’un million de civils innocents. Malgré les interventions des représentants légitimes de ces deux pays africains auprès de la Société des Nations, aucune condamnation ne fut enregistrée, si ce n’est que « moquerie » en pleine séance. Dès lors, il est du devoir de nos concitoyens de se mobiliser en faveur de la paix pour que de tels drames ne se répètent plus.

LA NAMIBIE FUT LE PREMIER PILOTE DES CAMPS DE CONCENTRATION DU XXe SIÈCLE

Les massacres les plus effroyables de l’histoire africaine ont été perpétrés en Namibie. L’épuration ethnique des Hereros et des Namas par le IIe et le IIIe Reich hitlérien avant que ces derniers passent la main aux Afrikaners de l’Afrique du Sud qui terminèrent le travail après l’imposition de la loi ségrégationniste en 1908 et l’institutionnalisation de l’Apartheid en 1948.

DE LA JOURNÉE À LA SEMAINE INTERNATIONALE POUR L’ÉLIMINATION DE LA DISCRIMINATION RACIALE DÉBUTANT LE 21 MARS

En 1948, nous faisions face à l’Apartheid en Afrique du Sud. Ce régime le plus honni de l’histoire de la deuxième moitié du XXe siècle, hiérarchissant la société africaine en catégories ethniques : Blanc, Noir et Métis. Parmi les crimes les plus abjects de l’Aparthied, la Communauté internationale retiendra le massacre de Sharpeville, le 21 mars 1960, où une manifestation pacifique contre les « pass » (laissez-passer imposé par le régime de l’Apartheid aux sud-africains non blancs) tourne au massacre de civils. En 1966, l’Assemblée générale des Nations-Unies adopte la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale pour commémorer chaque année ce 21 mars et à partir de 1979, et appelle les États membres à organiser des événements dans le cadre d’une Semaine internationale pour l’Élimination de la discrimination raciale.

L’ONU a décidé du thème suivant pour 2018 : « Promouvoir la tolérance, l’Inclusion, l’unité et le respect de la diversité dans le contexte de la lutte contre les discriminations raciales ». Il est important de noter qu’une coalition internationale des villes inclusives et durables a été créée par l’UNESCO en mars 2004 et suite à la rencontre de Calgary en Alberta, le Canada est devenu membre à partir de 2007.

- 2018- LA COMMUNAUTÉ INTERNATINALE COMMÉMORE LE 70e ANNIVERSAIRE DE LA DÉCALRATION UNIVERSELLE DES DROITS HUMAINS DE L’ONU (DUDH - 10 décembre 1948 ainsi que le 100e anniversaire de l’icône Nelson Mandela (le 18 juillet 2018)

En plus du fait que nous continuons à œuvrer pour le succès de la décennie internationale des personnes d’ascendance africaine (2015-2024), en cette année 2018, nous commémorons aussi le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits humains ainsi que le 100e anniversaire de l’icône Nelson Mandela qui a consacré sa vie au service de l’humanité en menant un combat pour la paix, la justice sociale, l’inclusion, le respect de la diversité, la réconciliation et la solidarité entre les peuples.

Pas étonnant que cette icône de la paix a choisi symboliquement de lire la nouvelle constitution de l’Afrique du Sud à Sharpeville (la ville du massacre de 1960), le 10 décembre 1996, date anniversaire de la Déclaration universelle des droits humains (12 décembre 1948) pour démontrer son attachement au respect des droits humains tels que décrits aux 1er et 2e articles de la DUDH.

Article 1- « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. »

Article 2- « Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés. »

Mon collègue artisan du combat pour la défense des droits humains, l’Honorable Juge, Louis-Edmond Pettiti, lors de son discours à l’UNESCO, disait que si nous ne sommes pas vigilant face aux violations des droits humains, nous n’allons pas célébrer le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits humains (en 2018) mais plutôt son pont funèbre. Il est donc de notre devoir Québécois et Canadiens mais d’abord comme être humain d’être vigilant lorsqu’il s’agit de questions portant sur les violations des droits de la personne.

8 MARS –JOURNÉE INTERNATIONALE DES FEMMES

En ce 8 mars 2018, Journée internationale des femmes, je ne peux conclure ce texte sans souhaiter à toutes les femmes québécoises et canadiennes un franc succès dans leur combat pour le respect de tous leurs droits fondamentaux qui ne peut se concrétiser sans la reconnaissance d’injustices commises envers les femmes autochtones et il faut aussi lever les obstacles systémiques qui freinent les femmes racisées d’accéder aux sphères stratégiques et du pouvoir...

En ce 8 mars 2018, je pense surtout au courage des femmes d’Afrique du Sud et des États-Unis d’Amérique comme l’icône Rosa Parks mais aussi à nos compatriotes autochtones et celles comme Viola Desmond, Walter Lyman, Marie Guérin Lajoie, Simone Monet-Chartrand, Lucie Pagé, Françoise David, Jean Augustine et bien d’autres qui ont refusé des droits à rabais pour les femmes et dont chacune, à sa façon, a contribué en faveur de la justice sociale, l’égalité homme-femme, la paix et l’équité ici chez nous et ailleurs dans le monde.

En ce mois de mars 2018 pour honorer les femmes de chez nous, l’UAQASA a décidé que toutes ses conférences à l’occasion de la Semaine d’Action Contre le Racisme (SACR) seront présentées exclusivement par 7 femmes du Québec dont l’engagement est reconnu, non seulement au Québec et au Canada et pour certaines, même à l’ONU...

Je vous invite donc à venir participer en grand nombre à nos conférences de Québec, Mashteuiatsh (date à confirmer), Montréal et surtout celle de Wendake, au cœur de la Nation Huronne-Wendat et je vous invite à transmettre cette invitation de l’UAQASA en faveur de la paix, du vivre-ensemble en harmonie et de la réconciliation à tous vos proches et amis.

L’HISTOIRE SE RÉPÈTE-T-ELLE ?

Face au tambourinage des sons de guerre, mobilisons la planète pour la paix et contre les projets de va-t-en guerre et de l’apocalypse et comme le disait Paul Valery : « La guerre est faite par des gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui eux se connaissent et ne se font jamais de mal. »

Au plaisir de vous voir nombreux aux conférences de l’UAQASA.

Ali Dahan, Ph.D., ex-Diplomate

Président fondateur de l’Union des Africains du Québec et Amis Solidaires de l’Afrique (UAQASA)

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