Édition du 12 décembre 2017

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Premières Nations

4 octobre : Commémoration pour les femmes autochtones disparues

La Maison Misnack de Québec a appelé à un geste de commémoration des femmes autochtones disparues ou tuées, le dimanche 1 octobre.

Le rassemblement a eu lieu coin Charest et De la Couronne au Parc de l’Université. Le rouge était de mise : jupe, foulard, chandail scintillaient dans les rayons de soleil. C’étainet un symbole vivant.

Les consignes de l’événement étaient simples : d’abord une manifestation pour se recueillir sur les lieux de la mort de Jocelyne, une jeune femme de 31 ans de Bersiamis et ensuite retour au point de départ pour un palabre et des prises de paroles.

La manifestation a emboîté le pas aux femmes sages en première ligne avec leurs bâtons de connaissance. Suivaient les courtepointes de réconfort faites par les femmes de divers groupes de femmes de la région. Ces courtepointes servent à réconforter et à réchauffer les personnes qui viennent donner des témoignages lors de la Commission sur les femmes autochtones disparues ou tuées. Cette Commission lancée par le gouvernement fédéral tient des audiences partout au Canada et dans la suite de celle sur la Réconciliation, les témoignages rendent compte des politiques colonialistes et assimilatrices faites aux Premières Nations et au sexisme et féminicides que les femmes ont vécus. Suivaient aussi, dans la manif, les tambours, les pancartes à l’effigie du mouvement soit des robes de femmes rouges. Ce cortège haut en couleurs regroupaient des hommes, des femmes et des enfants unies dans le souvenirs des femmes disparues.

Au retour les prises de paroles ont débuté par Pénélope organisatrice de l’événement et fondatrice de la Maison Misnack, maison pour hébergement de femmes autochtones. Elle nous a remercié de notre présence et nous a demandé de se souvenir de Jocelyne. Hélène Audet, Commissaire de la Commission sur les femmes autochtones disparues nous a tracé un portrait de la commission. D ‘abord les difficultés d’organiser une telle commission. Ensuite la grandeur du territoire pour recueillir les témoignages soit l’ensemble du Canada. Et enfin la profondeur des traces du colonialisme qui commencent à poindre mais dont on ne réalise pas encore toutes les souffrances. Elle a terminé en nous invitant à nous mobiliser pour que la Commission obtienne une prolongation de deux ans de son mandat.

Une sage femme membre du conseil d’administration de la Maison Misnack et travailleuse sociale a aussi parlé de la profondeur des souffrances. Allant dans le même sens, une autre femme ayant perdu un proche a témoigné des brisures que cela entraînent dans la famille, dans la communauté.

Emilia a ensuite présenté sa solidarité avec les femmes présentes au nom de la Coalition régionale de la Marche Mondiale des Femmes. Elle a souligné la détermination des femmes à faire connaître ces violences faites aux femmes autochtones.

Des chants ont ensuite suivis pour poser la nécessité de travailler tout le monde ensemble.

Le cercle de parole s’est poursuivi avec des témoignages de l’assemblée et d’autres chants.
Le cercle de paroles s’est ensuite effiloché et dissout tranquillement.

Le soleil d’automne baissait, le vent se levait et les feuilles tombaient. Merci aux organisatrices pour se beau moment de réflexion, de sensibilisation et de mobilisation.

Ginette Lewis

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