Édition du 5 décembre 2017

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Éducation

« Affaire Maillé » : la communauté scientifique pousse un soupir de soulagement !

Montréal, le 31 mai 2017 – La Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) est satisfaite de la décision prononcée aujourd’hui par le juge Marc St-Pierre de la Cour supérieure du Québec. Celui-ci reconnaît enfin que la chercheuse Marie-Ève Maillé a le devoir de préserver la confidentialité de ses données de recherche et l’anonymat des personnes qui y ont participé dans l’affaire qui oppose l’entreprise Éoliennes de l’Érable à des citoyens de la MRC de l’Érable.

« Toute activité scientifique sérieuse s’appuie sur des fondements éthiques et moraux que les chercheurs doivent s’engager à respecter, dont la préservation de la confidentialité et l’anonymat des participants », affirme Jean-Marie Lafortune, président de la FQPPU. « Nous sommes heureux que le juge St-Pierre ait enfin entendu raison, puisqu’ultimement, c’est la confiance du public envers la science qui était en jeu dans cette cause. Si Mme Maillé avait été forcée de révéler ses sources, cela aurait entrainé des conséquences néfastes pour tous les chercheurs, qui auraient dorénavant peiné à recruter des volontaires pour participer à leurs recherches. Ça aurait été encore pire pour nos collègues qui travaillent sur des sujets sensibles ou qui mènent des recherches auprès de personnes en situation de vulnérabilité. Sans l’éclairage de la recherche sur certains phénomènes, on avance dans l’ombre. C’est toute la société qui est perdante ! »

L’audience du 17 mai dernier à Victoriaville a démontré que le juge St-Pierre n’avait, jusqu’à maintenant, pas été sensibilisé à l’importance du maintien du lien de confiance entre les chercheurs et les participants à leurs recherches. « L’entêtement de l’entreprise était d’autant plus étonnant que les enjeux en l’espèce n’étaient pas de nature à compromettre la sécurité de quiconque », poursuit M. Lafortune. « La FQPPU tient à exprimer toute sa reconnaissance à Marie-Ève Maillé et à souligner sa détermination, elle qui s’est battue depuis près de deux ans pour préserver l’intégrité de ses engagements éthiques, d’une part, mais aussi pour faire respecter des principes qui nous concernent tous. C’est toute la communauté scientifique québécoise et canadienne qui pousse aujourd’hui un soupir de soulagement », conclut-il.

Depuis 1991, la FQPPU représente le corps professoral québécois sur la scène nationale et internationale.

Source : Hans Poirier, FQPPU

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