Édition du 21 novembre 2017

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Palestine

Bateau pour Gaza - Nous accusons !

La campagne grecque UN bateau pour Gaza dénonce "l’interdiction par le gouvernement du départ des bateaux de la Flottille de la Liberté II et la coopération étroite entre le gouvernement grec et l’état terroriste d’Israël".

Le gouvernement de George Papandréou continue à mettre en place servilement l’accord – le contrat de sous-traitance – avec Israël en empêchant le départ de la Flottille de la Liberté II, et en mettant en oeuvre l’extension du blocus de Gaza jusqu’aux mers grecques, méprisant ainsi publiquement toute notion de dignité nationale et humaine.

Le gouvernement de George Papandréou a publié un décret infâme, signé de Mr. Papoutsis, concernant l’interdiction de naviguer pour les bateaux en route pour Gaza, sans absolument le moindre argument. Nous tenons ce gouvernement pour responsable parce qu’il autorise l’état forcené et colonialiste d’Israël et ses différents services à se déplacer librement en Grèce pour réaliser des opérations telles le dépôt de plaintes aux Autorités portuaires sous le prétexte que les navires ne seraient “pas en état de naviguer“ et dans le même temps épiant les militants et même réalisant des actes de sabotage comme celui du MV Juliano à l’intérieur de la marina d’Alimos par des agents criminels. Voilà quelques événements qui se passent en ce moment en Grèce, le nouvel “allié stratégique“ d’Israël.

Le gouvernement de George Papandréou, en coopération avec le gouvernement israélien et ses services, a obligé, pendant presque un mois, les Autorités portuaires grecques à empêcher le départ de 9 bateaux et 350 militants de la “Flotille de la Liberté II – Rester humain“. La tactique utilisée, celle d’obstacles bureaucratiques, est la même que celle à laquelle notre initiative s’est heurtée au cours des mois derniers dans notre tentative de libérer les deux bateaux grecs qui sont toujours illégalement retenus dans le port d’Haïfa depuis l’an dernier.

Vendredi 8 juillet, les citoyens grecs et européens à bord du MV Juliano, dont un membre du parlement suédois, ont été illégalement interdits d’entrée dans le port de Chania par les autorités du port, sous le prétexte qu’il n’y avait pas de place de mouillage disponible. Ce mensonge a été révélé par l’enregistrement de conversations, par le témoignage de nombreuses personnes et par des photos.

Samedi 9 juillet, après que le MV Juliano a essayé de faire le plein de carburant à Pantanassa, Héraklion, et après que trois vaisseaux de la police portuaire ont exigé, lors d’une intervention longue et dangereuse, son retour au port pour recevoir des papiers, un ordre écrit du Ministère a finalement été délivré au capitaine. Cet ordre interdisait le bateau à cause d’une révocation probable de son pavillon, clairement un prétexte. Quant au navire français, le Dignité/Al Karame, après trois jours de vérifications constantes de la part des Autorités portuaires à Sitia, il a finalement été autorisé à naviguer et il attend maintenant près du port pour être ravitaillé, sous la surveillance de la police portuaire grecque.

L’initiative “Ship to Gaza, Grèce“, ainsi que d’autres collectifs et organisations solidaires, appelle à un rassemblement à Propylea et à une marche vers le Parlement mardi 12 juillet à 19 heures.

Pour condamner la tactique scandaleuse et la position inacceptable du gouvernement Papandreou
- Pour faire cesser enfin l’interdiction prétexte et illégale de la Flotille de la Liberté II vers Gaza.

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