Édition du 12 décembre 2017

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Féminisme

Biennale des femmes de la FTQ - Une soif d’échanges et une volonté d’action !

Quelques 225 femmes s’étaient donné rendez-vous à cet événement toujours très couru qu’est la rencontre biennale de réflexion en Condition féminine (la Biennale des femmes) les 12 et 13 septembre dernier.

La dernière Rencontre biennale de réflexion en condition féminine, qui était une première pour plusieurs, était animé par les trois vice-présidentes représentant les femmes à la FTQ : Louise Michaud, Sylvie Nelson et Joëlle Ravary. La Biennale des femmes a été l’occasion de réfléchir à la hausse du salaire minimum à 15 $ l’heure et aux enjeux pour les femmes, au pouvoir syndical des femmes à la FTQ et chez ses affiliés, ainsi qu’à la violence conjugale et ses liens avec le milieu de travail.

Mettant la table pour les deux jours, Françoise David, toujours aussi réfléchie et éloquente, a insisté sur l’importance de déterminer les changements qu’on voulait comme femmes, syndicalistes et féministes. Pour elle, les femmes syndicalistes ont un important rôle à jouer et doivent tabler sur leurs forces personnelles et collectives. Valorisant le pouvoir qu’ont les femmes, elle a lancé ce cri du cœur : « Ce n’est pas le temps d’arrêter ; restons ENSEMBLE, fortes, et faisons partie du changement ! » Isabelle Coulombe, du service de l’éducation FTQ, est venue démystifier « l’action politique » que l’on fait à l’intérieur de nos structures syndicales et nos milieux de travail. Agir syndicalement, C’EST de l’action politique,
tout comme défendre nos valeurs ou travailler à l’égalité pour les femmes.

Le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux, a pour sa part abordé les diverses campagnes nationales de la FTQ en mettant l’accent sur les enjeux pour les femmes : la hausse du salaire minimum à 15 $ l’heure, la fin des disparités de traitement (régimes de retraite et d’assurances) et la modernisation du régime de santé et sécurité du travail.

Sur la hausse du salaire minimum à 15 $ l’heure, les présentations d’Alexandre Leduc, du service de la recherche de la FTQ, et de Mélanie Gauvin, du Front de défense des non- syndiquéEs, de même que l’activité interactive animée par Rima Chaaban, du service de l’éducation de la FTQ, ont contribué à mieux outiller les participantes pour qu’elles puissent mieux argumenter sur le sujet.

La portion de la rencontre qui a été particulièrement marquante fut celle sur les femmes et le pouvoir syndical à la FTQ et chez ses affiliés. Un panel stimulant avait préparé le terrain aux très nombreux échanges et discussions tant en ateliers qu’en plénière : une jeune militante, Julie Mosetti-Geoffrey (SEPB-579) ; une élue d’expérience à la FTQ, Magali Picard (AFPC-Québec) ; et une ex-syndicaliste aux multiples chapeaux provenant de l’extérieur de nos rangs, Rosette Côté.

Enfin, un sujet qui ne peut laisser indifférent : la violence conjugale et ses liens avec les milieux de travail. Pour en parler, un panel de deux invitées : Linda Silas, présidente de la Fédération canadienne des syndicats d’infirmières et infirmiers, et Louise Riendeau, coordonnatrice au Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale.

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