Édition du 18 septembre 2018

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Élections 2018

Campagne électorale provinciale Le SPGQ dévoile son panier de demandes

À la suite du déclenchement des élections provinciales, le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) dévoile son panier de demandes à l’attention du prochain gouvernement qui sera élu le 1er octobre prochain

Valoriser l’expertise interne du gouvernement

Le SPGQ s’attend à ce que le futur gouvernement consolide son expertise interne, notamment dans la maîtrise des technologies qui soutiennent les services publics. Une expertise interne forte est un pilier de cohésion afin d’offrir des services de qualité à la population. Le SPGQ note également l’importance pour le nouveau gouvernement d’augmenter les salaires afin de combler l’écart salarial moyen de 23 % de moins aux professionnels du gouvernement du Québec par rapport aux professionnels d’autres administrations publiques au Québec. Une telle mesure faciliterait le renforcement d’une solide expertise interne, tout en permettant d’attirer et de retenir de jeunes professionnels qui auront à cœur d’offrir des services publics de qualité.

Réinvestir dans les services publics

Le SPGQ considère qu’un investissement dans les services publics représente un enjeu important. Cet investissement permettra, notamment, de diminuer le recours à la sous-traitance et d’assurer la pérennité des services publics. Le SPGQ estime que le désinvestissement nuit autant au travail de ses membres qu’à la qualité des services offerts, avec des délais de plus en plus longs pour plusieurs services. La surcharge de travail comporte son lot de conséquences sur la santé des professionnelles et professionnels. L’investissement permettra de diminuer cette surcharge et, conséquemment, de réaliser des économies dans la gestion de l’absentéisme et augmenter la qualité des services offerts à la population.

Cesser le recours excessif à la sous-traitance

La sous-traitance coûte souvent plus cher que prévu, alors que les sommes économisées pourraient pourtant être investies dans des secteurs comme l’éducation et la santé. En sabrant les effectifs sous prétexte de réduire le coût des dépenses, le gouvernement diminue l’expertise de la fonction publique, avec pour résultat une hausse de plus en plus importante des coûts des services sous-traités.

Mieux protéger les divulgateurs d’actes répréhensibles

Le SPGQ milite depuis plusieurs années pour que soient protégés les travailleuses et travailleurs qui dénoncent des irrégularités dans le fonctionnement de la fonction publique, notamment en ce qui a trait à l’attribution de contrats au secteur privé. S’il salue la Loi facilitant la divulgation d’actes répréhensibles dans les organismes publics, il plaide pour que le Protecteur du citoyen ait les moyens nécessaires pour accomplir son travail. Pour être efficace et pour s’assurer que les personnes travaillant dans la fonction publique puissent dénoncer de façon confidentielle, sans craindre des représailles, des mesures supplémentaires devraient être adoptées, par exemple le placement prioritaire des divulgateurs dans un milieu de travail exempt de pressions inadéquates ailleurs dans la fonction publique.

Lutter efficacement contre les paradis fiscaux

Par ailleurs, le SPGQ souhaite que le prochain gouvernement combatte efficacement les paradis fiscaux. Compte tenu de l’importance économique, sociale et politique de cet enjeu, le futur gouvernement devra faire davantage et mieux pour lutter contre les paradis fiscaux et l’évitement fiscal. Le SPGQ s’attend à des mesures plus fortes, plus ambitieuses, plus audacieuses et plus contraignantes pour les entreprises et les citoyens qui utilisent les paradis fiscaux et nuisent ainsi à l’offre de services publics de qualité.

Offrir un salaire minimum à 15$ l’heure

Puis, le SPGQ estime que l’économie et le marché du travail se portent très bien. Dans un contexte où de plus en plus d’employeurs, particulièrement dans les secteurs à bas salaires, affirment avoir de la difficulté à trouver de la main-d’œuvre, une hausse du salaire minimum à 15 $ l’heure serait nécessaire pour permettre aux salariés à faibles revenus d’améliorer leurs conditions de vie et d’assurer une meilleure répartition de la richesse collective.

À propos du SPGQ

Le SPGQ est le plus grand syndicat de personnel professionnel du Québec. Créé en 1968, il représente plus de 25 000 expertes et experts, dont près de 17 800 dans la fonction publique, 4 600 à Revenu Québec et 2 750 en santé, en enseignement supérieur et dans les sociétés d’État.

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