Édition du 26 juin 2018

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Centres de la petite enfance à Montréal et à Laval - L'exaspération des travailleuses à son comble après huit jours de grève (CSN)

MONTRÉAL, le 15 juin 2018 - L’exaspération est à son comble chez les quelque 1500 travailleuses en grève pour une huitième journée consécutive depuis le début d’un conflit de travail sans précédent, le 6 juin dernier. Ce matin, une centaine d’entre elles se sont rassemblées devant l’édifice du ministère du Travail à Montréal pour appuyer leur comité régional de négociation convoqué en séance de conciliation avec l’Association patronale nationale des CPE (APNCPE) qui représente les directions de 57 CPE.

« Notre patience a atteint sa limite, mais notre mobilisation, elle, est sans fond, a affirmé Carole Leroux, présidente du Syndicat des CPE de Montréal et de Laval (STCPEML-CSN). Nous sommes ici pour soutenir notre comité de négociation et surtout dire à la partie patronale de cesser de nous faire perdre notre temps et celui de milliers de parents qui n’attendent qu’un signe de bonne volonté. Nous voulons surtout réaffirmer aux directions et aux conseils d’administration des CPE que nous n’accepterons jamais de conditions de travail inférieures à ce qui a été consenti à 10 000 autres collègues syndiquées CSN des autres régions. »

« On déplore sincèrement les inconvénients causés aux parents et à leurs enfants. Les choses auraient pu être très différentes et la grève évitée si l’APNCPE avait accepté dès le départ d’intégrer l’entièreté de l’entente nationale convenue le 6 novembre dernier avec le gouvernement et une majorité de CPE au Québec. La partie patronale a carrément fait fi de cette entente et a plutôt proposé d’importants reculs dans les conditions de travail et de pratique aux plans régional et national des membres que nous représentons, explique Nathalie Fontaine, vice-présidente à la négociation pour le Syndicat des travailleuses des CPE de Montréal et de Laval (STCPEML-CSN). » Rappelons que les CPE membres de l’APNCPE ont quitté la table de négociation nationale à l’hiver 2016.

Pour Dany Lacasse, vice-président responsable des secteurs privés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) : « Plutôt que de dépenser des milliers de dollars en frais d’avocats pour des séances de négociation qui s’éternisent et en relations publiques, l’APNCPE devrait prendre cet argent pour le réinvestir dans les services aux enfants. Ça dénote le sens des priorités de la partie patronale. »

Après plus de 40 séances de négociation, dont plusieurs devant deux conciliateurs du ministère du Travail dont la directrice du service de la conciliation, les points en litige portent notamment sur l’équivalent des avancées au national, sur le rôle décisionnel de l’équipe, les congés sans traitement, les horaires de travail, la liste de rappel et l’application de l’ancienneté, la transparence des états financiers et les droits acquis. « Il s’agit d’enjeux qui affectent directement le quotidien et surtout les revenus de toutes les catégories de travailleuses, des éducatrices aux responsables en alimentation, en passant par les adjointes administratives ou encore les préposées à l’entretien », ajoute la vice-présidente à la négociation.

« Nous appuyons totalement ces travailleuses des CPE qui se dévouent à tous les jours au développement et au bien-être de milliers d’enfants de zéro à cinq ans, ajoute Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN). Nous allons continuer à les soutenir dans leur lutte pour le respect et leur pleine reconnaissance, et ce, tant et aussi longtemps qu’elles n’obtiendront pas gain de cause. Elles méritent la même chose que leurs collègues des CPE de la région et de l’ensemble du Québec, ni plus ni moins. »

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