Édition du 13 novembre 2018

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Logement

Du logement social pour éviter la rue et en sortir ! (RAPSIM)

MONTRÉAL, le 13 sept. 2018 - Le RAPSIM participe aujourd’hui à la grande marche De Villes en villages pour le droit au logement de passage à Montréal, pour souligner l’importance du logement social dans la lutte à l’itinérance. À deux semaines des élections, il est essentiel que les partis s’engagent à investir massivement dans le logement social, ainsi que dans le soutien communautaire qui y est offert dans les projets destinés aux personnes itinérantes.

Une réponse essentielle en itinérance

Le logement social constitue une réponse essentielle tant pour prévenir le passage à la rue que pour permettre à des personnes d’en sortir de façon durable. À Montréal, ce sont plus de 2500 logements sociaux avec soutien communautaire qui ont été développés depuis 30 ans pour des personnes en situation ou à risque d’itinérance. À l’image des besoins des personnes sans-abri, ces projets sont multiples. Certains offrent du logement transitoire allant de quelques mois à plusieurs années, d’autres offrent du logement permanent sans durée limitée. Certains s’adressent à un public spécifique (femmes, jeunes, personnes ayant des enjeux de dépendances, etc.), d’autres sont généralistes.

Au-delà d’un toit : des milieux de vie

Grâce au soutien communautaire qui y est offert, ces projets représentent bien plus qu’un toit. Ils constituent de véritables milieux de vie pour leurs locataires. Le soutien communautaire est une pratique d’intervention développée par les organismes en logement social pour soutenir les locataires dans leur milieu de vie et favoriser leur stabilité résidentielle. Allant de l’accompagnement individuel à l’organisation de soupers communautaires en passant par la défense collective des droits, l’éducation populaire et la résolution de conflits, cette pratique est essentielle dans les projets destinés aux personnes itinérantes. Elle leur permet de sortir de l’isolement, de développer un sentiment d’appartenance et un ancrage dans leur milieu de vie.

Or le soutien communautaire souffre d’un manque criant de financement depuis plusieurs années. À Montréal, Le RAPSIM et la Fédération des OSBL d’habitation de Montréal (FOHM) demandent 7 millions $ additionnels pour répondre aux besoins en matière de soutien communautaire. À l’échelle du Québec, ces besoins sont évalués à 30 millions $ minimum. Pour lutter contre l’itinérance, le gouvernement du Québec doit non seulement investir dans la brique et le béton mais aussi dans l’intervention. Ce sont deux volets indispensables dans les projets destinés aux personnes itinérantes, d’affirmer Alice Lepetit, organisatrice communautaire au RAPSIM.

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