Édition du 14 novembre 2017

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Transport

Entente catastrophique avec Bombardier - « Le gouvernement a une seule option : renégocier », dit Manon Massé

MONTRÉAL, le 2 avril 2017 - Le premier ministre Philippe Couillard doit écouter la population et rouvrir la mauvaise entente qu’il a signé avec les hauts dirigeants de l’entreprise Bombardier, estime la députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques et porte-parole par intérim de Québec solidaire, Manon Massé.

« Pour réparer l’injustice envers le peuple du Québec et envers les 2 400 travailleurs et travailleuses qui ont été licenciés par Bombardier, Philippe Couillard n’a qu’une seule option : renégocier l’entente pour qu’elle bénéficie à la majorité, pas aux actionnaires millionnaires ! Si Bombardier va assez bien pour verser des hausses de salaires de plusieurs millions de dollars à des dirigeants qui travaillent à temps partiel, elle va assez bien pour redonner aux contribuables qui l’ont sauvée de la faillite », déplore Manon Massé qui participera à la manifestation citoyenne devant le siège social de Bombardier dimanche midi.

Dès le départ, le gouvernement aurait dû s’assurer que le Québec garde tous ses emplois, que le salaire des hauts dirigeants soit plafonné et que l’État obtienne suffisamment d’actions pour contrôler en partie l’entreprise.

« Pas besoin d’être une 100 watts pour comprendre qu’on ne donne pas 1,4 milliard de dollars sans garantie pour ceux et celles qui allongent l’argent ! Je m’attendais à ce qu’un gouvernement qui contrôle les dépenses comme Séraphin Poudrier obtienne mieux en retour qu’arrogance et mépris envers la population », indique Mme Massé.

Malgré des investissements massifs pour sauver Bombardier, le gouvernement du Québec n’a obtenu aucun contrôle sur l’entreprise tandis que la famille Beaudoin a toujours la main mise sur 53% des décisions avec seulement 13% des actions.

« Comment est-ce possible ? On peut se demander si le gouvernement libéral est incompétent ou si cette entente visait à faire profiter des amis du pouvoir. M. Couillard doit peut-être son poste de premier ministre à des gens qui siègent au conseil d’administration de Bombardier, comme Daniel Johnson, mais son devoir doit aller envers les contribuables », rappelle Manon Massé.

Une chose est sûre, le geste désespéré de Pierre Beaudoin qui a renoncé du bout des lèvres à son augmentation de salaire de 5 millions de dollars n’a pas apaisé les Québécois et les Québécoises.

« Il s’agit d’une autre opération de relations publiques à la sauce libérale. Le président du conseil d’administration touchera tout de même cette année 3,85 millions de dollars américains pour un job à temps partiel tandis que les 5 autres dirigeants se promènent encore avec les millions des contribuables dans les poches. Ils devraient avoir honte et renoncer immédiatement à ces augmentations indécentes. La seule façon de rétablir l’ordre est de retourner à la table des négociations et d’obtenir plus pour le Québec », croit la solidaire.

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