Édition du 21 août 2018

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États-Unis

Etats-Unis. Une lutte sociale et syndicale victorieuse en Virginie-Occidentale. Mise en perspective et leçons

La grève de neuf jours des enseignant·e·s en Virginie-Occidentale – portant sur les salaires et la couverture des soins pour les salarié·e·s du secteur public – s’est soldée par une victoire. Et cela dans un Etat où Trump a obtenu 68% des suffrages face à Hillary Clinton. La grève était considérée comme illégale selon la loi de Virginie-Occidentale. Elle a inclus 20’000 enseignant·e·s et 13’000 employé·e·s du secteur scolaire. Dans un entretien avec la chaîne de TV Democracy Now, un enseignant du secondaire de Charleston expliquait : « Quasi tous les habitants de Virginie-Occidentale connaissaient quelqu’un qui participait à la grève : les parents, les grands-parents, les amis, les oncles, etc. Les gens savaient ce qu’impliquait cette grève. »

Tiré de À l’encontre.

L’impact de cette mobilisation, ses modalités d’organisation, sa capacité d’intégrer les familles et les communautés ont suscité un écho dans une grande partie des Etats-Unis. Et ce n’est pas un hasard si dans un Etat comme celui d’Oklahoma, à Jersey City, à Pittsburgh et d’autres villes, un mouvement comparable a commencé ou se prépare. Nous publions ci-dessous la traduction d’un éditorial de socialstworker.org qui trace le contexte politique et social de cette grève, l’intégrant dans l’histoire de cet Etat. Il met aussi en relief les traits dominants de cette lutte syndicale, dans ce qui reste un des seuls secteurs encore effectivement organisés aux Etats-Unis : celui de l’enseignement (parmi d’autres branches du public). Or, à la tête du Département de l’éducation, l’administration Trump a placé Betsy DeVos, une milliardaire qui milite pour la privatisation, sous diverses formes, de l’éducation. Ce qui annonce d’autres conflits dont l’intrication syndicale, sociale et politique est marquée. (Réd. A l’Encontre)

La Virginie-Occidentale est souvent considérée comme le symbole du déplacement vers la droite des travailleurs blancs en voie de paupérisation.

Décimé par le déclin des emplois syndiqués dans le secteur minier, c’est le deuxième Etat le plus pauvre du pays et il dépense un incroyable 12% de son PIB en coûts liés à l’épidémie d’opioïdes.

Il y a dix ans, le gouverneur démocrate Joe Manchin – qui est maintenant le sénateur – a réclamé des réductions massives de l’impôt sur les sociétés, ce qui a réduit les recettes annuelles de l’Etat de plus de 400 millions de dollars. Parmi les résultats désastreux, on peut citer : le grave sous-financement de l’Agence d’assurance des employés publics (PEIA), qui a en charge la responsabilité des soins de santé pour les employé de l’Etat, et les classes surchargées dans les écoles publiques, en raison d’une pénurie de plus de 700 enseignants.

Aucun Etat n’a voté plus résolument pour Donald Trump aux élections de 2016. En août dernier, Trump a tenu un rassemblement triomphal à Huntington (une ville de quelque 50’000 habitants), où le nouveau gouverneur de l’Etat, un baron du charbon, milliardaire, du nom de Jim Justice, a annoncé qu’il mettait fin à son bref passage au sein du Parti démocrate et qu’il s’affiliait au Parti républicain.

Les journalistes des médias nationaux se sont rendus en Virginie-Occidentale avant et depuis pour relater la rage et le désespoir dans la région, facteurs qui semblent alimenter la montée du populisme de droite. Souvent, on ne sait pas très bien pourquoi ils se donnent la peine de faire le voyage, puisque leurs histoires s’appuient plus sur une lecture rapide de l’ouvrage du droitier J.D.Vance, Hillbilly Elegy. A Memoir of a Family and Culture in Crisis, que sur la dynamique sociale effective en cours.

Lundi dernier, 26 février, un article paru dans le New York Times proposait la généralisation suivante – qui contredisait directement ce que de nombreux travailleurs cités dans l’histoire avaient à dire – pour expliquer pourquoi le patron du charbon (à la tête de Massey Ernergy jusqu’en 2010), Don Blankenship, pourrait remporter les élections sénatoriales de 2018 en Virginie-Occidentale, quelques années seulement après l’explosion horrible d’une de ses mines qui a tué 29 travailleurs :

« Les barons du charbon comme M. Blankenship étaient méprisés dans le comté de Logan, une région accidentée du sud de la Virginie-Occidentale. La bataille de Blair Mountain s’est déroulée ici en 1921, lorsque des mineurs cherchant à se syndiquer se sont affrontés à une armée privée composée de propriétaires de mines, et plus de 50 d’entre eux ont été tués.

Mais comme la Virginie-Occidentale est devenue un Etat d’un rouge profond (républicain), la sympathie de nombreuses familles de mineurs est passée des syndicats aux exploitants de mines, qui sont présentés comme des créateurs d’emplois. »

Cette histoire du travailleur désespéré et irrationnellement d’extrême-droite convient à un Parti démocrate qui justifie sa trahison face aux migrant·e·s sans papiers et sa capitulation sur les allégements d’impôts sur les firmes, si nécessaire pour aider les démocrates d’un Etat rouge comme Joe Manchin à rester au pouvoir.

Mais c’est un récit biaisé. Et les enseignants de Virginie-Occidentale ont montré à quel point cela était faux.

Le jour même où le New York Times déclarait que les travailleurs de Virginie-Occidentale ne soutenaient plus les syndicats, 20’000 enseignant·e·s des écoles publiques continuaient leur grève déjà historique (initiée le 22 février, elle dura 9 jours et se termina par une victoire) et entraient dans une nouvelle semaine de mobilisation. La lutte des enseignant·e·s a électrifié les travailleurs/travailleuses à travers l’Etat et dans tout le pays.

En exigeant une hausse des salaires, attendue depuis longtemps et en s’opposant aux plans d’austérité des dirigeants républicains – qui cherchent à transférer les coûts des soins de santé sur les salarié·e·s – puis en poursuivant la grève, même après que les dirigeants syndicaux ont demandé son arrêt, les enseignant·e·s montrent que les travailleurs de la Virginie-Occidentale en savent plus long que suspecté sur la façon de se battre dans leur propre intérêt.

Et ils ont placé une politique de gauche au cœur de leur grève – en se mobilisant autour d’un appel à augmenter les impôts sur les compagnies d’énergie afin de payer les soins de santé, et en organisant des repas pour les étudiants dans un Etat où de nombreuses familles comptent sur les écoles pour nourrir leurs enfants au moins une partie de la journée, pour ne citer que quelques exemples.

Tout cela se situe à un million de kilomètres des stéréotypes répétés par le New York Times et le reste des médias.

Cela ne veut pas dire que la récente domination républicaine de l’Etat a été une illusion. Mais cela montre bien la volatilité de cette période politique, à la fois sur les suites de défaites amères qui peuvent conduire à une influence plus large de la droite dure, et sur comment la lutte collective peut construire une alternative de gauche.

Il a été largement rapporté que les enseignants de Virginie-Occidentale, en particulier dans les comtés du sud de l’Etat, viennent des communautés ayant une fière histoire ouvrière. Les luttes des mineurs de charbon du début du XXe siècle, immortalisées dans le formidable film Matewan (1987), en sont les chapitres les plus connus.

Mais l’histoire de la lutte militante en Virginie-Occidentale est beaucoup plus récente. Les enseignants peuvent avoir des grands-parents qui ont participé aux batailles de ces mineurs, mais leurs parents ont peut-être participé aux grèves sauvages de 1969 afin de demander une protection contre la silicose.

Et ils se souviennent peut-être de la grève légendaire de Pittston en 1989-1990, lorsque les mineurs ont occupé une mine de charbon, que des femmes ont formé le regroupement nommé les Filles de Mother Jones [en référence à une animatrice de l’Industrial Workers of the World, qui a été active, entre autres, dans l’organisation des mineurs, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle] pour bloquer les routes, et que le syndicat a transformé un parc en un Camp Solidarité afin d’abriter des dizaines de milliers de personnes qui sont venues pour manifester leur soutien.

En partie à cause de l’histoire des patrons des mines qui ont établi des villes d’entreprises, les mineurs ont une histoire unique d’organisation des grèves qui impliquent toute la communauté. Ce qu’on appelle aujourd’hui le syndicalisme de justice sociale a une longue histoire en Virginie-Occidentale. C’est ce qui a été clairement adopté par les enseignants en grève.

Au cours des décennies qui ont suivi la grève de Pittston, l’UMWA (United Maine Workers of America) a été décimée par l’automatisation et le démantèlement syndical. Et le Parti démocrate, bien qu’il prétendît défendre les travailleurs, ne semblait pas s’en apercevoir.

Cela a contribué à ce que l’Etat bascule plus fort et plus vite vers la droite que tout autre, en termes d’influence des partis politiques. Comme l’écrivait l’auteur socialiste Mike Davis en 2004, après que George W. Bush eut gagné l’Etat de Virginie-Occidentale avec une avance, choquante, de 13% :

« En Virginie-Occidentale… les démocrates [en tant que structure nationale] n’avaient presque rien à dire au sujet du déclin de l’industrie charbonnière des Appalaches ou de la perte d’emplois dans les usines, avec un déplacement des emplois vers le Mexique ou la Chine.

La grande réussite de l’ère [de Bill Clinton des années 1990] a été de réaligner les démocrates en tant que parti de la « nouvelle économie », des industries du savoir sur les deux côtes des Etats-Unis et des exportateurs de haute technologie. Au lieu d’un plan de sauvetage économique pour le cœur du pays, comme l’exigeaient les syndicats industriels, Clinton a adopté l’Accord de libre-échange nord-américain, facteur d’exportation des emplois. »

Par la suite, l’explosion de droite s’est transformée en déluge, surtout pendant que Barack Obama était au pouvoir. Et les démagogues de droite ont blâmé le premier président noir pour le déclin à long terme de l’Etat de Virginie-Occidentale, processus culminant en 2014 avec un coup de balai historique républicain à l’échelle de l’Etat lors des élections de mi-mandat.

Deux ans plus tard, le populisme de droite de Trump et ses promesses creuses de ramener des emplois dans le secteur des mines de charbon ont anéanti Hillary Clinton. Lors des primaires (octobre 2016) en Virginie-Occidentale, H. Clinton, dans sa présentation de la transition énergétique, déclara : « Nous allons mettre un grand nombre de mineurs hors de l’emploi. »

Mais ce n’était pas la seule histoire des élections de 2016. Plus tôt dans l’année, Bernie Sanders avait également écrasé la campagne de H. Clinton, financée par le business lors des primaires présidentielles démocratiques de Virginie-Occidentale. Sa campagne n’a pas seulement repris la bannière de la politique de gauche dans l’Etat, mais il a laissé derrière lui une certaine organisation sous la forme d’une augmentation du nombre de membres adhérant aux Socialistes démocratiques d’Amérique (DSA).

Dans la grève des enseignant·e·s, le militantisme a pris naissance parmi les enseignants des comtés miniers du sud de l’Etat – où le vote de Trump était le plus élevé, soit dit en passant – et s’est ensuite étendu ailleurs dans l’Etat, en raison de l’organisation des membres du DSA, entre autres.

C’est ainsi que la résistance ouvrière se reconstruit.

La Virginie-Occidentale est unique à bien des égards. Ce ne sont pas tous les Etats, qu’ils soient rouges ou bleus, qui ont une histoire ouvrière particulière ou sont en colère contre les trahisons des démocrates.

Mais il y a certainement certains aspects de la grève, ainsi que les conditions qui l’ont provoquée, qui sont généralisables, comme l’illustre le fait que les enseignants de l’Oklahoma s’organisent maintenant pour une grève à l’échelle de l’Etat.

Les attaques incessantes contre les syndicats et le niveau de vie de la classe ouvrière créent une situation volatile dans laquelle, en particulier à un moment où le chômage est relativement faible, certains travailleurs arrivent à la conclusion qu’ils n’ont pas d’autre choix que de se battre.

La grève des enseignant·e·s a lieu en même temps que la Cour suprême des Etats-Unis devrait se prononcer contre les syndicats dans l’affaire Janus vs AFSCME Council 31 (American Federation of State, County and Muncipal Employees). Si c’est le cas, les syndicats du secteur public seront privés de leur droit de percevoir des cotisations auprès de tous les travailleurs couverts par les contrats qu’ils négocient.

Ne vous y trompez pas : cette décision va sérieusement affaiblir le mouvement ouvrier. Mais une conséquence involontaire pourrait être d’augmenter la probabilité de mobilisation militante des travailleurs comme la grève en Virginie-Occidentale, où les syndicats d’enseignants n’ont déjà pas le droit de négocier collectivement.

Comme l’Oklahoma, la Virginie-Occidentale est l’un des nombreux Etats dont les législatifs sont dominés par des républicains de droite, non pas parce que les électeurs sont universellement conservateurs, mais parce que la droite domine l’establishment politique, alors que les démocrates ont depuis longtemps cessé d’avoir quoi que ce soit de significatif à offrir aux électeurs de la classe ouvrière.

La pression au sein de la cocotte-minute produite par des années de domination politique par une minorité d’extrême-droite non représentative est également l’un des facteurs à l’origine de la désaffection dramatique des étudiant·e·s face à des politiciens alignés sur la NRA (National Rifle Association) en Floride et ailleurs après le massacre dans le Marjory Stoneman Douglas High (soit établissement d’enseignement secondaire, le 14 février, à Parkland).

La même dynamique volatile existe autour de nombreuses questions dans un pays où le président est un suprématiste blanc, mais les gens vont voir le film Black Panther.

Mais la volatilité n’est pas la même chose que la victoire. L’une des raisons pour lesquelles les choses sont si imprévisibles est que la colère de la classe ouvrière est profonde, mais après des décennies de défaites, notre organisation et nos institutions syndicales sont faibles. Eric Blanc a décrit dans le magazine Jacobin du 3 mars 2018 comment cela se passe en Virginie-Occidentale :

« En l’état actuel des choses, le rythme de fermetures complètes d’écoles dans tout l’Etat est élevé et il y a des manifestations de milliers de personnes toute la journée devant le Capitole [siège de la législature de l’Etat]. Mais il y a peu de discours politiques, d’assemblées délibératives ou de réunions de masse pour discuter des prochaines étapes de la grève, ce qui fait qu’il est difficile pour quiconque, y compris la minorité militante des enseignants radicaux, de discuter des revendications ou de faire des propositions d’action. Dans la mesure où il y a une organisation venant d’en bas, elle s’est largement concentrée sur la distribution d’informations aux parents et de nourriture aux enfants à travers l’Etat. »

Ce niveau d’organisation pourrait suffire à amener l’assemblée législative de l’Etat à approuver les augmentations de 5% qui constituent un point d’achoppement central pour le moment. Ou les républicains au Sénat de l’Etat pourraient adopter une position de retranchement et trouver un moyen d’élever le niveau des enjeux jusqu’à ce que les enseignants reculent.

Ensuite, il y a la question de la PEIA. Même le projet de loi soumis au législatif – et que les enseignants semblent accepter – mettrait la solution à la crise de l’assurance santé des travailleurs et travailleuses du secteur public sur la voie de garage : « sujet à étudier ». Ce qui soulèverait la question de savoir si les enseignants devraient se fier aux promesses des politiciens de l’un ou l’autre des partis pour réparer la PEIA ou continuer à s’organiser pour mener un combat.

Il ne faut pas oublier que l’occupation, en 2011, du Capitole [bâtiment] du Wisconsin en opposition à la législation républicaine antisyndicale – la dernière vague de militantisme à grande échelle à ressembler à la grève en Virginie-Occidentale – a pris fin lorsque les démocrates et les dirigeants syndicaux ont réussi à convaincre les grévistes de mettre fin à leur lutte.

Au lieu de cela, les syndicats se sont concentrés sur une mise en question de l’élection du gouverneur républicain et donc de réclamer une nouvelle élection, ce qui n’a jamais abouti à mettre vraiment une pression sur la droite. Le résultat fut une défaite désastreuse pour les syndicats du Wisconsin, et bientôt de la majeure partie du Midwest.

Il est important de dire que même une victoire claire pour les enseignants de Virginie-Occidentale – qui est une vraie possibilité – ne permettra pas de surmonter les défis difficiles auxquels est confronté un mouvement syndical qui n’a montré pratiquement aucune capacité à mobiliser la résistance, même face à une menace existentielle comme celle posée par l’offensive juridique de Janus (qui est soutenu par les frères Koch, milliardaires du pétrole qui ont financé Trump).

Mais les enseignants de Virginie-Occidentale nous rappellent à tous qu’il ne s’agit là que d’un aspect de l’histoire et que lorsque les travailleurs se battent, nous pouvons non seulement gagner, mais aussi battre en brèche des décennies d’élan de la droite.

Pour l’instant, il est essentiel de construire une solidarité avec la Virginie-Occidentale, à la fois pour aider à gagner la grève et pour répandre au plus grand nombre possible de travailleurs ces leçons de la lutte :

- Premièrement, quand ils disent réduire les dépenses, nous affirmons la nécessité de riposter. L’argent est là pour améliorer les salaires et les avantages sociaux ; il faut contraindre les milliardaires et les sociétés au travers d’un rapport de forces.

- Deuxièmement, les syndicats appartiennent à leurs membres, pas à des fonctionnaires à temps plein, et certainement pas aux politiciens du Parti démocrate. Les syndiqué·e·s de base doivent s’organiser pour que cela devienne une réalité.

- Troisièmement, les syndicats sont plus puissants lorsqu’ils luttent non seulement pour leurs membres, mais aussi pour l’ensemble de leur communauté.

- Une autre leçon, pendant que nous y sommes : la Virginie-Occidentale montre que la reconstruction du mouvement ouvrier va de pair avec la reconstruction du mouvement socialiste. Si nous voulons vaincre les républicains de droite, ce ne sera pas avec des platitudes conformes aux besoins des firmes, mais avec la politique de solidarité et de force de la classe ouvrière.

C’est d’ailleurs ce dont nous avons besoin pour vaincre les démocrates de droite. Selon le U.S. Census Bureau, si l’on tient compte du coût de la vie, le taux de pauvreté le plus élevé du pays n’est pas dans le Grand Sud ou les Appalaches, mais en Californie, où la rhétorique est libérale, mais où les travailleurs de Disneyland dorment dans leur voiture.

Nous sommes tous de Virginie-Occidentale.

Article publié le 6 mars 2018 sur le site socialistworker.org ; traduction A l’Encontre.

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