Édition du 11 décembre 2018

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Asie/Proche-Orient

« Fuir l’enfer pour vivre dans un enfer » : quitter Gaza via le poste frontalier de Rafah

C’est avec des morceaux de carton, des sacs ou à même le sol que les voyageurs reposent leur tête lors de leur traversée de Rafah, le poste frontalier qui est devenu la seule porte opérationnelle entre la bande de Gaza sous blocus et le monde extérieur.

Tiré de France-Palestine.org

Ils trouvent très peu d’eau, de nourriture ou de répit face à la chaleur lors de cette première étape d’un voyage à travers l’Égypte auquel des milliers de personnes ont été exposées ces derniers mois et au cours duquel elles font face à un traitement que beaucoup pourraient juger humiliant, entre de longues heures passées dans une série de halls d’attente humides et laissés à l’abandon et des journées de voyage à travers le désert à bord de bus accablés par la chaleur.

Pour quitter la bande de Gaza, ses habitants palestiniens passent presque une journée à Rafah avant que des bus ne les transportent à travers le désert du Sinaï, pour ensuite traverser le canal de Suez en ferry et se diriger vers des hôpitaux en Égypte ou plus loin, jusqu’au Caire, pour accéder à des soins de santé, à l’enseignement ou à l’emploi.

En réalité, ce processus n’est pas aussi fluide ; il connaît des à-coups et dans tous les cas, très peu de gens se retrouvent ne serait-ce que proches d’effectuer le voyage, de nombreuses tentatives étant frustrées dès les premières étapes par la frontière généralement fermée et les listes d’attente trop longues.

Pour éviter ces listes, il faut payer quelqu’un, généralement du côté égyptien. Ces pots-de-vin sont devenus de plus en plus courants au cours des six derniers mois, lors desquels la frontière a été ouverte pendant des périodes sans précédent depuis plusieurs années, ce qui a encouragé les Palestiniens à quitter Gaza et ceux qui espéraient rentrer à franchir la frontière.

« Les personnes qui veulent quitter Gaza, elles fuient l’enfer pour vivre dans un enfer dans le désert du Sinaï », explique Ibrahim Ghunaim, un rappeur palestinien qui a quitté l’enclave sous blocus pour se consacrer à son travail, freiné à Gaza par l’impossibilité de voyager pour se produire.

Pour traverser le désert, il lui a fallu passer quatre jours à attendre de pouvoir franchir des postes de contrôle sur les terres arides et militarisées du Sinaï.

« C’est comme traverser le territoire d’un ennemi. »

Depuis mai, la frontière est restée majoritairement ouverte avec un total de 133 jours d’ouverture contre 36 pour toute l’année 2017. Le nombre de traversées dans les deux sens a augmenté de mois en mois, passant de 1 500 en mars à plus de 14 000 en août.

La Grande marche du retour, une protestation organisée tous les vendredis depuis fin mars, considérée comme le point culminant de la pression ressentie par les jeunes Palestiniens à Gaza, où le taux de chômage est supérieur à 50 % et où l’électricité fonctionne moins de quatre heures par jour, a été un catalyseur de ce changement.

Plus de 200 Palestiniens ont été tués et des milliers d’autres ont été blessés au cours de ces protestations, lors desquelles Israël déploie régulièrement des snipers tirant à balles réelles et utilise du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc.

Les morts-vivants

Avec son plâtre autour du pied et les béquilles qui l’aident à déambuler, Arafat Abdo est régulièrement confondu avec un de ces milliers de marcheurs blessés de Gaza – les manifestants victimes d’un tir de sniper dans la jambe. En réalité, il s’est juste foulé la cheville, mais sa blessure a de lourdes conséquences pour ce danseur de hip-hop qui a déjà du mal à faire carrière à Gaza.

Il rejoint ses amis au centre de la ville de Gaza, dans un hall à la peinture écaillée où se mêlent café et jeux de cartes, près d’une ancienne prison autrefois administrée par tous ceux qui ont récemment gouverné Gaza – la Grande-Bretagne, l’Égypte, Israël puis le Hamas – avant d’être bombardée au cours de la guerre de 2008 par les forces israéliennes. Ils font tous partie du même collectif de danseurs et d’artistes et ont le sentiment que leurs talents sont gâchés dans l’enclave.

« La principale chose que je souhaite à présent est de quitter Gaza », confie Abdo. Les emplois sont rares pour les diplômés alors que les alternatives telles que la danse ne bénéficient pas toujours d’une acceptation culturelle.

« Les gens ne comprennent pas, ils demandent : “Que faites-vous ?” »

Les raisons des départs sont variées. Beaucoup sont des étudiants qui ont obtenu une place dans une université étrangère et même un visa, mais qui n’ont pas pu quitter Gaza, tandis que d’autres voyagent pour travailler ou obtenir un traitement médical. Cependant, certains sont simplement séduits par l’idée d’une opportunité au-delà de la frontière sans avoir rien prévu.

« Il y a une génération de jeunes, leurs âmes sont détruites. Ils ne veulent rien offrir à la société parce qu’ils n’ont rien à offrir », affirme Mojahed Elsusi, un ami d’Abdo.

Leur collectif, al-Watan, (« la nation »), a créé une pièce de théâtre autour d’un concept dépeignant la population de l’enclave sous les traits de momies, car « les habitants de Gaza sont des morts-vivants », soutiennent-ils.

L’ouverture récente de Rafah et le système officieux à base de pots-de-vin convient à beaucoup d’entre eux. La liste d’attente officielle gérée par le ministère gazaoui de l’Intérieur est alourdie par les cas médicaux hautement prioritaires qui rendent la sortie difficile pour un grand nombre d’habitants parmi les plus désespérés, y compris les malades de longue durée.

La seule alternative est le passage frontalier d’Erez, géré par Israël. Officiellement, il est ouvert plus régulièrement mais à certaines personnes seulement. Les permis sont principalement délivrés pour des raisons de santé ou, dans certains cas, à des hommes d’affaires ou des Palestiniens employés par des organismes internationaux.

En réalité, le nombre de permis de tous les types a diminué dernièrement. Certains ont été rejetés en raison de liens avec des membres du Hamas et plusieurs arrestations très médiatisées ont visé des personnes titulaires d’un permis et appréhendées alors qu’elles traversaient Erez, notamment des travailleurs humanitaires haut placés au sein d’organisations internationales.

« Même si je dois ramasser les ordures dans la rue pendant un an pour collecter l’argent, je le ferai », a affirmé Elsusi.

Le sentiment qu’Erez est presque infranchissable pour la majorité de la population de Gaza a rendu Rafah d’autant plus important dans l’imaginaire collectif. Les discussions impliquant le Hamas, que ce soit avec Israël, avec l’Autorité palestinienne rivale ou auparavant avec l’homme fort exilé Mohammed Dahlan ont souvent laissé envisager l’ouverture de Rafah.

Mais les années de pourparlers n’ont jamais permis de tenir cette promesse, forçant les voyageurs gazaouis à attendre les jours limités d’ouverture de la frontière et à s’en remettre au système de paiement qui augmente leurs chances de succès.

« Même si je dois ramasser les ordures dans la rue pendant un an pour collecter l’argent, je le ferai », a affirmé Elsusi.

La « coordination »

Pour décrire comment ils ont quitté Gaza, les voyageurs en viennent rapidement à parler de tansiq (« coordination »), faisant allusion aux pots-de-vin qui facilitent la traversée du passage de Rafah.

L’argent est collecté par des intermédiaires à Gaza puis transféré à des agents égyptiens avec lesquels ils sont en contact, a expliqué à Middle East Eye un agent de voyage anonyme qui travaille près de Rafah et qui a facilité certains de ces paiements. Parfois, les intermédiaires sont des agents de voyage, parfois des personnes qui ont tout simplement les bonnes relations.

« Il n’avait pas d’agence touristique, mais un point de vente de portes et de verre. [En réalité,] c’était dédié aux voyages », a affirmé Mahmoud* pour décrire comment il avait été redirigé vers un homme qui pouvait l’aider à franchir Rafah, après avoir perdu une bourse universitaire à deux reprises à cause de la fermeture de la frontière.

Il a négocié un montant de 1 200 dollars au lieu des 1 500 dollars qui sont devenus le prix moyen. Certains ont déclaré avoir payé presque le double de cette somme, en particulier au cours des premiers jours d’ouverture de Rafah, alors que les voyageurs ne savaient pas encore s’ils allaient avoir suffisamment de temps pour sortir. L’agent de voyage a confirmé que certains paiements avaient pu atteindre 4 000 dollars par le passé.

La longue période d’ouverture de Rafah a incité davantage de Palestiniens comme Mahmoud à sortir de Gaza. Lorsque les sommes nécessaires dépassent leurs moyens, ils les empruntent ou vendent leurs biens pour s’enfuir.

« En réalité, je n’avais pas 1 200 dollars, mais j’ai emprunté environ 500 dollars à un ami et jusqu’à présent, je n’ai pas vraiment pu les lui rembourser », a-t-il raconté.

Mahmoud a expliqué qu’il avait peur du processus dans son ensemble et qu’il n’appréciait pas son caractère illégal mais qu’il n’avait d’autre choix s’il ne voulait pas renoncer à sa dernière opportunité de décrocher la bourse d’études. De nombreux habitants de Gaza sont dans ce même état d’esprit, ce qui a contribué à l’épanouissement de ce système officieux.

« Ce n’est pas abordable, c’est une grosse [somme d’argent], [mais] on a accepté de payer cela dans l’absolu parce que les gens ont un besoin extrême de partir à l’étranger, parce qu’ils sont très malades, parce qu’ils sont sur le point de perdre une bourse ou un permis de travail à l’étranger », a déclaré à MEE un responsable d’une agence internationale qui n’était pas autorisé à parler aux médias.

Mais l’impact de ce processus sur les autres voyageurs, qui n’ont pas les moyens de payer et doivent compter sur le processus officiel mis en place par le Hamas, suscite également des inquiétudes.

Un rapport publié en octobre par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a souligné qu’après plusieurs mois de hausse de la fréquentation de Rafah, le nombre de personnes sur la liste d’attente était resté limité à 23 000, soit une baisse de seulement 7 000 personnes par rapport au chiffre précédent.

Le rapport a décrit des procédures officielles « confuses et obscures » à la frontière et souligné que des personnes enregistrées depuis plus de huit mois attendaient toujours, tandis que des candidats plus récents à la traversée avaient passé la frontière en moins d’un mois. Il a également noté que le nombre de sorties enregistrées chaque jour au cours des ouvertures sporadiques et plus limitées de Rafah par le passé avait été réduit de moitié.

Les pots-de-vin aident les Palestiniens qui tentent de quitter Gaza à sortir de l’enclave mais ne changent pas nécessairement la nature du passage de la frontière.

« Ils pensent qu’ils effectueront la traversée en VIP, mais ils sont choqués par le traitement qui leur est réservé, même avec la coordination, parce qu’ils sont palestiniens, a déclaré l’agent de voyage. Le traitement qu’ils subissent est le même que pour n’importe quel autre citoyen, ils sont témoins d’injustices et d’insultes. »

Les images du chaos de Rafah se répètent lors de chaque ouverture de la frontière, avec des files d’attente interminables. Même ceux qui finissent en haut de la liste d’attente gérée par le Hamas ne savent pas quand exactement ils passeront la frontière et doivent recourir à des listes postées officieusement sur des pages Facebook.

Ceux qui paient peuvent éviter cette étape mais doivent tout de même passer par les halls d’attente du Hamas puis de l’Autorité palestinienne avant d’entrer dans la section égyptienne, où les plus heureux dorment sur des bancs en plastique et les autres sur des morceaux de carton en attendant que les agents frontaliers et du renseignement finissent par distribuer des passeports estampillés, appeler les personnes à interroger ou refouler les candidats malheureux.

Les conditions rencontrées lors des retours peuvent être aussi mauvaises sinon pires pour certains. Des voyageurs et des responsables ont confirmé que des mesures de rétention avaient été mises en œuvre dans un hall d’attente de l’aéroport du Caire pour ceux qui rentraient d’un voyage à l’étranger. Si un bus est censé les transporter directement à Rafah, le responsable d’une agence internationale a précisé que l’attente jusqu’au remplissage du bus pouvait durer plusieurs jours, en particulier le week-end, lorsque les bus ne sont pas en service ou en cas de fermeture de Rafah.

Ils ont ajouté que des passagers pouvaient également être renvoyés dans leur pays de provenance si Rafah était fermé, tout en soulignant que l’un des principaux avantages de l’activité plus régulière de la frontière était la fin de cette pratique.

À Rafah, un autre hall d’attente est réservé aux Palestiniens qui sont déjà passés par le Caire et le Sinaï et qui sont presque rentrés chez eux. Ils doivent arriver avant 11 heures mais ne peuvent généralement pas sortir pour rentrer à Gaza avant la nuit.

« Pourquoi dois-je attendre douze heures alors qu’il suffit de tamponner mon passeport et de me laisser entrer en Palestine ? Cela devrait prendre moins de temps, pas plus qu’une heure », a soutenu Khalid*, qui est rentré à Gaza en septembre après s’être rendu en Égypte pour recevoir un traitement médical. Des responsables égyptiens lui ont expliqué qu’ils ne traitaient les voyageurs rentrant à Gaza qu’après s’être occupés des centaines de candidats au départ.

Alors que les longues périodes d’ouverture de Rafah ont entraîné une augmentation du nombre de Palestiniens quittant Gaza, elles ont également encouragé ceux qui, auparavant, n’étaient pas certains de pouvoir revenir.

Si le nombre de départs de Gaza a soudainement augmenté à partir de mai,le nombre de retours a connu une hausse plus progressive avant finalement de dépasser le nombre de sorties, avec plus de 7 100 entrées à Gaza contre 6 100 sorties en septembre. À titre de comparaison, le nombre de personnes quittant Gaza représentait 77 % du trafic au passage frontalier de Rafah en mai et en juin.

L’agent de voyage a raconté qu’en revenant d’un voyage pour une conférence à l’étranger, il avait prévu d’arriver à Gaza à temps pour célébrer la fête religieuse de l’Aïd avec sa famille, payant même un responsable égyptien pour quitter l’aéroport et éviter l’attente d’un bus collectif à destination de la frontière.

Toutefois, Rafah était fermé et il a dû passer un mois dans un hôtel du Caire. Lorsqu’il a fini par se rendre à Rafah, il est arrivé à l’aube mais a dû patienter toute la journée dans le hall d’attente à la frontière.

« Pas d’eau, pas de nourriture, pas de services, des enfants malades de la chaleur, pas de ventilateurs et un policier égyptien qui boit son thé tout en nous surveillant », a-t-il déclaré.

« Puis la nuit, ils ont commencé à tamponner les passeports et à les jeter en l’air », explique-t-il en imitant la gestuelle nonchalante de l’agent.

« Un voyage d’affaires de trois jours m’a coûté plus de cinquante jours de souffrance et de problèmes. »

Des jours passés dans le désert

En des temps plus paisibles, la route qui traverse la péninsule du Sinaï parcourt un paysage aride qui défile durant des heures. Mais le conflit qui sévit dans le Sinaï, où l’armée égyptienne s’est attaquée à des militants alliés au groupe État islamique, a rallongé ce voyage en forçant les passagers à franchir des dizaines de postes de contrôle militaires.

Ces derniers, dont le nombre pourrait s’élever à 36, font passer les Palestiniens dans la partie la plus dangereuse du Sinaï, où les combats se concentrent, dans le coin nord-est de la péninsule, entre Rafah et El-Arich. Tous les Palestiniens s’arrêtent à El-Arich, qu’ils rentrent à Gaza – auquel cas ils doivent y dormir pour attendre la fin du couvre-feu du Sinaï – ou qu’ils soient en route pour le Caire. Ce site qui abrite le principal poste de contrôle de la région est aussi la cible d’attaques fréquentes.

Des images satellite montrent à quel point le paysage parcouru par les Palestiniens de Gaza a été transformé par l’insurrection, notamment l’année dernière lorsque l’Égypte a lancé l’opération Sinaï 2018 dans le but de « débarrasser le territoire égyptien des éléments terroristes ».

Alors que le trafic traversait autrefois des villes du nord du Sinaï comme Sheikh Zuweid, située entre Rafah et El-Arich, les routes ont été vidées de leurs voitures, même garées, tandis que les grands carrefours ont été transformés en postes de contrôle rendus étroits par des talus de terre et des véhicules blindés stationnés.

Les expériences à ces postes de contrôle peuvent varier. Selon Ibrahim Ghunaim, les passagers sont « traités comme des animaux ».

« On a l’impression que nos frères, les Arabes, sont encore plus pourris qu’Israël. Les musulmans sont contre nous. C’est le plus gros camp du siège de Gaza. On a l’impression que l’on n’est rien au monde », a-t-il déclaré.

D’autres ont néanmoins décrit une population locale chaleureuse qui sympathise avec les Palestiniens quittant Gaza.

« Parfois, lorsque l’armée égyptienne sait que nous sommes palestiniens, ils nous facilitent les choses, explique Khalid. C’est quelque chose que nous apprécions. »

Les retards rencontrés au cours du voyage ont été aggravés par la fermeture en 2013 du pont al-Salam qui traverse le canal de Suez, ce qui oblige désormais tout le monde à prendre un ferry pour traverser la voie navigable et rejoindre l’Égypte continentale. Dans l’ensemble, les Palestiniens affirment que le temps passé à franchir les postes de contrôle et à attendre les bus et les ferries a transformé un trajet en bus d’environ sept heures pour aller de Rafah au Caire en un périple pouvant durer jusqu’à quatre jours.

L’attente au Caire

Après avoir passé quatre jours à attendre les bus et les ferries et à patienter aux postes frontaliers et aux postes de contrôle, Ghunaim n’avait plus qu’une journée à passer au Caire avant de quitter l’aéroport pour la Tunisie, où il travaille sur sa musique avec des artistes locaux.

Toutefois, nombreux sont ceux qui doivent patienter beaucoup plus longtemps. Certains doivent attendre un visa difficile à obtenir dans un pays où ils ont un statut mineur, même lorsqu’ils sont invités à travailler ou à étudier à l’étranger, tandis que d’autres cherchent tout simplement à savoir ce qu’ils feront ensuite.

Mahmoud a passé trois semaines au Caire après son périple dans le Sinaï ; il y a trouvé une chambre dans un appartement partagé avec d’autres Palestiniens qui avaient payé le tansiq. Beaucoup d’entre eux avaient du mal à trouver ce qu’ils feraient ensuite, a-t-il raconté.

« Si l’on veut vraiment quitter Gaza, il faut partir en sachant ce que l’on fait. C’était vraiment une triste vérité », a-t-il indiqué.

« Ils veulent un changement parce que la situation à Gaza est immuable. Ils veulent juste partir pour voir l’Égypte et tenter de trouver de nouvelles opportunités […] Certains d’entre eux transitent par l’aéroport égyptien vers l’Europe pour demander l’asile, mais la plupart d’entre eux sont renvoyés à Gaza parce que l’aéroport du Caire refuse de les laisser entrer dans les avions faute de visa. »

« La vie du peuple de Gaza en Égypte est vraiment chaotique. »

*Certains noms ont été changés afin de protéger l’anonymat des sources.

Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation

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