Édition du 19 septembre 2017

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Amérique centrale et du sud

Haïti : grèves et manifestations pour un salaire de 10 Euros par jour

Les mobilisations entamées pendant la semaine vont reprendre pour obtenir de sortir du régime de surexploitation imposé par les industriels de la sous-traitance, un pilier de la dictature du capital puisque ce secteur représente 40 000 emplois et 80% des exportations d’Haiti.

Tiré du blogue de l’auteur.

Les syndicats ouvriers annoncent quatre nouvelles journées de manifestations, pour continuer de réclamer un ajustement du salaire minimum journalier à 800.00 gourdes (à la place des 300.00 gourdes actuelles, soit 3,85 Euros).

Dans cette optique, la Coordination nationale des ouvriers haïtiens (Cnoha), la Platfòm sendikal izin tekstil (Plasit), le Groupement de syndicats des travailleurs pour la réimportation des assemblages (Grosttra) entendent regagner les rues, les vendredi 26, lundi 29, mardi 30 mai et jeudi 1er juin 2017.

Tout en les exhortant à respecter le calendrier de la mobilisation, le coordonnateur général de la Cnoha, Dominique St Eloi, appelle les ouvrières et ouvriers protestataires à suivre le même mot d’ordre, dans les usines, lequel consiste à rester les « bras croisés, sans travailler ».

La Cnoha en profite pour dénoncer le comportement des agents de sécurité de la Société nationale de parcs industriels (Sonapi) et de la Police nationale d’Haïti (Pnh), qui auraient bastonné et arrêté, le mardi 23 mai 2017, plusieurs ouvrières et ouvriers.

La Cnoha pointe du doigt le gouvernement haïtien, qui, à travers le Ministère des affaires sociales et du travail (Mast), aurait donné l’ordre à la Pnh de maltraiter les protestataires.

Dans les jours à venir, les organisations syndicales, notamment Plasit, la Cnoha et le Gosttra, vont déposer une plainte, au niveau du Comité de la liberté syndicale de l’Organisation internationale du travail (OIT), à Genève (Suisse), contre l’État haïtien, qui, selon St Eloi, ne respecte pas la liberté syndicale.

Depuis le vendredi 19 mai 2017, les ouvrières et ouvriers de différentes usines d’assemblage ont observé, dans les factories (à Port-au-Prince, Carrefour et autres), un arrêt de travail pour exiger le relèvement de leur salaire minimum journalier, qui est à 300.00 gourdes depuis quelques années.

L’économiste Frédéric Gérald Chéry déplore le fait que la sous-traitance ne permet pas aux ouvrières et ouvriers d’accéder à une série de biens essentiels, comme la nourriture, les transports, les soins de santé, le logements et les loisirs.

« La sous-traitance ne crée pas de revenus dans l’économie. Nous faisons de la sous-traitance sans produire pour nous-mêmes. L’économie haïtienne doit augmenter ses capacités de production et développer ses autres branches », soutient-il. 

Source : Alterpresse - 24 mai 2017

Jean-Marc B

Blogueur sur le site de Mediapart.

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