Édition du 19 juin 2018

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Afrique

Howard Buffett au Congo : Le problème de la philanthropie capitaliste

La colonisation n’en finit pas de sévir, et si l’occupation militaire des territoires n’est plus en vogue pour les pays occidentaux, d’autres moyens leur sont offerts pour asseoir leur position sur nombre de pays. La philanthropie, que l’on pourrait croire armée des meilleures intentions, fait partie des nouvelles formes de ce libéralisme postcolonial : en inondant les États et les structures locales de dollars, les grands investisseurs capitalistes noient dans l’œuf toutes les initiatives pour l’autonomie et la résistance des peuples autochtones. Pour exemple, voici le cas du businessman Howard Buffett, fils de Warren Buffett (troisième fortune mondiale), qui joue un rôle non négligeable dans le « développement » de la République démocratique du Congo et vient influencer les récits des journalistes ou des ONG là où aboutit son financement.

Tiré de Jefklak.org

En 2015, alors que je participais à un séjour de reportage avec la Fondation Internationale des Femmes pour les Médias (IWMF) dans la République démocratique du Congo (RDC), un journaliste local m’avait prévenue : « C’est difficile d’aller où que ce soit dans l’est du pays sans toucher un des projets de Howard Buffett. » En effet, ayant investi dans une série d’initiatives comprenant des centrales hydroélectriques (1), le développement routier (2) et l’écotourisme (3), Howard Buffett est considérablement impliqué dans cette région. Le photographe, agriculteur, shérif, ancien directeur de la compagnie Coca-Cola, et fils du troisième homme le plus riche du monde, a versé des millions dans la région.

Le projet hydroélectrique a été la première étape d’un programme d’investissement mis en place conjointement par l’autorité congolaise des parcs nationaux (ICCN) et la Fondation Virunga, une organisation caritative britannique. En 2015, Buffett aurait promis 39 millions de dollars supplémentaires pour deux autres centrales électriques, et la Fondation Virunga prévoit de financer plus de centrales, d’hôtels et de projets d’infrastructures autour du parc au cours des prochaines années. Dans une interview accordée à Reuters, le directeur du parc, Emmanuel de Merode, a déclaré que ces initiatives, en particulier les centrales électriques, créeraient des opportunités d’emploi pour les communautés entourant le parc.

Et les investissements de Buffett ne s’arrêtent pas là ; de l’autre côté de la frontière, au Rwanda, sa fondation a déclaré en 2015 qu’elle investissait 500 millions de dollars sur dix ans afin de « transformer » l’agriculture du pays « en un secteur plus productif, à forte valeur et plus directement axé sur le marché ». Jusqu’à présent, la fondation s’est concentrée sur des projets de sécurité alimentaire, avec 67,5 % de ses contributions de 2015 bénéficiant à ce secteur (4).

Ces investissements semblent louables. Qui peut s’opposer à l’amélioration de la sécurité alimentaire dans le Rwanda rural ou à la construction de centrales hydroélectriques dans la région du Kivu en RDC, où l’infrastructure de base est limitée et où seulement 3 % de la population a accès à l’électricité ? Quelle meilleure façon de soutenir la région qu’en finançant des centrales électriques et en empêchant les gens d’abattre des arbres pour le charbon de bois ?

Pour répondre à ces questions, il faut d’abord demander : qui exactement est cet Howard Buffett ?

La philanthropie capitaliste et ses conséquences

Howard Buffett, comme Bill Gates (5), appartient au club fermé des « philanthropes capitalistes (6) » qui investissent leur richesse dans la résolution des problèmes majeurs du monde dans des domaines comme la santé et l’agriculture. La déclaration de mission de la Fondation Howard G. Buffett explique que ses investissements « catalysent le changement transformationnel, en particulier pour les populations les plus pauvres et les plus marginalisées du monde (7) ».

Bien que les philanthropes disent aider les démuni·es, Jens Martens et Karoline Seitz ont documenté (8) comment le don de bienfaisance profite également aux riches (9). De riches hommes d’affaires ont créé les toutes premières fondations américaines au début du XXe siècle pour échapper à l’impôt, acquérir du prestige et se faire entendre dans les affaires mondiales. Depuis lors, les philanthropes occupent une position de plus en plus dominante dans le développement économique, influençant tant les gouvernements que les organisations internationales (1)0.

Les philanthropes capitalistes opèrent au carrefour de la charité, du capitalisme et du développement (11). Comme l’écrit le professeur à l’université de Bradford (Angleterre) Behrooz Morvaridi, ils sont « politiquement et idéologiquement engagés dans une approche de marché (12) ». En investissant de vastes sommes d’argent pour résoudre des problèmes sociaux complexes, élargir le secteur privé et investir dans des solutions techniques, ils avancent l’idée que le capitalisme n’est pas la cause, mais au contraire la solution aux problèmes du monde. Selon les mots de l’historien Mikkel Thorup, la philanthropie capitaliste brouille les cartes dans le conflit qui oppose riches et pauvres, affirmant plutôt que les riches sont « les meilleurs et, peut-être, les seuls amis des pauvres (13) ».

Mais les problèmes que les philanthropes capitalistes prétendent résoudre sont enracinés dans le même système économique qui leur permet de générer une richesse aussi importante en premier lieu. Martens et Seitz montrent que les dons de bienfaisance représentent « l’autre face de l’inégalité croissante entre riches et pauvres » : ils révèlent une corrélation directe entre « l’accumulation de richesse accrue, les mesures fiscales régressives et le financement des activités philanthropiques » (14).

Dans son livre No Is Not Enough, Naomi Klein écrit qu’au cours des deux dernières décennies, l’élite libérale s’est « tournée vers la classe des milliardaires pour résoudre les problèmes » qui étaient auparavant abordés « avec une action collective et un secteur public fort » (15). En effet, les solutions proposées par les philanthropes capitalistes dans des domaines comme la santé, l’éducation et l’agriculture érodent les dépenses du secteur public et détournent l’attention des causes structurelles de la pauvreté. Dans l’agriculture, on peut recenser, parmi les obstacles structurels, des accords de libéralisation des échanges qui suppriment les droits d’importation et permettent aux pays riches d’acheter des produits à bas prix, ou encore l’accaparement généralisé des terres agricoles (16) qui, en 2016, s’est traduit par près de 500 transactions affectant 30 millions d’hectares de terre (17).

Buffett a critiqué l’imposition du modèle américain d’agriculture industrielle en Afrique, que d’autres philanthropes, comme Bill Gates, défendent (18). Néanmoins, ses investissements dans l’est du Congo et au Rwanda sont conçus pour soutenir des systèmes axés sur les « lois du marché ». Il a collaboré avec Partners for Seed in Africa (PASA) et Program for Africa’s Seed Systems (PASS) : soutiens incontournables des entreprises semencières qui vendent des semences hybrides et des engrais synthétiques aux agriculteurs et agricultrices (19). Une pratique de privatisation du vivant qui détruit les pratiques ancestrales des agriculteurs (préservation, partage et échange de semences, promotion de la diversité biologique (2)0). Les deux programmes font partie de la controversée Alliance pour une Révolution Verte en Afrique, que les petit·es agriculteurs/agricultrices et les éleveurs/éleveuses de différents pays africains dénoncent (21) pour son soutien aux grandes entreprises accusées d’« utiliser la propriété intellectuelle pour établir le contrôle des semences par les entreprises ».

Avec Bill Gates, Howard Buffett a investi 47 millions de dollars dans un projet en partenariat avec Monsanto (22) pour développer des variétés de maïs économes en eau pour les petit·es paysan·nes (23). Les critiques ont reproché au géant de l’agronomie d’essayer de transférer la propriété de « la culture du maïs, la production de graines et sa commercialisation… dans le secteur privé », forçant ainsi « les petit⋅es agricultrices et agriculteurs à adopter des variétés hybrides de maïs, leurs engrais synthétiques et leurs pesticides » qui profitent en fin de compte aux entreprises semencières et agrochimiques (24).

L’ironie est à son comble quand on sait que Howard Buffet a d’abord siégé au conseil d’administration de Coca-Cola (qui a financé des chercheur·es pour minimiser son impact néfaste sur la santé (25)) avant de décider de comment les paysan·nes en Afrique devraient cultiver leur terre. Sans oublier que Buffett a également siégé au conseil d’administration du géant de l’alimentation Conagra Foods, accusé d’enfreindre les codes du travail et de l’environnement (26).

La conservation est l’autre grande priorité de Buffett. Certains ont décrit le Parc national des Virunga, véritable chouchou des médias actuellement en partenariat avec la Fondation Buffett, comme un « État dans l’État (27) ». Bien qu’il protège la biodiversité de la région contre le braconnage et l’exploration pétrolière, la création de ce site a également dépossédé les habitant·es originel·les de la région, et ses gardes paramilitaires sont accusés d’avoir brutalisé les communautés autochtones à la périphérie du parc. Couverte d’éloges dans la presse, la centrale hydroélectrique du parc a pourtant suscité de vives controverses récemment. Certain·es habitant·es se plaignent en effet de l’explosion des prix de l’électricité produite par l’usine, passant de de 5 $ à 50 $ pour un usage domestique de base (28). Ces revendications ont été contestées par Save Virunga, un groupe qui soutient le Parc national des Virunga (29).

Buffett a également financé des pourparlers de paix entre les rebelles du M23 et le gouvernement congolais en Ouganda, à un niveau d’ingérence qui révèle l’influence des philanthropes sur les décisions politiques (30). Quand un rapport du groupe d’experts de l’ONU a constaté que le gouvernement rwandais soutenait les rebelles du M23, Buffett a plaidé contre la suspension de l’aide au pays (31). Bien qu’elle se décrit elle-même comme une « entité non politique », sa fondation a néanmoins publié un rapport qui discrédite les conclusions du groupe d’experts et remet en question sa fiabilité 32.

C’est en ce sens que l’essayiste David Rieff souligne (33) que le projet philanthro-capitaliste est « irrémédiablement non-démocratique » sinon « antidémocratique » (34). Dans son analyse de l’action philanthropique de Bill et Melinda Gates, il note qu’il n’existe aucune instance de contrôle sur ce que le couple peut faire, en dehors « de leurs propres ressources et désirs ». La journaliste Joanne Barkan a attiré l’attention sur ce problème fondamental des fondations philanthropiques privées, hors de tout contrôle démocratique : « Elles interviennent dans la vie publique mais ne rendent pas de comptes au public ; elles sont gouvernées en privé mais subventionnées publiquement en étant exonérées d’impôt » et « elles renforcent le problème de la ploutocratie – l’exercice du pouvoir dérivé de la richesse » (35).

Le fait que Howard Buffett puisse investir si librement en RDC est le produit direct du passé colonial dévastateur du pays (36) ainsi que de son assujettissement actuel au système néolibéral. L’économie de la RDC a été ravagée par trente-deux ans de kleptocratie soutenue par l’Occident, par les politiques d’ajustement structurel imposées par la Banque mondiale, l’extraction des ressources par des compagnies minières transnationales et l’élite politique congolaise, et une guerre qui a coûté la vie à des millions de personnes.

Buffett fait valoir que ses investissements sont nécessaires « parce que personne d’autre ne souhaite les faire » (37). Or nombreux⋅ses sont les citoyen·nes congolais·es qui aimeraient voir un secteur public renforcé plutôt que d’assister à sa marchandisation dans des investissements privés. Dans ce sens, beaucoup ont rejoint le mouvement social Lucha (« Lutte pour le changement ») qui a appelé le gouvernement à fournir à l’est de la RDC des services de base tels que l’eau courante et une infrastructure adéquate (38). Dans leur lutte pour l’accès aux ressources élémentaires et aux services publics, et pour pouvoir participer aux prises de décision politique, nombre des membres de Lucha ont été confronté⋅es à la répression et jeté⋅es en prison.

Le pouvoir du storytelling

La Fondation Howard G. Buffett sait présenter son travail avec soin. Des articles au sujet du RDC publiés dans des agences médiatiques réputées, y compris le Guardian et Al Jazeera, ont reçu le soutien de la Fondation Internationale des Femmes pour les Médias (IWMF), qui à son tour a reçu un financement de Buffett. Sa fondation contribue directement à l’Initiative de Rapport sur les Grands Lacs (Great Lakes Report Initiative) qui soutient les femmes journalistes travaillant en RDC, au Sud Soudan, au Rwanda, en Tanzanie, en Ouganda et en République Centrafricaine sur des questions liées à « l’autonomisation, la démocratie, la sécurité alimentaire et la préservation de l’environnement ». Cela semble être un projet bien nécessaire : à une époque où les médias font face à des déficits budgétaires croissants, l’IWMF offre des bourses généreuses aux journalistes à court d’argent. Je suis moi-même reconnaissante pour le soutien apporté par le financement que j’ai reçu de la part de l’association des Grands Lacs pour réaliser un reportage sur l’est du Congo, mais je me sens également mal à l’aise de savoir qui finance l’organisation.

L’IWMF insiste sur le fait qu’elle n’influence pas les récits des bénéficiaires de ses subventions et, dans une interview, a déclaré qu’elle trouvait « inacceptable qu’un bailleur de fonds influence le contenu éditorial des articles [qu’elle] soutient ». Cependant, leurs domaines de prédilection, en particulier la sécurité alimentaire et la préservation de l’environnement, sont choisis en partenariat avec la Fondation Howard G. Buffett.

Ironiquement, l’investissement de Buffett dans l’IWMF existe parallèlement à son soutien à une dictature qui a décimé sa presse locale. Comme le rapporte Anjan Sundaram dans The Guardian, le président rwandais Paul Kagame a tué, torturé, exilé et emprisonné des journalistes à travers le pays (39). Le Comité pour la protection des journalistes a documenté que dix-sept journalistes ont été tué⋅es au Rwanda depuis 1992. Pourtant, Buffett a qualifié le Rwanda de « pays le plus progressiste du continent » et, comme de nombreux donateurs occidentaux, il entretient une relation affinitaire avec son chef (40).

Jusqu’à présent, aucun des articles de l’IWMF publiés à partir du Rwanda n’offre une perspective critique sur le régime de Kagame. Jennifer Hyman, directrice des communications de l’organisation, a déclaré que son soutien aux journalistes étranger·es du Rwanda n’était pas contradictoire, étant donné le mandat de l’organisation de promouvoir la liberté de la presse ; et d’ajouter que l’organisation mène des formations au sein même des pays où elle opère. Pourtant, bien que l’organisation ait dénoncé énergiquement le traitement réservé aux journalistes en Colombie (41), au Bahreïn (42) et en Azerbaïdjan (43), Hyman n’a pas été en mesure de fournir la position de l’IWMF concernant le traitement réservé par le Rwanda à ses propres journalistes.

Un examen plus attentif des bailleurs de fonds de l’IWMF permet d’aller plus loin. Sur son site internet, parmi les donateurs de 2013 de l’organisation, on compte des multinationales comme le géant pharmaceutique Pfizer, qui a fait face à des accusations pour violation des droits du travail, des droits de la personne et pour abus environnementaux, notamment pour avoir utilisé des enfants nigériens au cours d’essais d’un médicament contre la méningite, ayant conduit à la mort de onze enfants (44). Walmart – connu pour ses pratiques de travail abusives (45) – a également contribué, tout comme Dole Food Company, à l’imposition de conditions de travail inhumaines et à l’exposition des travailleurs et travailleuses des plantations nicaraguayennes à un pesticide interdit (46). Les géants du pétrole Occidental Petroleum et Chevron, ainsi qu’Ivanka Trump (fille de Donald Trump), figurent également sur la liste des partisan·es de l’IWMF.

L’IWMF a précisé que cette liste ne constitue pas les donateurs et donatrices majeur·es, à l’exception de Chevron, de Bank of America et de la Buffett Foundation. Répondant aux questions sur l’apparente contradiction dans l’acceptation du soutien de ces entités, Hyman a répondu que la mission de l’IWMF était de « libérer le potentiel des femmes journalistes en tant que championnes de la liberté de la presse […]. Nous nous félicitons du soutien des entreprises, des fondations et des personnes qui croient en cette mission ».

Selon les mots de Behrooz Morvaridi, les organisations non gouvernementales, y compris à travers les médias, promeuvent les priorités des « philanthropes capitalistes d’élite » et contribuent ainsi « à la construction de l’agenda politique qu’elles soutiennent » (47). L’IMWF a réussi à remodeler les discours médiatiques dans la région des Grands Lacs, diversifiant ainsi la gamme d’articles de presse qui émergent de cette région et qui influencent l’opinion internationale. Cependant, en partenariat avec la Fondation Howard G. Buffett, elle a légitimé les activités de Buffett dans la région et son soutien au gouvernement rwandais.

Les révélations des Paradise Papers démontrent à quel point de vastes sommes de richesses sont détournées de pays comme la RDC (48). Il appartient aux journalistes d’interroger l’argent qui entre dans le pays provenant de la classe des milliardaires philanthro-capitalistes, et notamment des hommes comme Howard Buffett, dont la vision du développement régional – la privatisation comme voie de croissance – sape la lutte en cours dans laquelle les Congolais⋅es façonnent leur propre avenir.

Texte original : « The Problem With Capitalist Philanthropy », Jacobin le 6 février 2018. Traduction par Édouard Batot

Notes

1. « Howard Buffett Bets on Hydropower to Rebuild Eastern Congo », Aaron Ross, Reuters, 20 août 2015.

2. « Virunga National Park and its Rangers. A Green Vision for Eastern Congo ? », Simone Schlindwein, TAZ blog, 15 juin 2015.

3. Ibid.

4. Rapport annuel 2015, Howard G. Buffet Fondation.

5. Sur le type de philanthropie capitaliste élaborée par monsieur Windows, on lira : « Bill Gates Won’t Save Us », Ben Tarnoff, Jacobin, 15 août 2017.

6. « Capitalist Philanthropy and the New Green Revolution for Food Security », Behrooz Morvaridi, International Journal of Sociology of Agriculture & Food, vol. 19, no 2, 28 juin 2012.

7. Rapport annuel 2015, Howard G. Buffet Fondation.

8. « Philanthropic Power and Development.Who Shapes the Agenda ? », Jens Martens et Karolin Seitz, Bischöfliches Hilfswerk MISEREOR, 2015.

9. À ce sujet, voir aussi « Seize the Charities », Patrick Stall, Jacobin, 21 déc. 2016.

10. À ce sujet, lire l’impressionnante enquête : « Retour social sur investissement. Quand les fondations d’entreprise refont le monde », Celia Izoard, Revue Z, no 11, 2018.

11. Voir « The Philanthropy Hustle », Linsey McGoey, Jacobin, 10 nov. 2015.

12. « Capitalist Philanthropy and the New Green Revolution for Food Security », art. cité.

13. À ce sujet, voir « Pro Bono ? On Philanthrocapitalism as Ideological Answer to Inequality. The Communism of Capital ? », Mikkel Thorup, Ephemera : theory & politics in organization, 2013.

14. « Philanthropic Power and Development.Who shapes the agenda ? », Jens Martens et Karolin Seitz, art. cité.

15. Voir « How to Escape the Present », Nicole M. Aschoff, Jacobin, 1er août 2017.

16. « The Land Grabbers », Linda Farthing, Jacobin, 2 fév. 2017.

17. « The Global Farmland Grab in 2016 : How Big, How Bad ? », GRAIN, 14 juin 2016. Voir aussi le dossier de CQFD no 133 sur la question : « Libérons les terres ! », juin 2015.

18. « Warren Buffett’s Son Disagrees With Bill Gates », Shira Ovide, The Wall Street Journal, 12 déc. 2011.

19. « 2,400 Seeds of Hope », Agra News, 19 août 2016.

20. « Software and Seeds : Lessons in Community Sharing », GRAIN, Roberto Verzola, 22 oct. 2005.

21. « Statement on the Alliance for a Green Revolution in Africa (AGRA) », GRAIN.

22. « WEMA - Drought-Tolerant Maize for Sub-Sahara African Farmers », Monsanto Africa.

23. « Water Efficient Maize for Africa (WEMA) », Monsanto.

24. « Profiting from the Climate Crisis, Undermining Resilience in Africa:Gates and Monsanto’s Water Efficient Maize for Africa (WEMA) Project », African Centre for Biodiversity, avr. 2015.

25. « Nutrition Experts Alarmed by Nonprofit Downplaying Role of Junk Food in Obesity », Joanna Walters, The Guardian, 11 août 2015.

26. « Conagra Foods Appoints Howard G Buffett to Board of Directors », just-food.com, 28 janv. 2002.

27. « Public Authority and Conservation in Areas of Armed Conflict ; Virunga National Park as a State within a State in Eastern Congo », Esther Marijnen, Development & Change, Vol. 49 3, 12 Fév. 2018.

28. « Tension autour de la centrale hydroélectrique des Virunga », Esther Nsap, La Libre Afrique, 7 déc. 2017.

29. « Difficult Times for Virunga and its Hydropower Plants : Time to Get the Facts Right ! », Save Virunga, 18 déc. 2017.

30. « Risk Reward. The Howard G. Buffett Foundation 2012 annual report ».

31. « Letter Dated 12 November 2012 from the Chair of the Security Council Committee Established Pursuant to Resolution 1533 (2004) Concerning the Democratic Republic of the Congo Addressed to the President of the Security Council », Conseil de sécurité de l’ONU, 15 nov. 2015.

32. « US Foundation Faults Un Report on Congo », Eugène Kwibuka, The New Times, 2 avr. 2013.

33. « Philanthrocapitalism : A Self-Love Story. Why Do Super-Rich Activists Mock Their Critics Instead of Listening to Them ? », David Rieff, The Nation, 1er oct. 2015.

34. « Counting on Billionaires », Japhy Wilson, Jacobin, 3 mars 2015.

35. « How to Criticize “Big Philanthropy” Effectively », Dissent Magazine, 16 avr. 2014.

36. Voir notamment une histoire de l’assassinat du leader politique révolutionnaire Lumumba : « Patrice Lumumba (1925–1961) », Sean Jacobs, Jacobin, 17 janvier 2017.

37. « Howard Buffett Bets On Hydropower to Rebuild Eastern Congo », Aaron Ross, art. cité.

38. « LUCHA : Youth Movement in Congo Demands Social Justice », Marta Iñiguez de Heredia, Pambazuka News, 30 oct. 2014.

39. « Bad News : Last Journalists in a Dictatorship Review – Rwanda’s ‘Big Brother’ », Ian Birrell, The Guardian, 11 janv. 2016.

40. Voir http://science.time.com/2013/12/19/q-and-a-with-rwandan-president-paul-kagame-and-howard-buffett/ et https://www.youtube.com/watch?v=cep-h5kniq8.

41. « IWMF Condemns Killing of Colombian Journalist », International Women’s Media Foundation, 2 oct. 2015.

42. « Nazeeha Saeed – Raising Her Voice for Journalists in Bahrain », Ibid., 8 juil. 2014.

43. « IWMF calls for release of detained Azerbaijani journalist Khadija Ismayilova », Ibid. 1er sept. 2015

44. « Pfizer Pays Out to Nigerian Families of Meningitis Drug Trial Victims », David Smith, The Guardian, 12 août 2011.

45. « The Fight Against Walmart’s Labor Practices Goes Global », Michelle Chen, The Nation, 8 juin 2016.

46. « Costa Rica & Ecuador : Oxfam Reports on Labour Abuses & “Inhumane Conditions” in Pineapple & Banana Farms Sold in Germany », Fresh Fruit Portal, Business & Human Rights Resource Centre, 7 juin 2016.

47. « Capitalist Philanthropy and the New Green Revolution for Food Security », Behrooz Morvaridi, art. cité.

48. À ce sujet, voir par exemple : « How the Rich Stay Rich. An interview with Brooke Harrington », Doug Henwood, Jacobin, 20 nov. 2017.

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