Édition du 11 décembre 2018

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Élections 2018

L’Ode à l’eau

Quoi de plus ressourçant qu’une promenade le long d’un ruisseau cristallin qui ravit tous nos sens ? En premier, l’odeur de l’humus ravivée par l’humidité et la vue des flots dont l’incessante caresse polit les roches les plus dures en courbes harmonieuses nous transportent. Même nos oreilles sont charmées par le glou-glou apaisant. Rares sont encore les endroits où l’on peut aussi se désaltérer à l’onde pure…

tiré de : Élections québécoises (parution de septembre 2018) De Journal Entrée Libre

« De toute l’eau de la Terre, seul 0,5% est de l’eau douce accessible. Ce que nous prélevons excède la capacité de régénération : ça a en effet triplé en 50 ans. »

Elle coule dans les veines de la Terre-Mère, inégalement répartie ; le tempo de l’eau rythme la vie. Des démarches internationales sont activées depuis plusieurs années pour que le plus précieux des liquides soit reconnu « bien commun de l’humanité » et non pas objet de marchandisation au service d’intérêts privés.

L’Organisation des Nations Unies reconnaît l’accès à l’eau potable comme droit fondamental de l’humain, ce qui est aussi intrinsèque à nos chartes et nos règlements où est mentionné que « …chacun doit pouvoir accéder à une eau dont la qualité et la quantité permettent de satisfaire ses besoins essentiels ».

Il est même demandé à toute personne de « prévenir ou, à défaut, de limiter les atteintes qu’elle est susceptible de causer aux ressources en eau et, ce faisant, de prendre part à leur protection ».

Pourtant des gouvernements élus, même parmi les pays les plus riches, menacent ces ressources vitales, en donnant à des industries priorité d’usage, y compris devant les besoins agricoles, agro-alimentaires ou domestiques quotidiens !

C’est le cas au Québec avec la loi 106 sur les hydrocarbures qui donne préséance à des entreprises privées sur notre ressource en eau…

Nous n’aurons la paix qu’avec l’abrogation de cette loi (in)-digne du Far-West, une loi scélérate dont l’impact sur nos milieux de vie peut être irréversible. Réclamons aussi l’interdiction de la fracturation hydraulique, comme l’ont déjà fait plusieurs États.

Ayons une pensée à chaque usage du précieux liquide pour préserver notre ressource en eau ; en la voyant partir dans le dallot, chantons une petite ode à l’eau !

Sylvie Berthaud est porte-parole du Groupe Vigilance d’Ham (GROUVIDHAM

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