Édition du 13 novembre 2018

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Immigration

La Commission canadienne des droits de la personne décide qu'elle n'a pas juridiction pour entendre la plainte de Lucy Francineth Granados contre l'Agence des services frontaliers.

Les Organismes pour la justice migratoire dénoncent le manque de recours contre l’ASFC.

Conférence de presse
Mercredi, 24 octobre 2018, 10h
1710 rue Beaudry, local 2.7, Montréal

Lucy Francineth Granados (vidéo enregistrée chez elle au Guatemala)
Guillaume Cliché-Rivard, vice-président de l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration (AQAADI)
Viviana Medina, Centre des travailleurs et travailleuses immigrants
William Van Driel, Solidarité sans frontières

La Commission canadienne des droits de la personne (CCDP) a décidé qu’elle n’a pas la juridiction pour étudier une plainte contre l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) déposée par Lucy Francineth Granados. Cette décision laisse Granados et les autres migrant(e)s sans recours contre l’ASFC.

Madame Granados a été arrêtée violemment chez elle, tôt le matin du 20 mars 2018, par quatre agents de l’ASFC. Elle a été détenue et déportée au Guatemala le 13 avril 2018. Les résultats d’examens médicaux passés par Granados au Guatemala, qui démontrent la gravité des blessures infligées par l’ASFC, ainsi que l’information reçue grâce à une demande en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels, qui révèle ce qui s’est passé pendant l’intervention musclée de l’ASFC, seront divulgués durant la conférence de presse.

Madame Granados a vécu à Montréal pendant neuf ans. Sa demande d’asile a été refusée en 2011 et elle a reçu l’ordre de quitter le Canada. Elle est plutôt restée ici, comme migrante sans papiers, travaillant dans la précarité pour faire vivre ses trois enfants, sa mère et son frère, malade chronique, au Guatemala. Elle s’est éventuellement impliquée dans la défense des droits des migrant(e)s sans papiers. Au moment de son arrestation, elle attendait une réponse à sa demande pour régulariser son statut au Canada, remplie en septembre 2017.

Dans une vidéo qui sera présentée à la conférence de presse, Madame Granados décrit la situation de sa famille depuis sa déportation avec les blessures physiques et le traumatisme psychologique causés par l’ASFC.

- Source : Solidarité sans frontières

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