Édition du 14 novembre 2017

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Les droits et libertés

Le Canada garde le silence sur les violences faites aux femmes et les violations des Droits Humains au Mexique

Le 23 juin 2017, le Canada célèbre son 150e Anniversaire, à l’occasion duquel, une Exposition photo est organisée au Musée canadien pour les Droits de la Personne, qui prendra fin au Manitoba. L’exposition présente des photos de femmes qui protestent contre les violences qu’elles subissent au Mexique. Le photographe Marc Bergeron offre ainsi un témoignage vivant de l’aggravation de la violence au Mexique, qui affecte surtout les personnes les plus vulnérables que représentent les femmes, et de l’augmentation des cas de violations des droits humains du peuple mexicain.

Le Mexique est le pays des fosses communes, des assassinats de Journalistes, des déplacements forcés ou des disparitions forcées, comme l’a illustré le cas des 43 étudiants d’Ayotzinapa, qui reste impuni malgré les dénonciations au niveau national et international. Ce sont près de 30,000 personnes qui ont ainsi disparu au Mexique, recherchées qu’elles sont par leurs proches. L’État mexicain ne montre aucun intérêt, même minimal, pour éclaircir la situation et encore moins pour mettre fin à la vague de violence dans le pays.

Pour sa part, le Canada a également une responsabilité en gardant le silence sur les violences faites aux femmes et sur les violations des Droits Humains, en plus des dommages causés par ses Compagnies Minières. Par ailleurs, le Canada maintient le Mexique dans la liste des "Pays sécuritaires", justifiant ainsi le rejet des demandes d’asile, les détentions des Mexicains sans papiers et la poursuite des déportations.

La revue Forbes du 11 mai 2017 met en avant le fait que le Mexique est la zone de conflit armé la plus mortelle au monde après la Syrie, mais devant l’Irak et l’Afghanistan, selon une étude réalisée par l’Institut International d’études stratégiques (IISS sigle en anglais). Le nombre de victimes assassinées qui touche le pays à cause de la guerre entre les cartels de la drogue est très préoccupant, atteignant 23,000 en 2016.

L’effusion de sang est d’autant plus surprenante que "Le Mexique subit un conflit caractérisé par l’absence d’artillerie, de tanks ou d’avion de combat », selon les mots du directeur général de l’IISS, John Chipman.

Nous, Mexicain.e.s Uni.e.s pour la Régularisation, considérons que le silence du Canada devant cette situation, est synonyme de complicité, raison pour laquelle nous demandons : un débat public à propos des violences faites aux femmes et des violations des Droits Humains. De plus, conformément à la décision du Juge Boswell, le fait de garder le Mexique sur la liste des "Pays sécuritaires" est tout à fait illégal et illégitime, raison pour laquelle nous demandons son retrait immédiat de la liste ; nous demandons également : un programme général, inclusif et immédiat de la régularisation de touTEs les citoyenNEs mexicainEs qui ont trouvé refuge au Canada, où un grand nombre y travaillent et s’y sont intégrés depuis plusieurs années.

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