Édition du 20 février 2018

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Politique d’austérité

Le SCFP dénonce un autre maire « pas fiable » à la ville de Mascouche

MASCOUCHE, QC, le 11 sept. 2017 - Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), via son Conseil provincial du secteur municipal (CPSM) qui représente, entre autres, les cols bleus de Mascouche, a tenu une manifestation ce soir devant l’hôtel de ville de Mascouche où se tenait le conseil municipal.

Ce rassemblement de syndiqués municipaux visait à dénoncer les agissements du maire actuel de Mascouche, Guillaume Tremblay, à qui le SCFP reproche de diminuer les services aux citoyens, de coûter cher aux contribuables avec la sous-traitance à outrance, de ne pas respecter ses employés, de doubler la masse salariale des cadres de la Ville et de réduire la qualité des installations municipales.

Le SCFP a produit et distribué aux citoyens une nouvelle carte postale de maire « Pas fiable », à l’effigie, cette fois-ci, de Guillaume Tremblay. Cette nouvelle carte s’ajoute à la collection qu’elle avait publiée en avril 2016. Ces cartes nous présentaient des politiciens municipaux, dont certains avaient été dénoncés pour pratiques abusives et antisyndicales. D’autres avaient fait face à des accusations criminelles ou avaient été reconnus coupables de telles accusations.

On se souviendra qu’à la Ville de Mascouche, sept personnes avaient été arrêtées en 2012 à la suite d’une opération policière menée par l’Unité permanente anticorruption (UPAC). Le maire de l’époque, aujourd’hui décédé, était parmi les personnes arrêtées et accusées d’avoir participé à un système de corruption et de collusion dans l’octroi des contrats de la Ville. D’ailleurs, quatre des accusés avaient plaidé coupables.

Le SCFP trouve troublants les agissements de l’administration actuelle de Mascouche. « Au mois de janvier dernier, nous avons tenu une conférence de presse où l’on avait présenté des faits et des chiffres qui prouvaient le retour d’une gestion douteuse des taxes des contribuables de la ville de Mascouche. Il semble que ces pratiques n’ont pas cessées malgré les conclusions de la Commission Charbonneau ! », de s’étonner Denis Bolduc, président du SCFP-Québec.

Le SCFP a, encore une fois, dénoncé le fait que la masse salariale des cadres a presque doublé alors que la population de Mascouche a augmenté d’environ 2000 résidents seulement.

« Le maire Guillaume Tremblay a fait passer le nombre de cadres de 25 en 2013 à 46 en 2017. De plus, des tâches qui étaient auparavant effectuées par les employés municipaux - sont actuellement données en sous-traitance à des compagnies privées faisant perdre leur emploi à 15 personnes. Ça nous paraît louche, très louche ! », de déclarer Patrick Gloutney, président du CPSM. 

À la veille des élections municipales, le SCFP appelle les citoyens de Mascouche ainsi que les médias à rester vigilants sur ce qui se passe dans cette ville.

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