Édition du 24 avril 2018

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

France

Manifestations du 22 mars : ce n’est qu’un début !

La mobilisation du 22 mars a été à la hauteur de nos espérances, d’un coup de semonce face aux attaques du gouvernement. Plusieurs dizaines de milliers de cheminotEs ont manifesté, des dizaines de milliers de personnels des services publics. Cette mobilisation donne le signal, 50 après Mai 68, d‘une possible mobilisation de masse contre le gouvernement Macron. En tous cas, comme disait Olivier Besancenot, “Macron a expliqué qu’il ne sentait pas la colère, il va la sentir passer” avec cette mobilisation.

tiré de l’Anticapitaliste, journal du NPA

Macron a expliqué qu'il ne sentait pas la colère, il va la sentir passer, dit Besancenot from NPA on Vimeo.

Dans les finances publiques très forts taux de grève variants selon les régions et les départements entre 26% pour les plus faibles à 70% pour les plus élevés. La majorité étant à plus de 40%. Sur Paris le taux de grève s’élève à 41,48% ce qui est 7 points de plus que le 10 octobre avec une petite dizaine de sites fermés sur 27. Demain, des AG ont lieu pour discuter des suites.

À Paris, la mobilisation a été imposante, avec 25 000 cheminots selon la CGT. Des cortèges très combatifs.

Déclarations d’Olivier Besancenot le 22 mars 2018 from NPA on Vimeo.

À Bordeaux, 15000 personnes (8000 pour les flics). Plusieurs pré-rassemblements étaient appelés qui ont convergé vers le point de départ, dont les postiers où la grève, débutée il y a 15 jours dans un bureau de poste s’étend (plus de 20 bureaux en grève). Plusieurs centaines de facteurs au rassemblement pour départ collectif à la manif, auxquels se sont joints des délégations (Ford, Santé, Carsat, Inspection du travail...).

Au terme de la manif, une grande partie du cortège a continué pour terminer à côté de la Fac de la Victoire occupé. Vu le nombre, l’AG de lutte étudiants-travailleurs (prévue dans l’amphi occupé) s’est tenue sur la place en extérieur : pas loin de 2000 personnes. Interventions des Postiers, de la Santé, de Philippe Poutou pour Ford... Nos interventions sur la nécessité de construire la suite, les possibilités de convergences, la manif locale samedi pour l’emploi avec les Fords, la date du 3 avril... très écoutées et bcp de signes de sympathie et d’assentiment. L’intervention de Philippe a été acclamée. Il y a un vrai climat et des choses qui se passent... En tout cas tous ceux qui étaient là étaient très réceptifs, même si les secteurs réellement en lutte sont encore limités.

3500 personnes à Bayonne. Cortège syndical, étaient visibles CGT, FO, Solidaires, UNSA et LAB (syndicat basque). Les cheminot-es du Pays basque étaient présent-es car la SNCF avait supprimé tous les trains (64-65..) pour ne pas qu’il y ait une montée des gréviste sur Paris.

3 500 personnes à Angoulême. 180 cheminots sont arrivés en cortège de la gare pour rejoindre la manif, ce qui est très bien. La CGT majoritaire dans la manif, mais FO bien représenté ainsi que FSU et Solidaires16. La CFDT en plus petit cortège. Et bien sûr les retraitéEs très présenteEs ! C’est un bon chiffre de participation et même si la manif était plutôt silencieuse (comme d(habitude...). La CGT et la CFDT Leroy-Somer ont appelé à la journée de grève et dans certains secteurs ça a été bien suivi. Je vais voir demain plus précisément. Mais peu de salariés du privé clairement représentés. 

6500 annoncés par les syndicats à Tarbes, cela fait une grosse manif. Quelques cheminots présents puisqu’il n’y avait plus de train pour monter à la manif. Une AG-forum à la fin : 300 personnes, ce qui est bien aussi. Un ton combatif global avec 2 tonalités dominantes, les plus favorables à l’unité intersyndicale et ceux qui n’en faisaient pas une condition. Ceci dit, malgré des interpellations diverses : tract de toutes les orgas, syndicats et assos en direction de la population, comité de mobilisation ou éventuelle prochaine date de manif, sachant qu’une grève des finances publiques semble se dessiner le jeudi 29, pas de décisions sinon d’attendre une intersyndicale locale qui attendra elle-même les décisions de l’intersyndicale nationale et un appel à des ag sur les lieux de travail pour que les salariés décident.
Périgueux près de 4000 manifestants. Cortège dynamique et par boites. Pour beaucoup de cheminots, pas de montée à Paris possible car direction SNCF a supprimé tous les trains prévus pour la montée des manifestants. A Sarlat, 300 personnes et cortège bien animé. Une réunion dans les locaux de la CGT s’est tenue après la manif, ouverte à toutes les forces syndicales, politiques, associations, etc. du Sarladais. Un comité de lutte se crée avec l’idée d’organiser des initiatives locales entre les initiatives nationales.
 
À Toulouse, informations détaillées à venir. En attendant, une vidéo de salariéEs de la santé en grève.

On le sentait venir dans les conversations, sur les lieux de travail et d’études, dans les médias aussi, mais si, si, la mobilisation s’est confirmée massive à Montpellier. Les syndicats avancent le chiffre de 7000. Ce qui ne trompe pas : c’est beaucoup plus que les manifestations, pourtant importantes, lors de la bataille contre la loi “travail”. La CGT fournissait le plus gros des troupes, divers étaient représentés : hospitaliers, cheminots département, services à la personne, retraité-es, chercheurs… Lycéen.nes et étudiant.es étaient en nombre.

À Lyon, une grosse manif sous le soleil dans une ambiance dynamique. 9 200 selon les flics et 15 000 selon la CGT. 200 à 300 étudiantEs et des lycéenEs en cortège bien animé. Environ 200 à 300 de la santé et 50 à 100 cheminots. Grosse présence CGT, Solidaires et en moindre mesure FO et FSU, faible présence Cfdt. Une dizaine d’UPR chahutés au début puis bloqués en cours de manif par une chaîne de militantEs PG, NPA, CGA.
 
 
À Évreux, la mobilisation a rassemblé entre 1300 et 1 500 personnes. La CGT et FO réunissaient le plus gros des troupes. Comme souvent à Evreux, la manif était plan-plan. Un cheminot a eu des paroles fortes, toniques qui ont fait réagir la foule par des cris, des applaudissements. Nos slogans ont été repris par les manifestant.es proches de nous. En particulier : « nous sommes tous des cheminots, mai 68- mai 2018, tous ensemble tous ensemble, bloquons le pays ».
 
À Angers, 5000 personnes, auxquelles il faut ajouter 450 à Saumur et 400 à Cholet (il y en avait en tout 3500 le 10/10, CFDT comprise...). Le cortège CGT était imposant, suivi de celui de FO et de la FSU. Même le cortège de Solidaires rassemblait plusieurs centaines de manifestant.es. Côté réformes de l’éducation, il y avait une quarantaine d’universitaires (50% enseignants et 50% BIATSS), et un peu de jeunes (200-300 dont une bonne moitié de lycéen.ne.s).

À Nantes, environ 10 000 manifestant.e.s ont battu le pavé (comme le 22 octobre). Un cortège de tête composé majoritairement de jeunes (environ 1000 personnes), puis la banderole unitaire, Solidaires, FO, CGT (le plus important), UNSA, FSU. Quelques frictions avec les forces de l’ordre, encore très (trop) visibles. La presse rapporte 7 interpellations. 

4000 personnes au Mans.

Forte mobilisation le matin à Saint-Malo (près de 1000) et à Rennes (de 8 à 10 000). Les deux cortèges étaient très éclectiques, rassemblant fonctionnaires territoriaux et enseignants, cheminots, postiers à Rennes (certains facteurs sont en grève depuis 73 jours), personnels hospitaliers et des EHPAD, salariés de l’Adapei, de pôle emploi… À Saint-Malo, une soixantaine de lycéen.ne.s, sensibilisés à la réforme du bac et à la sélection à l’accès à l’université, sont sortis de Jacques Cartier et ont rejoint la manif.

À Rennes, le cortège étudiant (300) a été nassé près de 2h et interdit de rejoindre la manif, les responsables Solidaires/CGT/FO ont tenté de négocier avec les flics en vain. Du coup, les postiers et jeunes ont forcé la ligne de CRS, quelques gaz et coups, et la nasse a été ouverte. Très gros cortèges de la CGT. À l’issue de la manif, petite réunion informelle entre militantEs pour la création d’un collectif d’usagers solidaires des grévistes pour soutenir la lutte des postiers et des cheminots à venir avec des diffs devant la gare, aux rassemblements des postiers... On a causé à pas mal d’orgas politiques pour une déclinaison locale de la déclaration unitaire.
À Lannion, 1200 participants, un groupe de lycéens, une grosse présence de la CGT.
 
 
2500 personnes à Besançon. CGT, Solidaires, FO. Un fort cortège de l’ONF. LO, NPA, FI et les libertaires. Les participantEs étaient satisfaitEs. Une AG interpro a eu lieu à la fac de lettres. Quelques dizaines dont une majorité d’étudiantEs.
Dijon : plus de 3000 annoncés. Bonne ambiance, mais peu de slogans. Présence remarquée des cheminots et des hospitaliers, dont HP avec grève depuis + d’un mois. A noter l’unité intersyndicale – y compris CFDT – aux impôts (34 % de grévistes cf un responsable syndical).
 
À Orléans, 5 000 participantEs au cortège syndical. Très forte présence dans le cortège CGT d’inorganiséEs. 
En gros : 400 FO, 300 CFDT, 250 FSU, 450 Solidaires. À la fin de la manif, Solidaires a fait une petite manif sauvage avant de se retrouver devant le rectorat, pour un rassemblement des personnels des lycées Lurçat et Benjamin Franklin en lutte pour plus de moyens. 600 personnes à Montargis(hopital, centrale de Dampierre...).
A Châteauroux dans l’Indre, plus de 2000 manifestants. Présence de CGT, FO, CFDT, NPA, PCF, FI, LO. 
 
Pour le Gard, quatre belles manifestations dynamiques 2000 personnes à Alès, 300 à Bagnols sur Cèze et 6000 à Nîmes et au Vigan. A Nîmes la manif dépassait le cadre habituel : finalement peu de drapeaux syndicaux par rapport au nombre de personnes présentes. Beaucoup plus de monde que le 10 octobre. 150 cheminot-es du Gard sont monté-es à la manif parisienne.
 
En Auvergne, les manifestations ont regroupé 1500 personnes à Aurillac, 1200 à Moulins, 2000 au Puy en Velay. À Clermont-Ferrand, une centaine d’étudiant.es ont rejoint la manifestation fonction publique. À la fac se tient une AG mercredi 28 mars. La manifestation a rassemblé 4000 personnes selon la police, 6000 selon les organisateurs. Étaient présents Poste, SNCF, impôts, collectivités territoriales, CHU, CROUS, éducation nationale, pénitencière, EHPAD… Quelques représentants du privé également : Michelin, Constellium, des retraités, des chômeurs (MNCP chom’actif…).
 
Près de 5000 manifestants à Nice. Mobilisation importante de la CGT en particulier des Hospitaliers, de Solidaires et de la FSU. Participation très diversifiée : pompiers, enseignants, étudiants, retraités, Syndicat de la magistrature…
 
À Avignon, il y avait le double environ de participants par rapport aux manifs de septembre dernier contre les ordonnances “loi travail”. Nous estimons qu’il y avait près de 5000 manifestants. Gros cortège CGT, avec les cheminots (ambiance assez combattive), cortège FO et FSU (bien plus nombreux que lors des mobilisations précédentes), SUD, PC, CNT et NPA en fin de défilé.

 
À Chambéry  comme partout, on est un peu au-dessus de la dernière manif fonction publique, avec entre 3 et 4000 manifestants. Le point noir, c’est le taux de gréviste, qui semble avoir été partout un peu décevant. 
En Haute-Savoie, de grosses manifs, plus importante que manif service public octobre 2017. Thonon : 500. Annecy : entre 2500 et 3500. 
 
55 000 à Marseille. Le Havre 3000, Rouen 8000, Alençon 1000, Caen 6000, 
Lyon 10 000, Brest 4000, Rennes 10 000, Saint Malo 1000, Nantes 5 000, Saint Brieuc 3500, Lorient 2400, Quimper 2300, Morlaix 1200, Lannion 1200, Vannes 1000, Dinan 350, Quimperlé 350, Belle-Île-en- mer 30, Toulouse 15000, Avignon 5000, Marseille : 55 000, Narbonne : 2000, Perpignan : 7000, Montauban : 3000 (2000 le 10) Digne : 1300, Perigeux : 3000 (2000 le 10/10), Pau : 5000 (3000 le 10/10), Bayonne : 3000 (2500 le 10), Nice 5000, Tarbes 6500, Reims : 2500 (1500 le 10), Chalons : 600, Nevers : 1000, Besançon 2500 (2000 le 10, )Montbelliard 800, Dole : 800, Orléans 4000, Le Mans 4000, Saumur 450, Cholet 400, Tours 400, Angers 5000, Chambéry 4000 Aurillac : 1500, Moulin 1200, Puy-en-Velay 2000, Angoulême : 3000, Clermont-Ferrand 5000

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