Édition du 21 novembre 2017

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Europe

« Le pain, le travail, le logement et l’égalité »

Marches de la dignité diffusent leur message partout à Madrid

RT News | 27 mai 2017

Les griefs des manifestant-e-s concernaient lLa corruption, l’insécurité d’emploi, la privatisation des services publics, la détérioration de l’éducation et des services de santé.

« Récupérer les droits qu’on nous enlèvent depuis plusieurs années ». Tel est l’objectif des Marches pour la Dignité qui ont parcouru les principales rues de Madrid samedi 27 mai, comme nous l’a expliqué Silvia Salamanca, porte-parole de la coordination de l’événement au niveau de l’État espagnol qui défend également la nécessité de d’occuper la rue, mais comme elle le dit, « il y avait des gens qui pensaient ne plus avoir besoin d’être dans la rue, qu’il était suffisant d’être dans les institutions, de voter dans les parlements pour changer les choses ».

« Dans ce pays, nous explique Salamanca, nous avons souffert deux réformes du travail : une faite par le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et l’autre par le Parti populaire (droite), et il semble que les deux ont uni leurs forces pour criminaliser la protestation des gens s’exprimant dans les rues pour défendre leurs droits, et ce qui les dérange. »

Mais cela n’a pas empêché près de 200 autobus venus de toute l’Espagne de venir à Madrid pour se joindre à une manifestation de masse en défense des droits fondamentaux des travailleurs et des travailleuses.

Dénoncer l’image d’une « Espagne idyllique que vend gouvernement Rajoy » qui ne correspond pas à la réalité est un autre objectif de cette manifestation.

« Se battre pour les droits du peuple et lutter pour la justice sociale n’est pas un crime et nous continuerons dans prendre la rue, car on veut nous bâillonner et nous faire peur » - explique Silvia Salamanca, qui a également ajouté que « nous voulons la liberté pour les prisonniers qui ont été arrêtés pour s’être battus ».

Comme le journal « Público » le signalait, « parmi plus de cent organisations appuyant les Marches de la dignité, il y a de nombreuses assemblées du 15 M, la plate-forme des personnes touchées par les hypothèques (PAH), certaines organisations comme le parti Izquierda Unida (IU), le Parti communiste des peuples d’Espagne (PCPE), et EQUO et les Anticapitalistes et des syndicats comme la CGT, CNT et Solidaridad Obrera,et beaucoup d’autres organisations et collectifs ».

Dans un climat tendu par la menace terroriste qui est toujours suspendue au-dessus des grandes foules et surtout dans une ambiance paisible et festive, les marches se sont déroulées sans incident majeur, et ont permis qu’à Madrid puisse se faire entendre la voix de ceux et celles qui sont touchés par un système politique entachée par la corruption et qui est incapable de répondre aux besoins des plus défavorisés. En fait, les slogans des manifestants se sont concentrés précisément sur la corruption, l’insécurité de l’emploi, la privatisation des services publics et d’éducation et la détérioration du système de santé.