Édition du 13 novembre 2018

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Amérique centrale et du sud

Mexique : Peña Nieto joue le rôle de gendarme de Trump, en arrêtant la Caravane des migrants d'Amérique centrale

La classe ouvrière doit faire preuve de solidarité avec les frères et sœurs de classe centraméricaine. Le Mexique accepte notre leadership, merci Mexique ! C’était le message de Donald Trump, avant des mesures adoptées par le gouvernement de Peña Nieto envers la Caravane de plus de sept mille frères et sœurs centraméricains qui fuient la misère et la violence dans leur pays comme cela se passe dans de nombreux pays, dont le nôtre. Ils ont le but d’atteindre les États-Unis.

La majorité des migrants sont d’origine hondurienne, qui fuient leur pays en raison de la terrible situation qu’ils ont vécue pendant neuf ans lorsqu’un coup d’État a eu lieu ; le gouvernement actuel, dirigé par Juan Orlando Hernández, élu en 2014, a été extrêmement répressif et est accusé d’être arrivé à la présidence avec fraude. Il a toutefois été reconnu par les États-Unis. L’ingérence de l’impérialisme américain dans la région a provoqué la misère et la violence des centaines de milliers de Centraméricains qui fuient chaque année vers le nord, malgré les grands risques qu’ils courent.

Face aux menaces et aux pressions de l’ultra droitiste Donald Trump, qui a qualifié les migrants de " criminels très endurcis", Peña Nieto a envoyé un grand groupe de la Police fédérale, son agence préférée pour la répression. En même temps, cherchant à les diviser, il leur a tendu le piège de leur offrir l’accès au Mexique en tant que réfugiés à ceux qui acceptent de signer la demande, ce qui annule automatiquement la possibilité de continuer leur migration vers les États-Unis. Plus d’un millier sont tombés dans le piège, tandis que la plupart ont décidé de ne pas signer et d’entrer dans notre pays "illégalement", traversant la rivière Suchiate.

Trump n’a donc pas eu tort de dire que le gouvernement mexicain accepte son leadership : Peña Nieto a une fois de plus cédé à ses exigences et cherche à arrêter la Caravane, tandis que le gouvernement hondurien a ordonné la fermeture de la frontière. C’est pourquoi nous rejetons publiquement la politique anti-immigré de Peña Nieto, qui s’est mis a genoux une fois de plus devant les desseins du gouvernement raciste des États-Unis, jouant le rôle honteux de gendarme de l’impérialisme nord-américain.

Nous dénonçons également la position d’Andrés Manuel López Obrador, qui tente de s’ennoblir avec Trump, en contenant la migration vers les États-Unis avec la promesse de créer des emplois pour les Centraméricains ainsi que pour les Mexicains ; cependant, il ne sera en aucun cas possible de garantir un travail suffisant et, surtout, un travail bien payé aux Mexicains ou migrants centraméricains, sans casser avec ce modèle néolibéral. C’est l’essence même de la "compréhension" entre Trump et le prochain président. C’est pourquoi le président nord-américain a parlé des "dirigeants du Mexique".

Outre cette politique répressive et de criminalisation, les migrants sont vulnérables aux groupes criminels et à l’insécurité qui prévaut dans le pays. Quelques jours après l’entrée de la caravane, des viols de femmes honduriennes ont été révélés. Le gouvernement mexicain est responsable de cette situation et doit assumer son obligation de garantir leurs droits.

C’est pourquoi il est nécessaire d’exprimer notre solidarité avec les migrants, de répudier toute expression xénophobe et raciste, de leur offrir notre aide en rassemblant de la nourriture et des vêtements, comme nous l’avons fait lors du séisme de l’année dernière, de les accompagner et de les soutenir politiquement, contre le gouvernement Trump et ses menaces, dénonçant la répression du gouvernement Peña Nieto. Le peuple mexicain doit exiger que ses droits soient pleinement garantis, c’est-à-dire la liberté de transit et sa sécurité, et qu’une politique migratoire soit encouragée pour régulariser sa situation dans le pays. Et une fois de plus dans l’histoire, nous devons exiger notre indépendance totale vis-à-vis des modèles américains.

Le peuple doit dire avec force, Bienvenue au Mexique !

À bas les frontières capitalistes !
Répudions les menaces de Trump.
Soutien total aux migrants !

Movimiento al Socialismo, Section mexicaine de l’Unité Internationale des Travailleurs (UIT-QI)

http://www.uit-ci.org/index.php/noticias-y-documentos/crisis-capitalista-mundial/2131-la-clase-trabajadora-debe-solidarizarse-con-los-hermanos-de-clase-centroamericanos

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