Édition du 11 décembre 2018

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Santé

Programme public de psychothérapie - M. Barrette a choisi de favoriser le privé et les médecins, se désole l'APTS

LONGUEUIL, QC, le 5 déc. 2017 - L’APTS accueille favorablement la mise en place d’un programme public de psychothérapie. « Nous sommes toutefois surpris de constater que le ministre Barrette n’ait pas attendu la publication de l’avis, prévue d’ici la fin de l’année 2017, de l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) avant de faire son annonce. Après tout, c’est M. Barrette lui-même qui a confié à l’INESSS le soin d’évaluer les différents modèles de déploiement et de financement d’une couverture élargie des services de psychothérapie au Québec, s’étonne Carolle Dubé, présidente de l’APTS. Pourquoi ne pas avoir attendu de connaître l’opinion des experts qu’il a lui-même mandatés ? Nous invitons le ministre à faire preuve de transparence et à nous dire pourquoi il a passé outre l’avis de l’INESSS. »

Par ailleurs, l’APTS constate une nouvelle fois la nette préférence du ministre pour les cliniques privées et les GMF. En effet, ceux-ci accueilleront les patient·e·s qui seront inscrit·e·s au nouveau programme. « Le ministre semble avoir un préjugé défavorable envers les CLSC. Depuis son arrivée en poste, il n’a cessé de malmener ces institutions à coup de compressions et de transferts de ressources, s’inquiète la présidente. Les CLSC rendent pourtant de précieux services de proximité à la population. Il y a également une véritable interdisciplinarité entre les professionnel·le·s qui y travaillent, pour le plus grand bien des patient·e·s. Il a également choisi la voie du remboursement des frais par la Régie de l’assurance maladie du Québec, alors qu’il aurait très bien pu favoriser l’embauche de professionnel·le·s de la santé mentale dans le réseau public. »

L’APTS constate également la préférence du ministre pour les médecins. Selon le programme, les patient·e·s devront obligatoirement obtenir une référence médicale afin d’avoir accès à une psychothérapie, alors que l’accès aux médecins de famille est encore très difficile pour beaucoup de gens. « Les professionnel·le·s en santé mentale sont pourtant les mieux placé·e·s pour déterminer si un·e patient·e nécessite une psychothérapie. Encore une fois, l’expertise et l’autonomie des professionnel·le·s sont contournées pour favoriser celles des médecins, s’emporte Carolle Dubé. C’est devenu une habitude chez M. Barrette. »

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Sur le même thème : Santé

Sections

redaction @ pressegauche.org

Québec (Québec) Canada

Presse-toi à gauche ! propose à tous ceux et celles qui aspirent à voir grandir l’influence de la gauche au Québec un espace régulier d’échange et de débat, d’interprétation et de lecture de l’actualité de gauche au Québec...