Édition du 11 décembre 2018

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Travail

Refuser des avantages sociaux aux employés travaillant au salaire minimum est scandaleux, selon Unifor

TORONTO, le 5 janv. 2018 - La décision de Tim Hortons et d’autres entreprises de couper les avantages sociaux et les pauses rémunérées, en attribuant ces compressions à l’augmentation du salaire minimum en Ontario, constitue une tactique d’intimidation de la part des propriétaires d’entreprise âpres au gain, selon Unifor.

« L’augmentation du salaire minimum qui s’applique depuis le 1er janvier dernier est attendue depuis longtemps et elle est très bien méritée. Il est tout simplement scandaleux de constater que des propriétaires d’entreprises prospères utilisent cette situation comme prétexte pour satisfaire à leur propre cupidité », a affirmé Jerry Dias.

Un point de vente Tim Hortons situé à Cobourg, en Ontario, qui appartient aux héritiers des fondateurs de la chaîne de beignets, a fait la manchette par suite de sa décision de couper les avantages sociaux et les pauses rémunérées de ses employés non syndiqués qu’il attribue à l’augmentation du salaire minimum à 14 $ l’heure entrée en vigueur cette semaine.

De nouveaux cas où d’autres points de vente Tim Hortons et d’autres chaînes de restauration ont emboîté le pas en coupant les avantages sociaux et même en confisquant les pourboires des travailleurs ont depuis été mis au jour. Ces agissements font suite aux plaintes formulées par le président et chef de la direction de Loblaw, Galan Weston, l’été dernier, au sujet du coût de cette augmentation salariale.

« Nous ne pouvons pas continuer d’avoir une économie basée sur des salaires au seuil de la pauvreté pour les travailleurs » a affirmé M. Dias.

« Au moment où les directeurs généraux empochent des salaires records de plusieurs millions de dollars, il n’est pas exagéré de demander que les travailleurs aient droit à un niveau de vie décent - et cela commence par l’augmentation du salaire horaire minimum », a-t-il poursuivi.

M. Dias a souligné que les discussions ayant trait à l’augmentation du salaire minimum ont été abondantes pendant les mois précédant son entrée en vigueur et que les entreprises ont eu amplement l’occasion de se préparer sans offenser un personnel vulnérable. De plus, les petites entreprises se sont vu accorder un allègement fiscal afin d’atténuer la portée de cette nouvelle norme.

« Ces gens d’affaires fortunés n’ont aucune raison de faire de telles coupes. Les travailleurs méritent mieux, et leurs droits doivent être respectés », a déclaré Naureen Rizvi, directrice de la région de l’Ontario d’Unifor. Mme Rizvi a souligné également que les travailleurs syndiqués ne sont pas visés par la prise de mesures arbitraires semblables, parce que l’employeur ne peut écarter les droits prévus dans une convention collective.

« Nous avons vraiment constaté cette semaine pourquoi les travailleurs ont besoin d’une voix plus forte en milieu de travail », a renchéri M. Dias.

Unifor

À propos du projet Unifor


Depuis deux ans, le SCEP et les TCA ont entrepris le processus de création du nouveau syndicat Unifor. Plusieurs comités composés des membres des deux syndicats ont ainsi travaillé à élaborer les structures, les statuts, le nom et le logo, les politiques, l’intégration, etc. du syndicat Unifor. L’an dernier, les congrès nationaux des deux organisations ont approuvé le processus alors que cette fin de semaine (30 août-1er septembre 2013), se déroule le congrès de fondation à Toronto.

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