Édition du 14 novembre 2017

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Éducation

UdeM - Un projet de loi privé qui priverait les professeurs de leurs droits !

Montréal, le 7 novembre 2017 – En août dernier, la direction de l’Université de Montréal déposait un projet de loi privé à l’Assemblée nationale modifiant la Charte de l’université. « Malgré ce qu’avance le recteur Guy Breton, les amendements inscrits dans ce projet de loi n’ont rien d’anodin. Ils modifient en profondeur les équilibres de pouvoir entre les différentes instances décisionnelles de l’université, ce qui a pour effet de miner la capacité de la communauté universitaire en général et des professeurs en particulier de participer aux décisions qui affectent l’avenir de leur institution », affirme Jean-Marie Lafortune, président de la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU).

S’il est adopté, ce projet de loi aura également pour effet de bafouer les conventions collectives existantes en faisant fi des ententes négociées de bonne foi entre les professeurs et la direction, comme en fait foi un grief déposé récemment par le Syndicat général des professeurs et professeures de l’Université de Montréal (SGPUM). Pour la FQPPU, il est extrêmement préoccupant que le gouvernement accepte de donner suite aux velléités autoritaires du recteur de l’Université de Montréal en s’ingérant dans les relations de travail.

Par ailleurs, la Fédération s’interroge sur le caractère privé de ce projet de loi, qui a été déposé par Marie Montpetit, députée de Crémazie, alors qu’elle vient d’être nommée ministre de la Culture et des Communications. Qu’en pense la ministre responsable de l’Enseignement supérieur, Hélène David ? Ne serait-il pas plus sage, avant son adoption, de soumettre ce projet de loi au Conseil des universités du Québec, qui sera créé prochainement, et ainsi obtenir un avis éclairé sur la question ?

Le fait de concentrer tous les pouvoirs de l’Université de Montréal dans les mains d’un conseil d’administration où des membres externes issus de l’entreprise privée sont majoritaires, est inacceptable. « À l’instar de ses partenaires de la communauté universitaire, qui compte plus de 250 000 membres au Québec, la FQPPU a toujours défendu avec vigueur une conception de l’université comme service public et dénoncé les dérives managériales qui la mettent en péril », rappelle M. Lafortune. « Comme nous l’avons fait en 2009 lors du dépôt par la ministre Courchesne du projet de loi 38, qui visait à transformer la gouvernance des universités en s’inspirant des pratiques corporatives, nous nous mobiliserons encore aujourd’hui pour contrer cette nouvelle initiative qui ne sert en rien l’intérêt du Québec et qui aurait pour effet de créer un précédent néfaste pour l’ensemble du réseau universitaire ».

Source :
FQPPU

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