Édition du 21 août 2018

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Premières Nations

Un gouvernement du Québec passé date sur les droits des Premières Nations ! (APNQL)

WENDAKE, QC, le 15 mars 2018 - C’est vraiment la seule conclusion à laquelle peut en arriver l’APNQL à la lecture des correspondances de la ministre québécoise du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Isabelle Melançon, adressées à son homologue fédérale, Catherine McKenna, et qui commentent le projet de loi 69 portant sur la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale.

« Parler de réconciliation avec les peuples autochtones d’un côté de la bouche et, de l’autre côté, nier la place qu’ils sont en droit d’occuper en matière d’évaluation environnementale, c’est vraiment reculer d’un demi-siècle, a déclaré le chef de l’APNQL Ghislain Picard. La vraie réconciliation passe par le partage des redevances et par l’accès au territoire et aux ressources. Les paroles prometteuses du premier ministre Couillard sur ces enjeux remontent à son élection en avril 2014. »

Le Québec continue de faire l’autruche quant aux nombreux jugements de la Cour suprême du Canada, comme le jugement historique Tsilhqot’in de 2014 reconnaissant que les Premières Nations qui possèdent le titre ont « le droit de déterminer l’utilisation des terres, le droit de jouissance et d’occupation des terres, le droit de posséder les terres, le droit aux avantages économiques que procurent les terres et le droit d’utiliser et de gérer les terres de manière proactive. » Ce jugement s’applique directement au Québec, où les Premières Nations n’ont jamais cédé le titre sur leurs territoires traditionnels.

Le Québec continue de nier ces jugements à travers ses lois et ses politiques, tel que mentionné dans la lettre du Québec. « Il est insultant de voir le Québec nier l’apport des savoirs autochtones dans les processus d’évaluation environnementale, alors que la Cour suprême a été très claire à l’effet qu’il faut en tenir compte », a tenu à ajouter le chef de l’APNQL.

« Cet autre geste confirme l’attitude rétrograde du gouvernement du Québec envers nos enjeux, en prenant tous les moyens pour remettre les Premières Nations à leur place, au moment même où celles-ci s’affirment de plus en plus, constate le chef Picard. À quelques mois d’un scrutin qui semble le diriger vers la sortie, le gouvernement chercherait-il à faire montre d’une autorité illusoire sur les Premières Nations pour espérer retrouver un minimum de sympathie ? Au Québec, c’est connu, on gagne toujours en popularité lorsqu’on se montre ferme à l’endroit des ’Indiens’, a conclu Ghislain Picard, chef de l’APNQL.

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