Édition du 27 juin 2017

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Syndicalisme

Un syndicat accuse Bell de violer le droit des employés de se syndiquer

Le SCEP est déterminé à protéger le droit des travailleurs, à obtenir justice et à défendre le droit des employés de Bell Mobilité de choisir librement de se syndiquer.

Le Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP) a déposé une plainte de pratique déloyale de travail au nom des employés de Bell Mobilité, alléguant que la société « interfère illégalement et restreint le droit des employés de participer à la négociation collective ». Le syndicat a accusé Bell Mobilité d’intimider et de menacer les employés qui exercent leur droit de se joindre à un syndicat et de l’appuyer.

Le SCEP a commencé une campagne de recrutement au centre de service à la clientèle de Bell Mobilité à Mississauga en juin 2010. Plus de 1 500 employés travaillent au centre d’appel situé sur la route Creekbank à Mississauga.
Le SCEP allègue que bon nombre d’employés de Bell ont reçu des pressions de la part des membres du Programme de développement du leadership (PDL) de Bell Mobilité pour qu’ils signent des formulaires de révocation de leur adhésion au syndicat en prétendant que les employés vont perdre leur emploi ou seront mis en « lock-out » s’ils adhèrent à un syndicat.

Selon la plainte, déposée le 13 septembre, ces superviseurs en matière de développement du leadership auraient reçu des directives de la direction de Bell Mobilité de participer ouvertement à des activités antisyndicales au travail.
La plainte allègue que les cadres font circuler un article à propos de la fermeture de trois centres d’appel de Bell Aliant dans l’Est canadien pour convaincre les travailleurs qu’il y a un lien entre la fermeture des centres d’appel et la perte d’emplois en conséquence de la syndicalisation.

Le SCEP allègue aussi que la direction de Bell Mobilité a empêché les partisans du syndicat de distribuer de la documentation aux employés tout en permettant librement aux cadres et aux employés antisyndicaux d’exercer des pressions auprès des employés pour qu’ils signent des formulaires de révocation à leurs bureaux et aux postes de travail des cadres pendant les heures de travail.
Selon le SCEP, la conduite de Bell Mobilité est une infraction à l’article 97 du Code canadien du travail qui protège le droit des employés de former un syndicat dans leur milieu de travail.

Le SCEP est déterminé à protéger le droit des travailleurs, à obtenir justice et à défendre le droit des employés de Bell Mobilité de choisir librement de se syndiquer.

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