Édition du 17 octobre 2017

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Solidarité internationale

Unifor réclame la libération des syndicalistes bangladais emprisonnés

OTTAWA, le 16 févr. 2017 - Les membres d’Unifor ont réclamé la libération des syndicalistes bangladais emprisonnés lors d’une manifestation tenue aujourd’hui devant le Haut-commissariat du Bangladesh à Ottawa.

« Nous exigeons que le Bangladesh libère immédiatement les syndicalistes emprisonnés et cesse de cibler les militants syndicaux et d’intimider les travailleurs », a déclaré Harry Ghadban, directeur local de l’est de l’Ontario d’Unifor, qui faisait partie de la délégation syndicale ayant rencontré des représentants du Haut-Commissariat. 

Au Bangladesh, au moins 34 recruteurs syndicaux ont été arrêtés pour avoir mené des activités syndicales depuis que des milliers de travailleurs du vêtement ont participé à une grève en décembre dernier. Par représailles, l’Association des fabricants et exportateurs de vêtements du Bangladesh a fermé une soixantaine de manufactures, dont la plupart ont refusé de payer les travailleurs, pendant plusieurs jours. Au moins 1 600 travailleurs ont été suspendus ou congédiés, alors que des descentes ont été effectuées dans des bureaux syndicaux et les demeures de certains dirigeants syndicaux, forçant ces derniers à se cacher par crainte d’être arrêtés.

« Les travailleurs de l’industrie bangladaise du vêtement comptent parmi les moins bien payés au monde, et les politiques antisyndicales de leur gouvernement les maintiennent dans la pauvreté, tout en les privant du droit de se syndiquer et de revendiquer un salaire de subsistance, a indiqué Jerry Dias, président national d’Unifor. Le mouvement syndical international, les partenaires commerciaux et les marques de vêtements mondiales qui s’approvisionnent dans ce pays doivent exercer des pressions et exiger que le Bangladesh mette fin à la persécution de ces gens, protège les droits des travailleurs et réponde à leurs revendications salariales. »

En solidarité avec les dirigeants syndicaux emprisonnés et les travailleurs congédiés, Unifor se joint à IndustriALL, à UNI et à la Confédération syndicale internationale pour forcer la première ministre Sheikh Hasina et son gouvernement à assainir le climat de terreur. Il demande au gouvernement bangladais de prendre immédiatement des mesures pour libérer les dirigeants syndicaux emprisonnés, réintégrer les travailleurs congédiés et respecter les droits fondamentaux des travailleurs.

Représentant plus de 310 000 travailleurs dans tous les secteurs de l’économie, Unifor est le plus grand syndicat du secteur privé au Canada. Il a été fondé pendant la fin de semaine de la fête du Travail de 2013, par la fusion des Travailleurs canadiens de l’automobile et du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier.

Unifor

À propos du projet Unifor


Depuis deux ans, le SCEP et les TCA ont entrepris le processus de création du nouveau syndicat Unifor. Plusieurs comités composés des membres des deux syndicats ont ainsi travaillé à élaborer les structures, les statuts, le nom et le logo, les politiques, l’intégration, etc. du syndicat Unifor. L’an dernier, les congrès nationaux des deux organisations ont approuvé le processus alors que cette fin de semaine (30 août-1er septembre 2013), se déroule le congrès de fondation à Toronto.

Sur le même thème : Solidarité internationale

Sections

redaction @ pressegauche.org

Québec (Québec) Canada

Presse-toi à gauche ! propose à tous ceux et celles qui aspirent à voir grandir l’influence de la gauche au Québec un espace régulier d’échange et de débat, d’interprétation et de lecture de l’actualité de gauche au Québec...