Édition du 13 novembre 2018

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Syndicalisme

Vigile de solidarité devant l'ancienne usine MABE de Montréal - « On ne lâchera pas tant et aussi longtemps qu'on aura pas obtenu gain de cause » - John Caluori, adjoint au directeur québécois d'Unifor

MONTRÉAL, le 25 août 2018 - Unifor et les « Bafoués de MABE » organisent aujourd’hui une vigile devant l’ancienne usine MABE de Montréal fermée il y a maintenant quatre ans. Des retraitées et retraités de MABE ainsi que des militantes, militants et dirigeants d’Unifor sont présents.

Rappelons qu’en 2014, quelques jours après que les derniers travailleurs aient quitté définitivement l’usine, la compagnie MABE Canada déclarait faillite entraînant du même coup la coupure de 23 à 33% dans le fonds de pension et les rentes et l’arrêt des couvertures de l’assurance collective et vie. Plus de 1500 travailleurs et travailleuses, actifs et retraités, ont dû vivre avec les conséquences désastreuses de cette faillite.

Depuis, la compagnie mère basée au Mexique, a continué à mener des affaires au Canada sous un autre nom tout en reniant ses responsabilités face aux travailleuses et aux travailleurs. Unifor et les « Bafoués de MABE » ont quant à eux pris des recours juridiques contre l’entreprise, mobilisé leurs partenaires syndicaux, réclamé des gouvernements que les lois soient modifiées pour protéger des travailleuses et les travailleurs face aux entreprises qui emploient de telles tactiques et déclenché une campagne de de boycott des électroménagers GE, Hotpoint et McClary afin de mettre la pression sur l’entreprise.

« Ça fait quatre ans qu’on se bat aux côtés de nos membres actifs et retraités de MABE et on ne lâchera pas tant et aussi longtemps qu’on aura pas obtenu gain de cause » martèle John Caluori, adjoint au directeur québécois d’Unifor.

« Notre campagne de boycott est encore active, on le rappelle aux gens : n’achetez pas d’électroménagers GE, Hotpoint ou McClary ! En achetant ces électroménagers vous encouragez une entreprise qui bafoue les droits des travailleuses et des travailleurs, une entreprise qui agit de façon malhonnête, qui détrousse les québécois pour s’enfuir au Mexique avec la caisse » ajoute-t-il.

Dans le cadre de la campagne électorale qui s’amorce, Unifor n’hésite pas à interpeller les partis politiques. « Quand est-ce qu’un parti politique va se positionner, non seulement pour la création d’emploi mais aussi pour le maintien des emplois de qualité existants ? Quand est-ce que l’état va faire son travail pour protéger les travailleuses et les travailleurs face aux multinationales qui profitent des accords de libre-échange pour les flouer, eux et nos communautés ? Quand est-ce qu’un gouvernement va mettre en place des règles pour que des histoires d’horreur comme celles des Bafoués de MABE ne se reproduisent pas ? » s’insurge John Caluori.

Unifor

À propos du projet Unifor


Depuis deux ans, le SCEP et les TCA ont entrepris le processus de création du nouveau syndicat Unifor. Plusieurs comités composés des membres des deux syndicats ont ainsi travaillé à élaborer les structures, les statuts, le nom et le logo, les politiques, l’intégration, etc. du syndicat Unifor. L’an dernier, les congrès nationaux des deux organisations ont approuvé le processus alors que cette fin de semaine (30 août-1er septembre 2013), se déroule le congrès de fondation à Toronto.

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