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mardi 26 juin 2012, par Gabriel Nadeau-Dubois

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Éducation

Point de presse de Gabriel Nadeau-Dubois à la manifestation du 22 juin à Québec


Voici a retranscription du point de presse de Gabriel Nadeau-Dubois tenue devant l’édifice de l’assemblée nationale le 22 juin tout juste avant le départ de la manifestation.

La CLASSE est contente d’être présente à Québec pour cette manifestation qui se tient à la fois à Montréal et à Québec, deux manifestations citoyennes, les fameuses manifestations du 22 de chaque mois qui sont devenus un peu une tradition au cours de la grève actuelle. Les manifestations d’aujourd’hui prennent une tournure particulière à la lueur des informations qui sont révélées chaque jour par la commission Charboneau et qui éclaboussent toujours un peu plus le gouvernement libéral de Jean Charest. C’est très insultant pour les étudiantes et les étudiants qui sont en grève depuis plus de 100 jours et qui se font demander de faire sans cesse notre juste part, de voir pendant ce temps-là, des centaines de millions de dollars disparaissnet à chaque année dans des affaires de corruption pour engrosser les poches des amis du parti libéral plutôt que financer l’éducation et rendre l’éducation universitaire accessible pour tout le monde. C’est une des raisons de notre présence ici aujourd’hui et aussi pour beaucoup de citoyens et de citoyennes qui en ont assez de se faire demander toujours plus par le gouvernement llibéral de Jean Charest, que ce soit sur les frais de scolarité, la taxe santé, etc.

D’un autre côté, le même gouvernement dilapide les fonds publics dans la corruption, en construisant des routes gratuitement pour les minières. C’est ce qui mine la crédibilité du gouvernement et au-delà de la question des droits de scolartité, je crois qu’il y a de plus en plus de Québécois et de Québécoises qui s’entendent pour dire que ce gouvernement n’a plus la crédibilité pour diriger.

Je ne pouvais rater la mobilisation comme celle d’aujourd’hui, celle du 22 mai a été tellement inspirante. J’ai décidé de venir faire un tour à Québec aujourd’hui. Faire une manifestation l’été représente un pari audacieux. Nous avons décidé de faire le pari malgré les risques qu’il y ait moins de personnes. Il y a des étudiantEs qui travaillent, d’autres qui sont retournés en régions.

Ça va devenir une priorité pour les Québécois et les Québécoises de se débarrasser du gouvernement de Jean Charest. Que ce soit par des élections ou par autres choses, On a besoin d’un autre gouvernement qui aura de meilleures priorités, à la santé, à l’éducation et non pas aux minières et aux banques.

Du côté de la CLASSE, nous avons une position très ferme d’indépendance face à l’ensemble des partis politiques. Il y a des partis politiques qui partagent plus nos positions, d’autres moins. Là où on se voit, c’est dans la rue où on mobilise les étudiants et les étudiantes, pas à appeler à un vote.

On peut se débarrasser d’un gouvernement autrement que par des élections, soit par des mobilisations assez fortes et en démontrant que le gouvernement n’a plus de légitimité. Et je crois que nous sommes en train de le faire avec les mobilisations actuelles.

De otre côté, nous sommes ouverts à négocier et on l’a toujours été. Nous sommes aussi ouvert à la médiation si c’est ce que le gouvernement préfère. Mais pur que cette médiation soit fructueuse, il va falloir un changement de position des libéraux. Car si on continue de vouloir augmenter par principe les frais de scolarité, il n’y aura aucune négociation qui sera fructueuse. Mais si le gouvernement dit “On est prêt à pousser plus que la dernière fois”, nous irons nous assoir avec toute la bonne foi du monde.

La stratégie électorale de la CLASSE n’est pas encore déterminée mais si des élections sont déclenchées, il y aura un congrès extraordinaire pour statuer sur la question. Nous en resterons pas silencieux dans le contexte électoral. Nous allons vouloir nous faire entendre et rendre publiques les raisons pour lesquelles on croit que les libéraux sont un mauvais gouvernement pour diriger ce pays.

On veut vraiment éviter de prendre partie pour un parti politique plutôt qu’un autre. Ce qui est clair, c’est que nous sommes contre le parti libéral du Québec. Mais il est hors de question pour nous d’inviter les étudiantes et les étudiants à voter pour un parti en particulier. Dans les cegep et les universités, il y des étudiantes et des étudiants de toutes les allégeances politiques. Nous, notre rôle, c’et de défendre leurs intérêts en tant qu’étudiantese et étudiants mais pas de leur dire comment voter.