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Inviter les électeurs à barrer la route aux conservateurs est pernicieux selon moi. Cela nous maintient dans une dynamique du « voter contre » moins constructive à long terme que le « voter pour ».
C’est étrange de la part de Québec solidaire de prôner une telle approche car cela contribue simplement à ralentir l’ascension de partis émergeants et progressistes tel que le NPD et QS. Combien de personne au Québec comme ailleurs au Canada votent par peur de laisser emporter le parti adverse aux allures démoniaques ?
Ces mêmes personnes, quand on discute avec elles, endossent l’ensemble des idées prônées par les partis verts et socialistes mais pourtant rien n’y paraît dans le résultat électoral, laissant ceux-ci dans une position marginalisée. C’est cette même position qui influence les perceptions de la majorité. Un vrai cercle vicieux. La stratégie du voter contre en est une qui nous tire dans le pied.
C’est celle-ci qui a mené le Bloc au parlement et qui les mènent aujourd’hui dans une impasse. Le voter contre est une stratégie de compromis qui, selon moi, n’est rentable qu’à court terme. Être toujours conséquent avec ses idées et ses valeurs risque de porter beaucoup plus de fruits à moyen et long terme. S’il nous faut pour cela faire la traversée du désert Harper, bien faisons-là.
À Regarder nos voisins avec Bush et Obama, une traversée du désert est peut-être nécessaire pour aider les gens à sortir de leur mur de peur, murir, réfléchir et à voir plus clair en bout de route.
Moi, je voterais NPD, au risque de laisser Trudeau l’emporter dans mon comté. C’est tout dire.
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