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jeudi 16 février 2017, par Aile parlementaire de Québec solidaire

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Laïcité

Port des signes religieux - Une laïcité au-delà des débats stériles (QS)


QUÉBEC, le 16 févr. 2017 - Les députés Manon Massé et Amir Khadir de Québec solidaire ont voté aujourd’hui en faveur de la motion de la députée de Montarville qui demandait que soit inscrite, dans le projet de loi 62, l’interdiction du port de signes religieux pour les magistrats, les procureurs de la Couronne, les policiers et les gardiens de prison ainsi que pour la présidence de l’Assemblée nationale. Néanmoins, Québec solidaire appelle maintenant les grands partis à dépasser la polémique néfaste sur le port des signes religieux.

« Depuis dix ans, le Parti libéral se fait le défenseur du statu quo et de l’inaction. J’aimerais dire à M. Couillard qu’il y a une formidable opportunité pour retirer la caisse de résonance politique qui existe, depuis au moins 10 ans, pour tous ceux qui carburent au ressentiment et qui veulent détourner l’attention de la société des véritables problèmes de discrimination, des véritables problèmes de profilage racial, des véritables problèmes de lutte aux inégalités sociales et cherchent plutôt à concentrer l’attention et le malaise généralisé alentour de questions identitaires », a déclaré M. Khadir.

Le député de Mercier a également critiqué l’obstination de la Coalition avenir Québec et du Parti québécois sur la question du port des signes religieux.

« Parmi toutes les lacunes du projet de loi 62, les deux principaux groupes d’opposition ont une obsession que pour les signes religieux portés par les individus. Le rapport Bouchard-Taylor contient quarante recommandations, mais la CAQ et le PQ n’en ont que pour une. Pour nous, le rapport Bouchard-Taylor est un tout cohérent et nous invitons les partis à y adhérer dans son ensemble. Il représente un équilibre sur le port des signes religieux, mais bien plus, sur la nécessité d’une charte québécoise de la laïcité, de la promotion de l’interculturalisme, de la nécessité de programmes soutenus d’intégration des immigrants et de lutte aux discriminations », poursuit M. Khadir.

La laïcité est un projet de société qui s’applique à l’ensemble de la société, et non pas seulement aux minorités religieuses. Par exemple, elle implique de déplacer le crucifix à l’Assemblée nationale et d’en finir avec le financement étatique d’écoles privées religieuses. Québec solidaire a proposé en 2012 une charte de la laïcité qui en définit les principes et certaines modalités d’application.