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samedi 4 mars 2017, par Aile parlementaire de Québec solidaire

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Sécurité publique

Crise au SPVM - « Les nouvelles allégations rendent nécessaire la tenue d’une enquête publique et transparente » - Amir Khadir


MONTRÉAL, le 4 mars 2017 - Les nouvelles révélations du Journal de Montréal sur l’écoute électronique d’un membre influent de la mafia qui affirme que des policiers du SPVM recevaient des pots-de-vin de la mafia en 2015, choquent le député Amir Khadir qui réitère sa demande d’enquête publique et transparente sur les agissements du SPVM. 

« Les événements des dernières 24 heures donnent raison à Québec solidaire. Il y a une semaine, nous réclamions une enquête publique et transparente sur les pratiques du SPVM. On le voit encore aujourd’hui avec les propos du mafioso qui étaient sur écoute : les problèmes du SPVM sont multiples, répandus et témoignent d’un système de commande défaillant. Tout cela nécessite une enquête approfondie qui permettrait de mettre à jour la protection politique qui a permis à ce système de perdurer si longtemps », déclare le député de Mercier. 

« Afin de redonner confiance à la population, il faut éviter à tout prix que la police enquête sur la police. Les deux enquêtes annoncées par le ministre vont à l’encontre de ce principe élémentaire, malgré la nomination d’un commissaire indépendant. Ça nous prend une enquête publique, avec l’envergure nécessaire pour faire la lumière sur les ramifications politiques, car ce système ne peut agir que dans un climat d’impunité qui laisse craindre une protection politique », continue Amir Khadir. 

Pour le député, le refus entêté du ministre Coiteux de tenir cette enquête publique semble une tentative d’ériger un cordon de sécurité pour cacher les responsabilités politiques derrière ces dérives du corps policier. « Le gouvernement a probablement peur de se retrouver lui-même dans l’eau chaude. Il refuse donc de tenir une véritable enquête. Les enquêtes proposées ne permettront pas aux Québécoises et Québécois de retrouver confiance, que ce soit en la police ou en le gouvernement », termine M. Khadir.