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L’enfermement de Sarkozy, Desmarais et cie
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Récemment M. Sarkozy utilisait les mots « enfermement « et « détestation de l’autre » pour décrire les souverainistes. Einstein a dit : « Il est plus difficile de défaire un préjugé que de désagréger un atome ». Les préjugés font écran à la réalité, et la seule possibilité de défaire un préjugé, c’est un vrai contact avec la réalité. L’écran entre Sarkozy et la réalité québécoise est Paul Desmarais. Combien de souverainistes M. Desmarais et Sarkozy connaissent-ils ?
Voilà longtemps que le peuple québécois a compris que l’affirmation est une chose, que l’agression en est une autre. Tout comme un couple, on peut se séparer sans considérer l’autre comme un ennemi. Non seulement le peuple québécois veut prendre démocratiquement sa place au sein des Nations, mais une grande partie des souverainistes veulent que ce Québec s’insère au sein d’un monde de justice et de paix.
Voilà pourquoi c’est par milliers qu’ils ont marché pour protester contre la guerre en Irak, dénoncé la torture à Guantanamo, à la prison d’Abou Graïb, etc. C’est par centaines qu’ils participent au Forum social mondial, par milliers aux divers forums sociaux organisés au Québec. Soucieux de l’environnement, ils encouragent les fermes bio, pressent leur gouvernement d’adopter une économie plus verte, etc. Au fait, un bon moyen pour M. Sarkozy de mieux connaître véritablement le Québec serait de regarder les excellents documentaires Manifestes en série de Hugo Latulippe.
Également, existe au Québec un mouvement important pour un commerce équitable (café, riz, banane, coton, etc.). En encourageant par leurs achats ces coopératives, ils permettent aux gens de gagner dignement leur vie, de développer une économie qui réponde à leurs besoins, favorisant ainsi une véritable coopération entre pays.
Cette gauche qui a un projet concret pour un Québec écologiste, ouvert et solidaire, elle est majoritairement souverainiste.
Le véritable repli sur soi, c’est le parti pris égoïste des milieux d’affaires, dont Paul Desmarais est un représentant exemplaire, d’accaparer toujours plus de richesses, ce qui crée un monde où le fossé entre riches et pauvres ne cesse de s’agrandir, où pour toujours plus de profits, on pille sans vergogne les ressources de la planète.
Le véritable enfermement est cette idéologie néolibérale, dont Sarkozy et Desmarais sont d’ardents promoteurs, qui donne priorité au marché et aux compagnies transnationales, comme Power Corporation, sur la souveraineté nationale. Pas étonnant que messieurs Desmarais et Sarkozy se prononcent contre la souveraineté du Québec.
Les puissants lobbies d’affaires ont pressé les gouvernements d’adopter les consignes de dérégulation, libéralisation, baisses d’impôt pour les mieux nantis. Ce sont ces mesures favorisant les transnationales et le capital financier, qui ont précipité le monde dans le crise économique ! Pourtant depuis longtemps, au Québec, la gauche souverainiste dénonce ces mesures inéquitables
A l’OMC, organisation la plus puissante de la planète, les lobbyistes incluant Desmarais, manipulent dans les coulisses, les ficelles des politiciens. Or c’est justement les règles de commerce inéquitable géré par l’OMC qui accentue la misère des pays de l’Afrique, du Mexique, d’où des réfugiés de plus en plus nombreux qui fuient la pauvreté de leurs pays.
Pour mettre ainsi leur vie en péril sur des bateaux de fortune, il faut qu’ils soient désespérés ! Quelle est l’attitude de M. Sarkozy face aux immigrants ? Peut-on se dire ouvert aux autres en restant fermé à leurs souffrances ?
Par ailleurs, comment M. Desmarais pourrait comprendre la noblesse du mouvement souverainiste quand, dans le cadre du Partenariat pour la prospérité et la sécurité (PSP), ce PSP tant contesté à Montebello, il siège au sein du Conseil Nord Américain de la Compétitivé (CNAC) à affaiblir non seulement la démocratie mais aussi la souveraineté du Canada pour mieux l’intégrer aux États-Unis.
Peut-on se dire ouvert quand on travaille à l’encontre d’un monde plus juste, plus démocratique ? Quand M. Desmarais s’est organisé pour faire échouer le projet de nationalisation de Paribas, quel respect démontrait-il envers la démocratie et le peuple français qui avait voté pour ce choix ?
Au fond, le véritable enfermement, celui qui nous coupe de la solidarité entre humains, c’est la cupidité.
Françoise Breault
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