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    AUTEUR


    Françoise Breault

    Après une carrière en enseignement, dont un an avec les Échanges France-Québec, j’ai poursuivi en travail social auprès des familles. Vers l’âge de cinq ans, je me demandais pourquoi il y avait des pauvres et ce que je pouvais faire. Sans en prendre pleinement conscience, cette interrogation m’a habité toute ma vie. Une année en Amérique du Sud ne m’avait toujours pas apporté de réponse. Cela m’a pris du temps à voir clair... Maintenant que la lumière est allumée, je ne peux et ne veux la refermer... Tous les faits, toutes mes lectures me confirment comment le système économique actuel contribue à ce fossé grandissant entre riches et pauvres. Me voici maintenant à ma 3e carrière, celle où je peux mettre tout mon temps et énergie à sensibiliser les gens aux graves enjeux d’aujourd’hui, afin de vivre dans un monde plus juste... « mais nous, nous serons morts mon frère... ».


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    Conseil national de Québec solidaire

    Lysiane Gagnon et l’art de détourner des vrais enjeux

    mardi 10 mars 2009, par Françoise Breault

    L’art de faire une tempête dans un verre d’eau ! Les seules personnes qui semblent avoir été dérangées par l’absence de M. Khadir samedi et dimanche au Conseil national sont quelques journalistes en mal de trouver le moindre prétexte pour dévaloriser Québec solidaire.

    Mme Gagnon, combien d’heures avez-vous passé au Conseil national ? Combien de membres avez-vous interrogé ? J’étais présente à ce Conseil toute la fin de semaine. Je n’ai pas entendu le moindre commentaire négatif concernant M. Kadir. Vous concluez que le commentaire de Mme David sur l’absence d’Amir Kadir était ironique. Jugement. Auriez-vous assez d’honnêteté pour vérifier cela auprès de l’intéressée et nous donner sa réponse ?

    Québec solidaire dérange. Québec solidaire ose parler de justice fiscale, des profits faramineux des industries pharmaceutiques, cause principale du débordement des coûts de notre système de santé, Québec solidaire propose PharmaQuébec, se prononce clairement pour sauvegarder notre système de santé publique....et dénonce les privatisations en douce qui viennent saigner ce système, etc. Tout ça va à l’encontre des intérêts de votre patron M. Desmarais et de ses assurances Great-West qui feraient des milliards avec un système de santé privé...

    Tout semble indiquer qu’on veut garder la population, le plus possible dans l’ignorance des orientations de Québec solidaire, orientations qui, selon le sondage Crop [1] correspondent aux aspirations des Québecois. Voilà pourquoi on met l’accent sur des détails pour éviter de parler des vrais enjeux. « Quand on veut tuer son chien, on lui cherche des poux », dit un proverbe. Voilà, on cherche des poux pour mieux dénigrer ce jeune et audacieux parti.

    Françoise Breault
    5 mars 2009

    Notes

    [1] Le Devoir, 11 janv 2007, "Les Québécois plus « solidaires » que « lucides ».


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