« Par ses politiques, la CAQ porte atteinte à nos droits et démantèle le filet social, dénonce Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN. L’effritement des services publics et leur privatisation, le retour de l’austérité dans les programmes sociaux, le sous-financement chronique du secteur communautaire, ce sont les personnes les plus précarisées, notamment les personnes migrantes, les femmes et les jeunes, qui en font les frais. Le gouvernement adopte des lois pour museler les contre-pouvoirs et affaiblir le contrôle exercé par la société civile sur les institutions et les lois, au moment même où il réduit le financement des services dont les Québécoises et Québécois ont besoin. Ce n’est certainement pas un hasard ».
Par ses politiques, la CAQ favorise la concentration de la richesse aux mains d’une minorité, alors que les travailleuses et travailleurs subissent les contrecoups de l’inflation et de la hausse des loyers. Les décisions de la CAQ face à la crise du logement favorisent à la fois les grands propriétaires et l’augmentation de l’itinérance. Les travailleuses et travailleurs ont pour leur part de la difficulté à joindre les deux bouts et doivent payer toujours plus pour recevoir des soins et des services auparavant gratuits et accessibles. À Montréal, c’est environ une personne sur cinq ayant recours à l’aide alimentaire qui possède un emploi, ce qui est scandaleux.
Syndicats, groupes communautaires, féministes, étudiantes et étudiants, organisations de défense des droits : voilà autant d’acteurs de la société civile qui, en cette Journée internationale des travailleuses et des travailleurs, souhaitent faire front commun contre les gouvernements provincial et fédéral qui n’écoutent que leurs ami-es de la haute finance et les affairistes à la recherche de juteux contrats, plutôt que de donner droit aux revendications légitimes du peuple.
« Avec la CAQ, nos droits sont piétinés : le droit de vivre décemment, le droit au logement, les droits du travail, les droits environnementaux, le droit à la santé, etc. Ceci est en phase avec la montée de l’extrême-droite et du fascisme que l’on constate un peu partout sur la planète. Nous disons aujourd’hui que nous devons y résister, tous ensemble, poursuit Bertrand Guibord. Cette lutte ne sera pas seulement celle des syndicats, des groupes communautaires ou des étudiantes et étudiants, ce sera celle de toute la société civile contre une vision rétrograde de la société. Nous exigeons un changement de cap : c’est aux travailleuses et travailleurs de décider des politiques qui les concernent. Le prochain gouvernement nous trouvera sur son chemin s’il tente de poursuivre le travail de destruction sociale mené par la CAQ. »



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