Édition du 15 septembre 2020

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Luttes syndicales

Abolition des expositions à BAnQ Le SPGQ s'inquiète des répercussions de ce geste

Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) s’inquiète des répercussions de l’abolition du service des expositions à Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).

Alors que s’ouvre aujourd’hui la Commission de la culture et de l’éducation de l’Assemblée nationale du Québec qui se penchera sur l’avenir des médias, le SPGQ s’étonne que la stabilisation du milieu culturel ne soit pas au menu afin d’enrayer la précarité d’emploi. Le droit du public à l’information est fondamental, mais l’accès du public à sa culture l’est tout autant.

Cette annonce étonne le SPGQ, d’autant que le ministère de la Culture et des Communications (MCC) a pour missions de contribuer au rayonnement de ces domaines, à l’épanouissement individuel et collectif, à la mise en place d’un environnement propice à la création et à la vitalité des territoires. Comment le MCC croit-il qu’il défend les intérêts du Québec en abolissant ce service de qualité prisé du public ?

Les gouvernements n’ont de cesse d’exiger de nombreux efforts budgétaires à BAnQ en ayant le culot de prétendre qu’il s’agit de gestes responsables qui n’ont pas d’impact sur les heures d’ouverture ni sur les services directs à la population. Pourtant, de 2009 à 2017, BAnQ a dû composer avec des ponctions budgétaires de près de 15 millions $ qui risquent d’augmenter aujourd’hui. En 2017, BAnQ avait procédé à des abolitions de postes, comme ceux de bibliothécaire, d’archiviste, d’agent culturel et d’agent de recherche. Il s’agit de la quatrième vague d’abolition de postes depuis 2009.

Le SPGQ s’inquiète également de l’iniquité salariale dans les organismes culturels gouvernementaux à prédominance féminine comme le Musée d’art contemporain du Québec, le Musée national des beaux-arts du Québec, le Musée de la civilisation, Bibliothèque et Archives nationales du Québec et le Conseil des arts et des lettres du Québec. « Ces organismes offrent des salaires moindres à leurs professionnels que ceux des organisations à prédominance masculine (comme Hydro-Québec, Investissement Québec et le Centre de recherche industrielle du Québec). Pour une même profession, la comparaison des salaires révèle que les organisations à prédominance féminine se classent souvent parmi celles qui offrent les salaires les moins élevés.

Par exemple, en comparant les salaires d’un agent de la gestion financière chez Hydro-Québec (organisation à prédominance masculine) à ceux offerts à BAnQ, au Musée de la civilisation et au Musée national des beaux-arts (organisations à prédominance féminine), le SPGQ observe un écart de plus de 17 000 $ favorisant Hydro-Québec. Cela est injuste et discriminatoire à l’endroit de nos professionnelles. Offrir des salaires décents et une stabilité d’emploi devrait être une priorité, mais assurer des services culturels de qualité aussi ! À moins de considérer l’expertise culturelle comme étant marginale.

Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec

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