Édition du 29 septembre 2026

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Syndicalisme

Automne 2026 : Priorités de la FTQ

Depuis sa fondation en 1957, la FTQ a reçu de ses membres le mandat de défendre les travailleurs et travailleuses. Elle le fait partout où des décisions sont prises en leur nom. Pas pour faire de la politique partisane (1), mais pour amplifier et faire entendre la voix des travailleurs et travailleuses.

Un automne politique partout au Québec

La FTQ sera toujours là pour ceux et celles qui travaillent à l’usine, dans les écoles, les hôpitaux, sur les chantiers, dans les entrepôts, etc.

Cet automne, la FTQ met de l’avant les enjeux qui touchent les travailleurs et travailleuses. Si on devait retenir trois priorités, ce sont celles-ci :

1. Il faut se tenir contre les attaques anti-travailleurs et anti-travailleuses.
Chaque recul fait pencher la balance du côté patronal et déséquilibre le rapport de force et la paix industrielle qui en dépend.

2. Il faut reconstruire le dialogue social au Québec.
Les travailleurs et travailleuses, de même que leur organisation syndicale, ont des solutions concrètes. Il ne manque qu’un gouvernement qui a la volonté de les écouter.

3. La FTQ portera toujours des idées neuves pour faire avancer les intérêts des travailleurs et travailleuses au Québec.
Cela passe, par exemple, par une politique industrielle (2), pensée pour créer des emplois durables.

Pourquoi la FTQ parle-t-elle de politique ?

Les statuts la FTQ (3) prévoient que lorsqu’il y a des élections générales, la FTQ réunira son Conseil général. Celui-ci déterminera si la centrale devrait porter appui à un parti politique ou non.

En mai 2026, le Conseil général de la FTQ s’est rassemblé à Rouyn-Noranda.
Les personnes déléguées ont pris la décision que la FTQ n’appuierait aucun parti politique.

La FTQ fera plutôt campagne contre les attaques anti-travailleurs et anti-travailleuses. La FTQ sensibilisera aussi les partis politiques aux priorités des travailleurs et travailleuses.

Article 39
Le Conseil général se réunit à intervalles réguliers au moins trois (3) fois par année et a la responsabilité de donner suite aux orientations prises au Congrès, d’orienter la Fédération entre les Congrès, de statuer sur les recommandations de son Bureau et de réviser l’expédition des affaires courantes par le Bureau […] La FTQ tient un Conseil général lors d’une élection générale provinciale ou fédérale afin de donner ou non un appui ponctuel à un parti politique.

Faire campagne contre les attaques anti-travailleurs et anti-travailleuses

La force du mouvement syndical repose sur l’engagement de ses membres. Avec plus de 600 000 travailleuses et travailleurs syndiqués, présents dans toutes les régions du Québec, la FTQ est un acteur incontournable de la vie démocratique québécoise.

Ces dernières années, les initiatives anti-travailleurs et anti-travailleuses ont été nombreuses. Avec de multiples modifications aux lois, le gouvernement a changé les règles du jeu. Il a restreint abusivement le droit de grève. Il s’est aussi donné le droit de s’ingérer dans la gouvernance des syndicats.

Restriction du droit de grève (Loi 14)

Ingérence dans le fonctionnement syndical (Loi 4)

Sensibiliser aux priorités des travailleurs et travailleuses

Cet automne, c’est aussi le moment de rappeler que la FTQ sera toujours là pour revendiquer une société plus juste. Beaucoup des acquis qui font la fierté du Québec (5) sont le fruit du dialogue social. Ces dernières années, celui-ci a été mis à mal.

Le prochain gouvernement devra reconnaître le rôle légitime des syndicats. Il devra respecter les droits fondamentaux et être à l’écoute des préoccupations de la société civile. Surtout, il devra avoir la volonté politique de faire du dialogue social un véritable outil de progrès social.

Pour en savoir plus sur le dialogue social et son importance dans la construction de la société québécoise, la FTQ a préparé une note d’information à ce sujet.

Télécharger la note d’information

Les prochains accordéons servent à illustrer des priorités des membres affiliés à la FTQ et les solutions.

La crise du logement

Pour des services publics de qualité et bien financés !

Les solutions existent. Le prochain gouvernement devra avoir la volonté politique d’écouter, de dialoguer avec la société civile et de refaire du dialogue social un véritable outil de progrès social au Québec.

Plaidoyer pour une politique industrielle

La FTQ n’attend pas d’invitation pour pousser des revendications. Elle sera toujours là pour porter des idées neuves et faire avancer le Québec. Pour la FTQ, cela passe entre autres par une politique industrielle audacieuse et mobilisatrice.

La FTQ part d’un constat simple : les travailleuses et travailleurs devraient être présents lorsqu’on prend des décisions qui les impactent.

Pour en savoir sur les propositions économiques de la FTQ ou la transition juste, la FTQ a préparé des note d’information à ce sujet.

Télécharger la note d’information sur la politique industrielle (bientôt disponible)

Télécharger la note d’information sur la transition juste

En résumé, trois choses à retenir :

On se tient. Ces dernières années, le gouvernement a attaqué les droits des travailleurs et des travailleuses. Il a attaqué le droit de grève. Il s’est ingéré dans la démocratie syndicale. La FTQ se bat contre ces attaques devant les tribunaux, auprès de l’Organisation internationale du travail et sur toutes les tribunes. La FTQ continuera à se tenir debout, peu importe qui formera le prochain gouvernement.

De l’écoute. Le mouvement syndical a des solutions concrètes. Pour le logement. Pour les médicaments. Pour la transition juste. Pour les services publics. Il ne manque qu’un gouvernement qui ait le courage de dialoguer avec la société civile.

On continue d’avancer nos idées. Qu’on nous invite ou pas à la table, la FTQ va continuer de porter des propositions neuves. Pour bâtir le Québec de demain. Comme une vraie politique industrielle, qui crée des emplois durables.

Notes

1. La politique partisane c’est la politique qui se fait à travers les partis politiques. Dans notre système électoral, les candidats se regroupent sous une bannière politique (parti X, parti Y) pour défendre une vision du monde et essayer de prendre le pouvoir. À la FTQ, notre objectif n’est pas de former un parti politique. Notre objectif est de parler des enjeux qui touchent les travailleurs et les travailleuses.

2. Une politique industrielle c’est l’ensemble des mesures par lesquelles le gouvernement définit ses priorités économiques et se donne les moyens de les atteindre. Une politique industrielle peut prendre plusieurs formes : nationalisation de pans de l’économie, des investissements ciblés, des crédits fiscaux, de la formation de la main-d’œuvre, etc. Mises bout à bout ces mesures peuvent former une politique industrielle.

3. Les statuts sont les règles démocratiques que les membres se sont donnés pour décider comment s’organiser, prendre des décisions, gérer les ressources, élire des personnes, etc.

4. Le droit de grève s’acquiert après un délai de 90 jours suivant la réception de l’avis de négociation par le ministre du Travail.

5. Il est possible de consulter la campagne Nos victoires parlent fort pour le Québec pour en savoir plus.

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