« Ce n’est pas de gaieté de cœur que les travailleuses exercent la grève, souligne la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Force est de constater que, depuis l’entrée en vigueur de la loi restreignant le droit de grève, en novembre dernier, l’employeur n’a pas bougé d’un iota à la table de négociation. Il espérait l’intervention du gouvernement pour ne pas avoir à négocier quoi que ce soit et il a finalement obtenu gain de cause. En agissant de la sorte, le ministère prend position dans le conflit. Il fait pencher la balance en faveur de l’employeur. En définitive, il nie le droit des travailleuses, celui de décider de leurs conditions de travail ! »
« Nous savions que le projet de loi 89, devenu la loi 14, minerait le processus de négociation en incitant les employeurs à jouer la montre, à ne pas négocier et à attendre que le gouvernement intervienne, poursuit le président de la Fédération de la santé et des services sociaux-CSN, Réjean Leclerc. On serait en droit de s’attendre d’un ministre du Travail qu’il s’élève au-dessus de la mêlée, qu’il rappelle au patron qu’il a une obligation de négocier, que ce n’est pas optionnel. Mais Jean Boulet a fait son lit : il trace une voie dans laquelle plusieurs employeurs tenteront de s’engouffrer. »
La direction du Jardin de Robi a demandé l’intervention du gouvernement dès l’entrée en application de la loi, le 1er décembre 2025. Rappelons que la directrice et la directrice adjointe ont la formation nécessaire pour recevoir quelques enfants durant le conflit, ce qu’elles ont choisi de ne pas faire bien qu’elles continuent de recevoir leur plein salaire. La dernière rencontre de négociation formelle entre les parties s’est tenue le 6 novembre 2025. Au cœur du conflit : l’employeur veut abolir la demi-heure de diner rémunérée, un droit acquis dans ce CPE il y a plus de 40 ans.


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