Le droit de choisir, appuyé par une information fiable
Lors d’une grossesse non planifiée, les femmes doivent prendre une décision importante, souvent dans un contexte marqué par les pressions sociales et les messages contradictoires. Ta raison, c’est la bonne rappelle une vérité fondamentale : toute personne a le droit à une information fiable et à du soutien afin de faire un choix libre et éclairé, et ce, quelle que soit sa décision. Rappelons qu’une interruption de grossesse sur deux survient malgré l’utilisation d’un moyen de contraception1.
Contrer la désinformation : une nécessité
Cette initiative s’inscrit dans le Plan d’action gouvernemental sur l’accès à l’avortement 2024-20272, qui prévoit des mesures concrètes pour mieux informer la population sur le libre choix et contrer la désinformation entourant la grossesse et l’avortement.
Les femmes qui cherchent de l’information sur la grossesse sont encore trop souvent exposées à des contenus trompeurs ou scientifiquement non fondés. Sur les réseaux sociaux, dans certains espaces en ligne et parfois même au sein d’organisations anti-avortement se présentant faussement comme des « centres d’aide à la grossesse neutres »3, des messages biaisés sont diffusés sous l’apparence d’un accompagnement bienveillant.
Parmi les vérités que la campagne souhaite mettre de l’avant pour contrer cette désinformation :
– L’avortement ne cause pas le cancer. L’avortement ne rend pas infertile et ne compromet pas une future grossesse. L’avortement n’a aucun lien avec le cancer. Aucune donnée scientifique ne soutient un lien entre l’avortement et un risque accru de cancer du sein, du col de l’utérus ou de l’endomètre.
– L’avortement n’entraîne pas de syndrome dépressif. Aucune maladie de ce genre n’a été scientifiquement ou médicalement identifiée. Depuis 1989, aucune recherche n’a pu démontrer l’existence d’un « syndrome post-avortement ».
– L’avortement est un acte médical sécuritaire. Au Canada, le taux de complications associé à l’interruption de grossesse est inférieur à 1 %. Il s’agit d’un acte médical encadré par les règles de la profession médicale et complètement décriminalisé depuis 1988.
– Les femmes n’utilisent pas l’avortement comme moyen de contraception.
Choisir d’interrompre une grossesse est une décision difficile pour plusieurs femmes, c’est un préjugé d’affirmer que les femmes utilisent cette intervention à titre de contraception. La moitié des femmes qui interrompent une grossesse utilisaient déjà un moyen contraceptif. Aucune méthode n’est efficace à 100 %.
– La décision appartient exclusivement à la femme. Elle n’a besoin du consentement d’aucun partenaire ou parent, et ce, dès l’âge de 14 ans au Québec.
« Les femmes méritent mieux que des demi-vérités ou des discours culpabilisants lorsqu’elles cherchent de l’information sur une grossesse non planifiée. Elles méritent des faits, du respect et un accompagnement qui reconnaît pleinement leur capacité de décider pour elles-mêmes. C’est tout le sens de notre campagne Ta raison, c’est la bonne », souligne Paskale Hamel, directrice générale, SOS Grossesse Estrie.
Pour télécharger les vidéos de la campagne, vous pouvez cliquer sur ce lien.
Notes
1- Jones RK. Reported contraceptive use in the month of becoming pregnant among U.S. abortion patients in 2000 and 2014. Contraception. 2018 Apr ;97(4):309-312. doi : 10.1016/j.contraception.2017.12.018. Epub 2018 Jan 9. PMID : 29329962 ; PMCID : PMC5963273.
2- Gouvernement du Québec. Protéger le droit des femmes de choisir. Plan d’action gouvernementale sur l’accès à l’avortement 2024-2027. 2024. https://cdn-contenu.quebec.ca/cdn-contenu/adm/org/SCF/publications/plans-strategiques/PL-plan-action-gouv-acces-avortement-2024-2027-SCF-VF.pdf
3- Fédération pour le planning des naissances. Quand le consensus vacille. État des lieux du mouvement contre l’avortement. 2025. https://rcentres.qc.ca/wp-content/uploads/2025/12/FQPN_RAPPORT_2025.pdf










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