Chroniques sur la mort de l’empathie tt de l’ordre mondial
de Maïka Sondarjee
En librairie le 6 octobre
Un livre pour réhabiliter la solidarité, dans un monde où l’indifférence gagne du terrain.
L’empathie envers les populations à l’autre bout de la planète n’a plus la cote. Le mépris et l’indifférence sont souvent de mise dans les discours publics et les politiques internationales.
Dans ce livre, Maïka Sondarjee participe à créer un imaginaire où la solidarité prime sur l’individualisme, dans nos relations avec les communautés d’ici et d’ailleurs. L’autrice écrit pour Le Devoir depuis 2020 sur la solidarité internationale, l’ordre mondial et les populations marginalisées dans le monde. Depuis quelques années, elle aborde aussi la montée de l’extrême droite aux États-Unis, en Inde et dans nos débats publics, la dégradation du discours sur l’immigration et la déshumanisation des minorités.
Un essai qui explore la montée de l’individualisme, la déshumanisation des minorités et les dérives des discours politiques contemporains, pour mieux imaginer un monde plus solidaire.
L’autrice
Maïka Sondarjee est professeure agrégée en développement international et mondialisation à l’Université d’Ottawa. Nominée pour le Prix littéraire du gouverneur général et pour le Prix des libraires du Québec, elle a aussi publié Tu viens d’où ? Réflexions sur le métissage et les frontières (Lux) et Perdre le Sud. Décoloniser la solidarité internationale (Éditions Écosociété, 2020). En plus de collaborer régulièrement au journal Le Devoir et Radio-Canada, elle co-anime le podcast On se livre avec Léa Clermont Dion, qui présente des grandes entrevues avec des essayistes.
Extrait – Ce que le monde méprise
« Je regarde ahurie l’effritement de notre filet social, qui perd chaque jour de son universalité, et la privatisation grandissante de la santé, des transports en commun et de l’éducation, dans un effort de nos dirigeants pour atomiser notre société. Ces privatisations diluent notre responsabilité commune envers nos concitoyens et concitoyennes et encouragent un chauvinisme social à peine déguisé. L’utilisateur payera, le pauvre marchera, le malade mourra. La personne qui dort dehors pourra bien se débrouiller, tant que mes impôts sont bas et que son campement de fortune n’obscure pas trop ma vue sur le fleuve. L’individualisme prime de plus en plus sur notre capacité à nous identifier à l’Autre. Pour paraphraser l’ancienne première ministre britannique Margaret Thatcher : l’empathie n’existe pas, il n’y a que des individus. »
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