Alors que des Palestinien·nes de Gaza continuent d’être tué·es par les frappes de l’occupation israélienne, qui violent presque quotidiennement le soi-disant « cessez-le-feu », les cyclistes israéliens ont été autorisés à utiliser les Championnats du monde pour promouvoir et normaliser leur État génocidaire.
Deux poids, deux mesures
Alors que l’instance dirigeante du cyclisme de compétition international, l’Union Cycliste Internationale (UCI), a exclu les équipes russes après l’invasion de l’Ukraine, elle ferme les yeux sur la participation de l’équipe nationale israélienne malgré les massacres documentés en Palestine. Autoriser cette équipe à courir revient à normaliser et à cautionner les crimes de l’entité sioniste qu’est Israël.
En vertu de cette interdiction, les cyclistes russes peuvent toujours concourir, mais iels doivent respecter les règles de « neutralité » de l’UCI. Tout affichage de drapeaux, de symboles nationaux sur les maillots et l’interprétation d’hymnes nationaux sont interdits, et toute référence à la Russie est omise des listes de départ, des feuilles de résultats et des graphismes télévisés.
« En tant que cycliste, je suis indigné de voir que les épreuves de l’UCI peuvent encore servir à promouvoir un État qui commet actuellement un génocide. Si l’UCI peut exclure la Russie pour ses violations du droit international, alors il faut assurément faire de même avec Israël », déclare Bill Van Driel, porte-parole de Bikers4Palestine.
Les cyclistes et athlètes palestinien·nes pris pour cible par l’occupation israélienne
En 2018, le champion national de cyclisme de Palestine, Alaa Al-Dali, a perdu une jambe après avoir été pris pour cible par un tireur d’élite de l’occupation alors qu’il participait à la « Grande Marche du retour », une manifestation pacifique. Il a ensuite fondé les « Gaza Sunbirds », une équipe de paracyclisme qui redonne espoir aux personnes amputées de Gaza. Gaza compte le plus grand nombre d’amputé·es, et d’enfants amputé·es, par habitant au monde en raison de l’agression sioniste en cours.
Depuis le 7 octobre 2023, deux athlètes des Gaza Sunbirds, Amhed Al-Dali (cousin d’Alaa) et Saed Qadoum, ont été tué·es lors de frappes aériennes distinctes menées par les forces d’occupation. Au cours de la même période, plus de 1 000 athlètes, entraîneurs et responsables sportifs palestiniens ont été tué·es, et jusqu’à 90 % des infrastructures sportives de Gaza ont été détruites.
« Les cyclistes de Gaza ont subi des déplacements, la famine forcée et des bombardements quasi constants. Comment pouvons-nous permettre à Israël de participer à des compétitions cyclistes mondiales, alors qu’il s’en prend si impitoyablement aux cyclistes palestiniens ? », déclare Benoît Allard, porte-parole de Désinvestir pour la Palestine.
L’impunité d’Israël, la solidarité des Montréalais·es
L’impunité dont bénéficie l’entité sioniste pour ses actes génocidaires à Gaza l’a encouragée à intensifier des tactiques similaires de nettoyage ethnique en Cisjordanie et au Sud-Liban. Malgré un nombre croissant d’organisations humanitaires, dont Amnesty International, une commission des Nations unies et l’Association internationale des chercheurs en génocide (IAGS), qui affirment que la campagne militaire à Gaza constitue un génocide, la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, a jusqu’à présent refusé de reconnaître les actions de l’occupation israélienne comme un génocide et de suspendre les liens institutionnels de Montréal avec Israël. Au lieu de cela, les ressources municipales sont consacrées à accueillir de manière honteuse les cyclistes israéliens venus concourir dans les rues de notre ville.
L’année dernière, les Montréalais·es ont également protesté contre la participation de l’équipe cycliste Israel Premier Tech (IPT) au Grand Prix Cycliste de Montréal. Cette course s’est avérée historique non seulement en raison de la mobilisation en faveur de la Palestine, mais aussi parce qu’il s’agissait de la dernière épreuve de l’IPT avant que ses commanditaires ne cèdent à l’indignation mondiale grandissante et ne rompent leurs liens avec l’équipe du sioniste Sylvan Adams. Dimanche 27 septembre 2026, les Montréalais·es descendent à nouveau dans la rue pour dénoncer la complicité de notre ville et exiger la fin du génocide à Gaza.
« Pour exercer la pression nécessaire à la fin de ce génocide, Israël doit être isolé sur la scène internationale. En autorisant les cyclistes israéliens à concourir dans nos rues, la Ville de Montréal se rend complice », déclare Tatiana Harker, porte-parole de Palestine Vivra.
Source : Bikers4Palestine
Collectif Désinvestir pour la Palestine
Palestinian and Youth Movement (PYM Montreal)
Palestine Vivra
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