Le rapport THE 2026 montre en effet que 75 % des universités canadiennes classées (dont l’Université McGill) ont perdu des places, tout comme 83 % des établissements australiens et 60 % des universités néerlandaises, trois juridictions ayant récemment imposé des plafonds au recrutement international. Plus révélateur encore, ces trois pays ont tous enregistré une baisse de leur score de réputation internationale.
« Ces données confirment exactement ce que la communauté universitaire québécoise anticipait : les politiques restrictives en matière d’immigration entraînent un recul mesurable du rayonnement de nos institutions », affirme Madeleine Pastinelli, présidente de la FQPPU. « Le Québec s’est engagé sur cette même trajectoire au cours des dernières années. Mais il est encore temps de prendre acte et d’ajuster le tir. »
Selon Cathy Tushabe, experte en science des données au THE, « bien que la causalité ne puisse être définitivement établie, le moment de ces déclins coïncide avec les changements de politique qui affectent les flux d’étudiants internationaux ». Le rapport précise que ces politiques affectent non seulement le recrutement, mais aussi la réputation internationale des établissements et la qualité de leurs collaborations de recherche.
« Le Québec a toujours fait de son ouverture sur le monde une force distinctive », conclut Madeleine Pastinelli. « Les données internationales nous montrent clairement les risques d’un repli. Nous invitons le gouvernement à travailler avec nous pour freiner le recul que subissent présentement nos universités. »


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