Sous prétexte du contexte géopolitique international, un projet de construction d’un gazoduc visant à transporter le gaz de fracturation albertain, de l’Ontario jusqu’au Saguenay — où serait construite une usine de liquéfaction pour l’exportation maritime — refait surface. Climat Québec dénonce cette tentative de ressusciter un projet qui a pourtant déjà été rejeté par les instances publiques et par la population suite à de vifs débats.
« Il faut être très clair : ce projet n’a rien à voir avec une transition énergétique. C’est un projet d’enfoncement dans le fossile qui menace notre territoire, notre eau et l’avenir de la région. Le Saguenay n’a pas à devenir un corridor ou une zone de sacrifice pour les intérêts pétro-gaziers canadiens », affirme Olivier Dion, candidat de Climat Québec dans Chicoutimi.
En 2021, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a émis un rapport dévastateur, invoquant une augmentation importante des émissions de gaz à effet de serre, contrairement aux prétentions du promoteur et présentant le projet comme un frein à la transition énergétique. Le rapport soulignait également les dangers importants pour le béluga.
Climat Québec rappelle que son candidat dans Chicoutimi, Olivier Dion, a lui-même participé au BAPE de 2021 pour s’opposer au projet, tout comme Martine Ouellet, cheffe de Climat Québec, qui y avait déposé un mémoire. Leur engagement dans ce dossier est donc constant, cohérent et ancré dans le terrain depuis plusieurs années.
Climat Québec s’oppose tout autant, et pour les mêmes raisons, au projet de GNL–Baie-Comeau, dont le gazoduc traverserait l’ensemble du territoire québécois, incluant la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, avec des risques majeurs pour les milieux naturels et les communautés.
« Le Québec n’a pas besoin de nouveaux projets fossiles, encore moins de méga-infrastructures qui nous enfermeraient dans une dépendance au gaz pour des décennies. Ce dont nous avons besoin, c’est au contraire de s’affranchir du Canada et d’opter pour une transition énergétique planifiée, publique et cohérente au bénéfice des citoyens et non pas des grands industriels », déclare Martine Ouellet, cheffe de Climat Québec.
Climat Québec rappelle que le gaz de fracturation est l’une des sources d’énergie les plus polluantes, émettant davantage de gaz à effet de serre que le charbon. Présenter ce projet comme une solution de transition constitue une désinformation grave.
Climat Québec invite la population de Chicoutimi à faire de cette élection partielle un moment fort pour dire non aux reculs climatiques et oui à une vision d’avenir fondée sur la protection du territoire, la justice climatique et le bien commun.
À propos de Climat Québec : Climat Québec est un parti politique indépendantiste dédié à la justice climatique qui propose que l’État de la République du Québec prenne toutes ses décisions à travers le prisme du climat dans une perspective d’équité sociale et économique.
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