Face aux reculs demandés par l’employeur, le SCFP 429 intensifie la pression avec des actions sur le terrain. En plus du rassemblement du 19 septembre, les cols blancs participeront à une nouvelle mobilisation le 21 septembre, aux côtés d’autres groupes syndicaux municipaux.
« Les cols blancs et les cols bleus font fonctionner Montréal tous les jours. Aujourd’hui, nous sommes côte à côte parce que nous partageons une même volonté : obtenir des conditions de travail justes et être respectés à la table de négociation. Nos membres veulent une entente et sont prêts à négocier sérieusement pour y arriver. Il faut maintenant que l’administration démontre la même volonté », affirme Éliane Scofield Lamarche, présidente du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal (SCFP 429).
Depuis son arrivée, plusieurs décisions de l’administration de Soraya Martinez Ferrada ont suscité l’ire des cols blancs. En février, la Ville a notamment annoncé la suppression de 1 000 postes dans les services centraux sur quatre ans, dont de nombreux postes de cols blancs, une décision prise sans discussion préalable avec le syndicat. Ailleurs sur l’île de Montréal, le SCFP 429 a pourtant démontré qu’il est possible de parvenir à des ententes négociées lorsque les deux parties s’engagent sérieusement dans le processus. Une convention collective a été signée à Montréal-Ouest en octobre 2025, une autre à Sainte-Anne-de-Bellevue en août dernier, et une nouvelle entente de six ans vient tout juste d’être conclue à Hampstead.
« Le problème n’est clairement pas notre capacité à négocier et à conclure des ententes. Nous l’avons fait à Montréal-Ouest, à Sainte-Anne-de-Bellevue et tout récemment à Hampstead. Partout ailleurs, lorsque l’employeur s’assoit avec nous dans une volonté réelle de régler, nous trouvons un terrain d’entente. Avec l’administration Soraya Martinez Ferrada, nous ne constatons pas cette même volonté de faire avancer les choses », conclut la présidente du syndicat.





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