Édition du 6 décembre 2022

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Négociations du secteur public

Compressions budgétaire en éducation - La CSQ rétablit les faits

MONTRÉAL, le 23 nov. 2015 - Alors que le ministre de l’Éducation nie les compressions budgétaires de près d’un milliard imposées au milieu de l’éducation, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) souhaite rétablir les faits et démontrer au ministre François Blais où se situent les compressions qui affectent quotidiennement les services aux élèves.

Rétablir les faits

« Depuis 2010, chaque année, le milieu de l’éducation subit des compressions de plusieurs millions de dollars. Les commissions scolaires ont dû éponger, depuis les cinq dernières années, des manques à gagner de près d’un milliard de dollars. Le ministre ne peut pas le nier, ce sont des faits, et nous pouvons le lui démontrer noir sur blanc », affirme la présidente de la CSQ, Louise Chabot.

Voici comment se détaillent les compressions imposées aux commissions scolaires depuis cinq ans.

Sources : Budgets des dépenses du Québec, compilation par la Fédération des commissions scolaires et la Centrale des syndicats du Québec

Des compressions qui affectent les services

« Il est tout à fait inadmissible de penser que ces compressions peuvent se faire sans affecter les services aux élèves.Quand le ministre de l’Éducation exige qu’elles n’aient pas d’impacts sur les services, c’est tout simplement incohérent. Ces compressions touchent directement les effectifs, qu’on pense aux enseignants, aux employés de soutien ou aux professionnels. Il y a donc de moins en moins de ressources dans nos écoles et cela affecte quotidiennement les élèves, il faut absolument remédier à cette situation », ajoute la présidente de la CSQ.

Rappelons que le rapport Champoux-Lesage sur le financement, l’administration, la gestion et la gouvernance des commissions scolaires, présenté en mai 2014, reconnaissait les efforts financiers exigés des commissions scolaires durant les dernières années.

« En niant l’ampleur des compressions imposées en éducation, François Blais ne semble pas du tout comprendre les réalités du réseau. Si le ministre de l’Éducation veut maintenir la qualité des services aux élèves et démontrer qu’il a à cœur l’éducation publique, la solution est simple, il doit absolument réinvestir rapidement en éducation ! », conclut Louise Chabot.

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