Édition du 16 décembre 2025

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Syndicalisme

Coupes dans la fonction publique -12 postes supprimés au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale

Québec, le 29 août 2025 — Dans la foulée des suppressions de postes dans la fonction publique, le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) a appris que 12 postes professionnels ont été abolis au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale du ministère de la Sécurité publique.

« Ce sont des scientifiques en toxicologie, des personnes en médecine légale, en biologie, en informatique, en administration ainsi que pour assurer la liaison avec les communautés autochtones qui ont vu leur poste temporaire ou occasionnel supprimé. Cela représente 11% du personnel professionnel du Laboratoire qui quitte du jour au lendemain. Cette décision aura assurément des répercussions sur l’équipe en place qui verra sa charge de travail augmentée. Les délais de traitement risquent également de s’accroître, notamment ceux des rapports en toxicologie pour la Cour, qui accusent déjà un retard. Concrètement, cela signifie que des victimes devront attendre encore plus longtemps avant d’avoir une décision du tribunal », dénonce Guillaume Bouvrette, président du SPGQ.

Rappelons que le gouvernement a annoncé en avril qu’il comptait réduire de 2 000 le nombre d’employés de la fonction publique. « Ces suppressions s’ajoutent aux centaines de postes occasionnels et temporaires annoncées cet été afin d’atteindre les cibles budgétaires fixées par le Secrétariat du Conseil du trésor. Et cela c’est sans compter les cégeps qui subissent aussi des compressions de 151 M$. Malheureusement, la dégringolade se poursuit », déplore Guillaume Bouvrette.

« En coupant ainsi dans les emplois, le gouvernement croit faire des économies à court terme, mais il perd de l’expertise et multiplie les coûts pour le futur. Par exemple, la personne qui s’assurait des liens avec les communautés autochtones était la seule à faire cette tâche au Laboratoire. En abolissant son poste, tout le temps investi pour tisser des liens, les relations établies et les connaissances disparaissent. Dans quelques semaines ou quelques mois, lorsque le gouvernement voudra embaucher des personnes qualifiées, il devra former du nouveau personnel puisque les professionnels auront déjà trouvé d’autres emplois à l’extérieur de la fonction publique. C’est du temps et de l’argent. Les économies d’aujourd’hui sont des dépenses de demain ! », souligne M. Bouvrette.

Dans les dernières années, le Laboratoire a mis en place des nouvelles technologies, patronyme Y et la généalogie génétique, qui ont permis de faire de grandes avancées pour l’identification de restes humains. « Grâce à l’expertise et l’ingéniosité du personnel, certaines enquêtes vieilles de plus de 45 ans ont pu être résolues. Est-ce qu’en supprimant des emplois, le Laboratoire pourra demeurer avant-gardiste et innovant comme il l’est ? », questionne le président.

À propos du SPGQ

Le SPGQ est le plus grand syndicat de personnel professionnel du Québec. Créé en 1968, il représente plus de 35 000 spécialistes, dont environ 26 000 dans la fonction publique, 6 000 à Revenu Québec et 3 000 répartis dans les secteurs de la santé, de l’enseignement supérieur et au sein de diverses sociétés d’État.

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